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Hickstead, le champion olympique au petit modèle

Né aux Pays-Bas en 1996, Hickstead était un étalon KWPN bai d’environ 1,60 m, monté au plus haut niveau par le Canadien Éric Lamaze. Sa médaille d’or individuelle aux Jeux olympiques de 2008, suivie d’une médaille d’argent par équipes, a marqué l’histoire récente du saut d’obstacles et changé le regard porté sur les chevaux de petit modèle.

Mis à jour le 4 min de lecture

Hickstead, cheval bai monté par un cavalier en tenue de concours, franchit un obstacle à barres bleues et blanches
Sommaire8 parties

Fiche d’identité

Race
KWPN, cheval de sport du stud-book néerlandais
Robe
Bai
Sexe
Étalon
Époque
1996-2011
Pays
Pays-Bas, puis carrière internationale sous couleurs canadiennes
Associé à
Éric Lamaze
Œuvre ou exploit
Jeux olympiques de 2008

Palmarès

  • 2007, Jeux panaméricains de Rio de Janeiro : médaille d’or par équipes et médaille d’argent individuelle.
  • 2008, Jeux olympiques de Pékin, épreuve disputée à Hong Kong : médaille d’or individuelle et médaille d’argent par équipes.
  • 2010, Jeux équestres mondiaux de Lexington : médaille de bronze individuelle en saut d’obstacles.
  • 2011, Derby de La Baule : victoire avec Éric Lamaze.

Un étalon KWPN au modèle compact

Hickstead est né le 2 mars 1996 chez l’éleveur néerlandais Jan Van Schijndel. Il était inscrit au stud-book KWPN, une population de chevaux de sport sélectionnés aux Pays-Bas pour le saut d’obstacles, le dressage et l’attelage. Sa robe baie correspondait à une robe brune, avec des crins noirs. Il mesurait environ 1,60 m au garrot, une taille modeste pour un cheval destiné aux parcours internationaux.

Son format a suscité des réserves au début de sa carrière. Certains observateurs estimaient qu’un cheval de cette taille aurait du mal à franchir les obstacles les plus exigeants. Son histoire rappelle qu’une mesure au garrot ne permet pas de prévoir seule la qualité d’un sauteur. La force, la coordination, la rapidité des réflexes, l’équilibre et la confiance construite avec le cavalier comptent aussi.

La rencontre avec Éric Lamaze

Éric Lamaze a rencontré Hickstead en 2003, alors que l’étalon avait sept ans. Le cavalier canadien l’a d’abord trouvé petit, nerveux et rapide. Ces caractéristiques pouvaient devenir des atouts sur un parcours où le cheval devait tourner court, réagir en quelques foulées et conserver son équilibre devant un obstacle. Elles demandaient aussi un travail précis, avec une main stable et un dosage attentif de la vitesse.

Le couple a progressé jusqu’aux grandes échéances internationales. Aux Jeux olympiques de 2008, l’épreuve de saut d’obstacles s’est déroulée à Hong Kong, même si les Jeux portaient le nom de Pékin. Hickstead et Éric Lamaze ont remporté la médaille d’or individuelle et contribué à la médaille d’argent du Canada par équipes, un double résultat qui a installé leur réputation auprès du grand public.

Un palmarès construit sur la vitesse et la précision

Hickstead a également remporté deux médailles aux Jeux panaméricains de 2007, avec l’or par équipes et l’argent individuel. En 2010, aux Jeux équestres mondiaux de Lexington, il a obtenu le bronze individuel. Ces résultats montrent la régularité nécessaire pour réussir dans les grandes compétitions, où plusieurs parcours se succèdent et où une faute peut faire perdre plusieurs places.

En 2011, le couple a gagné le Derby de La Baule. Lors de cette épreuve, Hickstead a marqué les esprits en franchissant un chandelier, élément vertical qui soutient habituellement les barres. Cette action spectaculaire ne résume toutefois pas le travail du cheval : un haut niveau repose sur des centaines de séances, une condition physique suivie et une relation de confiance construite progressivement.

Ce que son histoire apprend sur le cheval de sport

Hickstead illustre l’intérêt d’observer un cheval dans son ensemble plutôt que de juger son gabarit ou son apparence. Un cheval de sport doit pouvoir se déplacer avec souplesse, récupérer entre les efforts, rester attentif et comprendre les demandes du cavalier. Dans une écurie, cela implique une alimentation adaptée, des périodes de sortie, un suivi du poids, des soins des pieds et des contrôles vétérinaires selon son activité.

Son parcours rappelle aussi qu’un cheval très performant reste un être vivant exposé à des problèmes de santé parfois imprévisibles. Après son parcours à Vérone, le 6 novembre 2011, Hickstead s’est effondré en quittant la piste. La cause retenue a été une rupture de l’aorte. Un malaise brutal de ce type impose d’appeler le vétérinaire tout de suite, sans faire relever ni déplacer le cheval avant avis professionnel.

Une figure marquante de l’équitation moderne

La célébrité de Hickstead tient à l’association de résultats olympiques, d’un style de saut reconnaissable et d’un gabarit qui contredisait les pronostics de ses débuts. Son histoire a aussi rappelé au public qu’un cheval de compétition ne se résume pas à ses médailles. Derrière chaque parcours se trouvent un entraînement progressif, des temps de récupération, des soins quotidiens et des décisions prises avec le vétérinaire, le maréchal-ferrant et l’équipe qui l’entoure.

Pour les jeunes cavaliers, la leçon concerne autant l’équitation que le classement. La vitesse doit rester contrôlée, le cheval doit pouvoir répondre sans tension excessive et les séances doivent respecter ses capacités du jour. Hickstead n’a pas gagné parce qu’il était grand, mais parce que ses qualités physiques et mentales ont été développées dans un travail de haut niveau avec Éric Lamaze.

Le saviez-vous ?

  • 1.Hickstead mesurait environ 1,60 m au garrot, une taille jugée trop faible par certains observateurs pour atteindre le très haut niveau du saut d’obstacles.
  • 2.En 2008, Hickstead a terminé en tête du classement mondial des chevaux de saut d’obstacles établi par la World Breeding Federation for Sport Horses.
  • 3.Lors du Derby de La Baule en 2011, il a franchi un chandelier pendant son parcours, un geste spectaculaire devenu l’une des images marquantes de sa carrière.

Questions fréquentes

Quelle était la race de Hickstead ?

Hickstead était un cheval KWPN, c’est-à-dire un cheval inscrit au stud-book néerlandais du cheval de sport. Le KWPN sélectionne des chevaux pour plusieurs disciplines, notamment le saut d’obstacles et le dressage. Hickstead était un étalon bai d’environ 1,60 m au garrot, un gabarit relativement petit pour les parcours internationaux.

Qui montait Hickstead en compétition ?

Le cavalier de Hickstead était le Canadien Éric Lamaze. Leur collaboration a commencé lorsque l’étalon avait sept ans, en 2003. Ensemble, ils ont atteint le plus haut niveau international et ont remporté l’or individuel ainsi que l’argent par équipes aux Jeux olympiques de 2008, à Hong Kong.

De quoi Hickstead est-il mort ?

Hickstead est mort le 6 novembre 2011 à Vérone, en Italie, après son parcours de Coupe du monde. Il s’est effondré en quittant la piste. La cause retenue a été une rupture de l’aorte, un événement interne brutal qui ne pouvait pas être prévu simplement en observant le cheval avant son passage.

Quelle leçon retenir de son parcours ?

Son histoire montre qu’un petit gabarit peut convenir au très haut niveau lorsque le cheval possède équilibre, force, réflexes et qualité mentale. Elle rappelle aussi que la performance dépend d’un suivi quotidien, du respect des temps de récupération et d’un travail adapté. Pour prolonger vos découvertes, le jeu Chevaloo vous propose d’explorer d’autres chevaux célèbres.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.Quelle médaille Hickstead a-t-il remportée individuellement aux Jeux olympiques de 2008 ?

    Bonne réponse.La bonne réponse : La médaille d’or. Hickstead a remporté l’or individuel à Hong Kong en 2008 avec Éric Lamaze. Le Canada a aussi gagné l’argent par équipes.

  2. 2.À quel stud-book Hickstead appartenait-il ?

    Bonne réponse.La bonne réponse : Au KWPN. Hickstead était inscrit au KWPN, le stud-book néerlandais du cheval de sport. Il était né aux Pays-Bas.

  3. 3.Quel événement a causé la mort de Hickstead à Vérone ?

    Bonne réponse.La bonne réponse : Une rupture de l’aorte. Hickstead est mort après son parcours du 6 novembre 2011 à la suite d’une rupture de l’aorte. La compétition a été interrompue.

Sources

  1. Fédération équestre internationale, archives et actualités du saut d’obstacles fei.org
  2. Wikipédia, article « Hickstead (cheval) » fr.wikipedia.org
  3. KWPN, stud-book néerlandais du cheval de sport

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