Galoubet A, l’étalon qui a marqué le saut d’obstacles français
Né en Normandie en 1972, Galoubet A devient l’un des grands chevaux français de saut d’obstacles des années 1980. Monté par Gilles Bertran de Balanda, cet étalon bai se distingue par son style spectaculaire et ses résultats en championnat. Sa carrière sportive courte est suivie d’une longue influence sur l’élevage du cheval de sport.

Sommaire8 parties
Fiche d’identité
- Race
- Selle français
- Robe
- Baie
- Sexe
- Étalon
- Époque
- Années 1970 et 1980
- Pays
- France, puis États-Unis
- Associé à
- Gilles Bertran de Balanda
- Œuvre ou exploit
- Championnats du monde de saut d’obstacles de 1982
Palmarès
- Médaille d’or aux championnats de France en 1977.
- Médaille d’or aux championnats de France en 1979.
- Meilleur cheval français de concours de saut d’obstacles de l’année 1981.
- Médaille d’or par équipes aux championnats du monde de 1982.
- Médaille d’or aux championnats de France en 1982.
Ses origines et son modèle
Galoubet A naît chez Mlle Colette Lefranc-Ducornet, dans l’Eure, le 17 avril 1972. Il est inscrit au stud-book du selle français, le registre officiel de la race. Sa robe baie correspond à un corps brun-roux avec les crins et les extrémités des membres noirs. Il devient un grand étalon, avec une taille indiquée autour de 1,73 m au garrot.
Son père est Almé, un étalon selle français qui a fortement marqué l’élevage du cheval de sport. Sa mère, Viti, est une jument trotteur français. Cette origine rappelle qu’un cheval de sport peut réunir des aptitudes issues de plusieurs familles sélectionnées pour l’obstacle, la locomotion, la force et la résistance, sans que sa seule généalogie suffise à prévoir sa carrière.
Un champion de saut d’obstacles
Galoubet A est monté par Gilles Bertran de Balanda pendant la partie la plus connue de sa carrière. Il obtient des médailles d’or aux championnats de France en 1977 et en 1979. En 1981, il est considéré comme le meilleur cheval français de concours de saut d’obstacles de l’année, une distinction qui souligne sa place dans le sport national.
En 1982, il gagne encore un titre national et participe à la médaille d’or par équipes aux championnats du monde. Sa carrière sportive s’interrompt la même année. Les sources associent aussi son nom à Benoit Mauriac, qui l’a monté après Gilles Bertran de Balanda, mais les résultats détaillés attribués à chaque cavalier doivent être distingués avec prudence.
Un saut reconnaissable
Galoubet A est réputé pour un geste de saut spectaculaire : il pouvait monter fortement ses postérieurs au-dessus de l’obstacle. Cette attitude attirait l’attention du public, tout en demandant au cavalier de conserver une cadence régulière, un contact stable avec les rênes et une trajectoire précise. Un style visible ne remplace jamais la qualité de l’équilibre ni le respect des distances.
Son histoire montre aussi l’évolution du saut d’obstacles de son époque. Les chevaux de haut niveau étaient déjà suivis pour leur condition physique, leur alimentation, leurs pieds et leur récupération, mais les méthodes, le matériel et la préparation ont continué à évoluer. Pour un cavalier d’aujourd’hui, la leçon reste concrète : un cheval puissant doit être monté avec mesure et observé à chaque séance.
De la piste à l’élevage
Après l’arrêt de sa carrière sportive en 1982, Galoubet A est consacré à la reproduction. Il est exporté aux États-Unis et devient la propriété de Meg Douglas-Hamilton, après avoir appartenu à Jean-François Pellegrin. Sa semence est diffusée depuis les États-Unis grâce à l’insémination artificielle, une technique qui permet de faire utiliser un étalon éloigné sans déplacer systématiquement les juments.
Galoubet A devient un père important de chevaux de saut d’obstacles. Baloubet du Rouet, monté par Rodrigo Pessoa, figure parmi ses descendants les plus connus, et Taloubet Z, monté par Christian Ahlmann, est également cité dans cette lignée. Ces réussites ne garantissent pas le même niveau à chaque produit : l’élevage dépend aussi de la jument, de l’élevage du poulain, de la santé et de la formation.
Ce que son histoire apprend aux cavaliers
Aucune source fiable ne permet de résumer Galoubet A par un caractère simple, comme « gentil » ou « difficile ». Les descriptions disponibles insistent surtout sur son modèle, son geste et ses performances. Pour juger le tempérament d’un cheval, il faut l’observer dans plusieurs situations : au box, en main, au travail, au repos et face aux soins.
Galoubet A meurt le 29 décembre 2005 à Hamilton Farm, aux États-Unis, à presque 34 ans. Sa longévité rappelle qu’un cheval de sport ne se résume pas à ses années de compétition. Une vie bien suivie comprend du fourrage adapté, des sorties, des contacts sociaux, des soins des pieds, une surveillance vétérinaire et une reprise du travail ajustée à son état.
Le saviez-vous ?
- 1.Galoubet A est le fils de l’étalon Almé et de Viti, une jument trotteur français.
- 2.Sa manière de sauter, avec une forte montée des postérieurs au-dessus de l’obstacle, a contribué à le rendre reconnaissable.
- 3.Après son exportation aux États-Unis, sa semence est diffusée par insémination artificielle et son influence se poursuit dans l’élevage du saut d’obstacles.
Questions fréquentes
Galoubet A était-il un selle français ?
Oui. Galoubet A était inscrit au stud-book du selle français. Son père, Almé, appartenait à cette population de chevaux de sport, tandis que sa mère Viti était une trotteuse française. Une inscription au stud-book renseigne la race reconnue du cheval, sans résumer à elle seule ses qualités physiques ou son tempérament.
Pourquoi Galoubet A est-il devenu célèbre ?
Il est devenu célèbre grâce à ses résultats en concours de saut d’obstacles, notamment ses titres nationaux et la médaille d’or par équipes obtenue aux championnats du monde de 1982. Son geste spectaculaire au-dessus des obstacles a aussi marqué les observateurs. Gilles Bertran de Balanda l’a monté pendant la partie la plus connue de sa carrière.
Quel était le caractère de Galoubet A ?
Les sources disponibles décrivent surtout son modèle, son style de saut et sa carrière. Elles ne permettent pas d’établir un portrait comportemental précis dans la vie quotidienne. Pour un cheval de sport, le caractère s’évalue toujours individuellement, en tenant compte de son âge, de sa santé, de son environnement, de son éducation et de la façon dont il est travaillé.
Quel est l’héritage de Galoubet A dans l’élevage ?
Galoubet A a été utilisé comme étalon après l’arrêt de sa carrière sportive et sa semence a été diffusée depuis les États-Unis par insémination artificielle. Il a produit des chevaux de saut d’obstacles connus, dont Baloubet du Rouet et Taloubet Z. Cette descendance illustre son influence, sans garantir qu’un poulain héritera automatiquement des mêmes performances.
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Sources
- 1.Wikipédia, article « Galoubet A » fr.wikipedia.org
- 2.Association nationale du selle français sellefrancais.fr
- 3.Fédération équestre internationale fei.org
- 4.Institut français du cheval et de l’équitation, Équipédia equipedia.ifce.fr
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