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Ourasi, le roi du trot français

Né en 1980 dans l’Eure, Ourasi est devenu l’un des chevaux les plus connus de l’histoire des courses au trot. Quatre fois vainqueur du Prix d’Amérique, il a marqué le public par sa puissance, son calme apparent et sa façon très personnelle de gérer son effort. Son parcours rappelle qu’un cheval ne se résume jamais à sa première impression.

Mis à jour le 4 min de lecture

Ourasi, cheval bai attelé à un sulky mené par un driver casqué, trotte sur la piste d’un hippodrome
Sommaire7 parties

Fiche d’identité

Race
Trotteur français
Robe
Alezan foncé
Sexe
Étalon
Époque
Années 1980 et 1990
Pays
France
Associé à
Jean-René Gougeon
Œuvre ou exploit
Prix d’Amérique

Palmarès

  • Vainqueur du Critérium des Jeunes en 1983.
  • Vainqueur du Prix d’Amérique en 1986.
  • Vainqueur du Prix d’Amérique en 1987.
  • Vainqueur du Prix d’Amérique en 1988.
  • Vainqueur du Prix d’Amérique en 1990.

Des débuts qui ne le destinaient pas à la gloire

Ourasi naît le 7 avril 1980 au haras de Saint-Georges, à Saint-Étienne-l’Allier, dans l’Eure. Il appartient à Raoul et Rachel Ostheimer, qui élèvent des trotteurs en Normandie. Alezan foncé, il ne séduit pas immédiatement par son modèle ni par son attitude. Ses premiers travaux donnent l’impression d’un poulain peu pressé de fournir son effort, ce qui explique le surnom qu’il recevra plus tard.

À l’automne 1982, Ourasi se qualifie difficilement à Argentan, étape nécessaire pour débuter officiellement en course. En 1983, ses propriétaires le confient à Jean-René Gougeon, l’un des grands drivers français de son époque. Le driver est le pilote assis dans le sulky, la voiture légère attelée derrière le cheval. Avec lui, Ourasi gagne rapidement à Vincennes, puis remporte le Critérium des Jeunes.

Quatre victoires dans le Prix d’Amérique

Ourasi remporte le Prix d’Amérique en 1986, 1987 et 1988, puis à nouveau en 1990. Cette course internationale, disputée à l’hippodrome de Paris-Vincennes, réunit les meilleurs trotteurs sur une longue distance et demande une grande régularité d’allure. Le cheval doit conserver le trot, sans passer au galop, sous peine de disqualification selon les règles de la course.

Jean-René Gougeon conduit Ourasi lors de ses grandes victoires. Leur association repose sur une lecture fine du rythme et des réserves du cheval. Ourasi pouvait sembler retenu pendant une partie de l’épreuve, avant d’accélérer lorsque son driver le sollicitait. Sa victoire de 1990 est particulièrement marquante, car elle lui permet de devenir le premier cheval à gagner quatre fois le Prix d’Amérique.

Ce que son histoire apprend sur le cheval

Le surnom « le Roi fainéant » raconte une image, pas un diagnostic. Ourasi n’était pas un cheval que l’on pouvait qualifier médicalement de paresseux à partir de son comportement en piste. Les chevaux ont des tempéraments et des façons d’économiser leur énergie différents. Un jeune cheval qui avance peu à l’entraînement peut aussi manquer de force, ressentir une douleur ou ne pas comprendre la demande. Une baisse inhabituelle d’allant doit être signalée au responsable de l’écurie et, si elle s’accompagne d’autres signes, au vétérinaire.

Le trotteur français est sélectionné pour les courses au trot attelé et monté. Son travail demande une condition physique progressive, un suivi de la locomotion, des pieds et de la récupération, ainsi qu’une alimentation adaptée à l’exercice. À l’époque d’Ourasi, comme aujourd’hui, l’entraînement ne se résumait pas à faire courir vite le cheval. Le repos, la régularité des soins et l’observation quotidienne permettaient de repérer une fatigue ou une gêne avant une échéance importante.

La légende et la réalité

Ourasi est souvent décrit comme un cheval nonchalant, capable de donner l’impression de dormir avant de se mettre réellement dans sa course. Cette réputation repose sur des observations répétées et sur les récits liés à ses performances, mais elle a aussi été amplifiée par son surnom et par la fascination du public. Une histoire de course devient facilement une légende lorsque le comportement du cheval semble contredire les attentes habituelles.

La réalité vérifiable est celle d’un champion au palmarès exceptionnel, conduit par un driver expérimenté et préparé pour les exigences du trot de haut niveau. En 2006, Ourasi a été désigné meilleur trotteur français de tous les temps lors d’un vote organisé par le journal L’Équipe. Il est mort le 12 janvier 2013, à l’âge de 32 ans, après être devenu une figure populaire des courses françaises.

Le saviez-vous ?

  • 1.Ourasi est né et a été élevé dans l’Eure, en Normandie, chez Raoul et Rachel Ostheimer.
  • 2.Son surnom « le Roi fainéant » fait référence à sa nonchalance apparente à l’entraînement et à son attente avant l’accélération finale.
  • 3.Il a été élu meilleur trotteur français de tous les temps en 2006 lors d’un vote organisé par L’Équipe.

Questions fréquentes

Quelle était la race d’Ourasi ?

Ourasi était un trotteur français, une race sélectionnée en France pour les courses au trot attelé et monté. Comme les autres chevaux de course, il devait apprendre à conserver une allure régulière et à répondre aux indications de son driver. Sa robe était alezan foncé et il était entier, c’est-à-dire un étalon non castré.

Pourquoi Ourasi était-il appelé le Roi fainéant ?

Ce surnom venait de sa nonchalance apparente, surtout à l’entraînement et parfois avant ou pendant le début d’une course. Il semblait économiser ses forces avant d’accélérer. Il faut toutefois éviter de transformer cette image en diagnostic : une baisse d’allant chez un cheval peut signaler de la fatigue, une douleur ou un problème de santé.

Combien de fois Ourasi a-t-il gagné le Prix d’Amérique ?

Ourasi a remporté quatre fois le Prix d’Amérique, en 1986, 1987, 1988 et 1990. Cette épreuve se court au trot à Vincennes. Le cheval doit y conserver cette allure sans partir au galop, car une rupture d’allure peut entraîner sa disqualification selon le règlement.

Qui était le driver d’Ourasi ?

Jean-René Gougeon était le driver associé à Ourasi lors de ses grandes victoires. Il conduisait le cheval depuis un sulky, une voiture légère attelée derrière lui. Le driver règle la vitesse, la direction et le moment de la demande, tout en surveillant l’allure et les réactions du trotteur.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.Combien de fois Ourasi a-t-il gagné le Prix d’Amérique ?

    Bonne réponse.La bonne réponse : Quatre fois. Ourasi a gagné le Prix d’Amérique en 1986, 1987, 1988 et 1990, soit quatre victoires.

  2. 2.Quelle était la discipline principale d’Ourasi ?

    Bonne réponse.La bonne réponse : Le trot attelé. Ourasi était un trotteur français principalement vu en course au trot attelé, avec un driver installé dans un sulky.

  3. 3.Que signifie le mot « driver » dans les courses au trot ?

    Bonne réponse.La bonne réponse : Le pilote du sulky. Le driver conduit le sulky et donne ses indications au cheval pendant la course, en surveillant notamment la vitesse et la régularité du trot.

Sources

  1. LeTrot, informations et palmarès des trotteurs français letrot.com
  2. Prix d’Amérique Legend Race, palmarès de l’épreuve prixdamerique.com
  3. IFCE Équipédia, ressources sur le trotteur français equipedia.ifce.fr
  4. Wikipédia, article « Ourasi » fr.wikipedia.org

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