Joey, le cheval de guerre de Michael Morpurgo
Joey est le cheval fictif au centre de Cheval de guerre, le roman de Michael Morpurgo publié en 1982. Vendu à l’armée britannique pendant la Première Guerre mondiale, il traverse les lignes, change de maître et retrouve Albert Narracott. Son histoire montre la place immense des chevaux dans la guerre et les limites d’un récit raconté comme s’ils parlaient.

Sommaire8 parties
Fiche d’identité
- Robe
- Baie
- Époque
- Première Guerre mondiale, 1914-1918
- Pays
- Royaume-Uni et Europe occidentale
- Associé à
- Albert Narracott
- Œuvre ou exploit
- Cheval de guerre, de Michael Morpurgo, puis son adaptation au cinéma
Qui est Joey ?
Joey est un jeune cheval bai élevé dans une ferme anglaise au début de la Première Guerre mondiale. Le roman ne lui attribue aucune race précise. Cette information compte, car sa silhouette et ses aptitudes servent surtout à représenter les chevaux de travail utilisés dans les exploitations agricoles, les unités montées et les convois.
Albert Narracott s’attache à Joey dès leur première rencontre. Il lui apprend progressivement à répondre aux indications de la voix, de la longe et des rênes. Dans le récit, Joey comprend les paroles humaines et raconte lui-même les événements. Cette parole appartient à la fiction, même si l’auteur s’appuie sur des comportements équins observables, comme l’attachement, la peur du bruit et l’apprentissage par habituation.
Le parcours de Joey dans la guerre
La famille d’Albert connaît des difficultés financières et Joey est vendu à l’armée. Albert est trop jeune pour partir avec lui. Joey rejoint alors la cavalerie britannique, où il découvre le travail en groupe, le harnachement militaire, les déplacements longs et les bruits violents liés aux combats.
Au fil du récit, Joey passe entre les mains de soldats britanniques et allemands. Il est ensuite employé avec Topthorn pour tirer et accompagner des pièces d’artillerie. Le cheval change donc de fonction, de cavalier et d’environnement, tout en restant soumis à la fatigue, au manque de repos, aux terrains boueux et aux dangers du front.
Albert finit par s’engager afin de retrouver Joey. Leur rencontre donne au récit son fil affectif principal. Le livre suit la relation entre un jeune homme et son cheval, tout en montrant que les animaux de guerre appartiennent souvent à plusieurs personnes et servent selon les besoins de l’armée.
Ce que l’histoire apprend sur les chevaux
Pendant la Première Guerre mondiale, les chevaux transportent des soldats, des vivres, des munitions et du matériel lourd. Ils tirent aussi des voitures et des pièces d’artillerie. Le film et le roman montrent donc des usages historiquement cohérents avec l’époque, même si Joey concentre plusieurs situations dramatiques dans un seul parcours.
Un cheval qui travaille longtemps a besoin de fourrage, d’eau, de pauses et de soins des pieds. Le maréchal-ferrant vérifie l’état des sabots et ajuste le ferrage selon le terrain et la charge. Une blessure, une boiterie ou une fatigue marquée réduit rapidement la capacité d’un cheval à se déplacer et doit conduire à interrompre le travail.
Joey change souvent de lieu et de conducteur. Dans la réalité, un cheval apprend mieux avec des demandes régulières, des aides compréhensibles et une progression adaptée. Les réactions de fuite face aux explosions ou aux véhicules peuvent être liées à la peur et à la surprise, plutôt qu’à un refus volontaire d’obéir.
La fiction face à la réalité
Les chevaux ne parlent pas comme Joey et ne formulent pas un récit humain de leurs souvenirs. Michael Morpurgo utilise ce procédé pour faire ressentir la guerre depuis le point de vue d’un animal. Un cheval peut toutefois apprendre des associations, reconnaître des routines et réagir différemment selon les personnes, le matériel et le contexte.
La relation entre Joey et Albert s’inspire d’une réalité connue des cavaliers : la confiance se construit par des soins réguliers, une conduite cohérente et des expériences sécurisées. Elle ne donne toutefois pas au cheval une compréhension humaine des objectifs militaires. Les réactions d’un cheval restent liées à ses perceptions, à son état physique et à ce qu’il a appris.
Le film War Horse, réalisé par Steven Spielberg et sorti en 2011, reprend la trame générale du roman en donnant une grande place aux paysages et aux scènes de guerre. Plusieurs chevaux ont été utilisés pour interpréter Joey à l’écran, ce qui rappelle qu’un personnage fictif ne correspond pas forcément à un animal unique dans une production cinématographique.
Ce que Joey nous transmet aujourd’hui
Joey permet de parler de l’équitation d’une époque où le cheval était un moyen de transport, un animal agricole et un auxiliaire militaire. Les cavaliers montaient avec une selle, une bride ou un filet selon l’usage, tandis que les chevaux attelés tiraient des véhicules à l’aide d’un harnais. Le travail demandé dépendait alors fortement de la force, de l’endurance et de l’état des routes.
Pour un cavalier actuel, son histoire rappelle qu’un cheval ne se résume jamais à sa performance. Il faut observer son allure, sa respiration, son appétit, ses pieds et son comportement habituel. Une boiterie brutale, une douleur évidente ou un cheval couché qui ne se relève pas nécessitent d’appeler le vétérinaire tout de suite.
La vie de Joey montre aussi le poids des liens et des séparations. Dans une écurie moderne, les contacts sociaux, les sorties au pré, le fourrage disponible et le respect des signaux du cheval contribuent à son bien-être. Ces besoins restent valables quelle que soit la discipline pratiquée.
Le saviez-vous ?
- 1.Dans le roman, Joey raconte lui-même son histoire à la première personne, procédé littéraire qui donne accès à un point de vue animal imaginaire.
- 2.Le roman War Horse a été publié en 1982 sous le titre français Cheval de guerre.
- 3.L’adaptation cinématographique de 2011 a été réalisée par Steven Spielberg et reprend la séparation entre Joey et Albert comme axe narratif majeur.
Questions fréquentes
Joey est-il une race de cheval précise ?
Non. Michael Morpurgo ne donne pas de race précise à Joey. Il le présente comme un cheval bai lié à une ferme anglaise, puis employé par l’armée. Sa morphologie et ses aptitudes évoquent un cheval de travail, mais attribuer une race déterminée au personnage dépasserait les informations du roman.
Joey a-t-il vraiment existé ?
Non. Joey est un cheval de fiction créé par Michael Morpurgo dans Cheval de guerre. Le contexte historique, l’emploi des chevaux par les armées et les conditions du front s’appuient sur une réalité documentée. Les pensées, les paroles et les souvenirs racontés par Joey sont des procédés littéraires.
Pourquoi Joey change-t-il souvent de cavalier ?
La guerre sépare Joey d’Albert et le fait passer entre plusieurs unités. Un cheval militaire pouvait être affecté à une mission, réquisitionné ou confié à un autre conducteur selon les pertes et les besoins. Dans l’histoire, ces changements servent aussi à montrer le conflit depuis plusieurs camps.
Que peut apprendre un cavalier de l’histoire de Joey ?
Un cavalier peut retenir qu’un cheval apprend avec des demandes régulières et qu’une réaction de peur doit être prise au sérieux. Il doit aussi surveiller les pieds, la respiration, l’état général et les signes de douleur. L’attachement entre Joey et Albert rappelle enfin que les soins quotidiens construisent la confiance.
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Sources
- 1.Bibliothèque nationale de France, Catalogue général catalogue.bnf.fr
- 2.Gallimard Jeunesse, catalogue des ouvrages pour la jeunesse gallimard-jeunesse.fr
- 3.Imperial War Museums, ressources sur les chevaux pendant la Première Guerre mondiale iwm.org.uk
- 4.IFCE Équipédia, encyclopédie du cheval equipedia.ifce.fr
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