Accompagnateur de tourisme équestre : préparer et guider des randonnées
L’accompagnateur de tourisme équestre prépare des itinéraires, conduit des groupes à cheval et veille à la sécurité des cavaliers comme des chevaux. En France, le diplôme ATE constitue la voie spécialisée pour encadrer des promenades et randonnées équestres contre rémunération, dans le cadre prévu par la réglementation.

Sommaire9 parties
Le métier en bref
- Formation
- Le diplôme principal est l’ATE, Accompagnateur de tourisme équestre, certification professionnelle de niveau 4. Le BPJEPS spécialité éducateur sportif, mention activités équestres, convient davantage à l’enseignement et à l’animation équestre. Le DEJEPS et le DESJEPS correspondent à des fonctions d’entraînement, de coordination ou de direction à un niveau supérieur.
- Durée
- La formation ATE dure souvent de 6 à 12 mois selon le centre, l’organisation en alternance et les dispenses accordées. Le volume d’heures varie selon le parcours et l’organisme habilité. Une période pratique en structure équestre permet de se former à l’accueil, aux soins, à la préparation des chevaux et à l’encadrement.
- Accès
- L’accès à l’ATE se fait généralement à partir de 18 ans, avec un niveau équestre correspondant aux exigences fixées par la certification et la réussite de tests d’entrée. Il faut être capable de monter en extérieur, de préparer et soigner un cheval, de tenir un groupe et de progresser sur des itinéraires variés. Les conditions précises sont à vérifier auprès du centre de formation ATE.
- Salaire
- À titre indicatif, un débutant salarié peut se situer autour de 1 800 à 2 100 euros bruts par mois. Un accompagnateur confirmé peut atteindre environ 2 100 à 2 800 euros bruts mensuels, avec de forts écarts selon la convention collective, la région, la saison, les primes, le statut indépendant et les responsabilités. Ces montants restent des ordres de grandeur, non une grille garantie.
- Conditions
- Le travail se déroule aux écuries, en carrière, sur les chemins et parfois en bivouac. Les journées peuvent durer 7 à 10 heures en haute saison, avec des départs matinaux et des retours variables. Le métier demande de marcher, monter plusieurs heures, porter du matériel, rester attentif au groupe par tous les temps et travailler régulièrement les week-ends et jours fériés.
Missions : organiser et encadrer les randonnées
Avant la sortie, l’accompagnateur choisit un itinéraire adapté à la durée, au niveau des cavaliers, à la météo et à l’état des chemins. Il vérifie les points d’eau, les passages difficiles, les accès pour les secours et les lieux de pause. Il prépare les chevaux, contrôle le harnachement, répartit les sacoches et explique les règles de circulation en extérieur.
Pendant la randonnée, il conduit le groupe à une allure compatible avec le terrain et le cheval le plus lent. Il garde une distance suffisante entre les montures, anticipe les réactions face aux voitures, chiens, vélos ou engins agricoles et adapte le parcours si un cavalier fatigue. Il observe les chevaux, leurs pieds, leur respiration et leur comportement tout au long de la sortie.
La gestion du groupe fait partie du métier. L’accompagnateur accueille les participants, évalue leur aisance, donne des consignes simples et place les cavaliers selon leur expérience et le tempérament des chevaux. Il doit aussi savoir interrompre une sortie, appeler les secours ou le vétérinaire et organiser le retour d’un cheval ou d’un cavalier en difficulté.
- Préparer les chevaux, le matériel et les documents de la sortie
- Reconnaître et sécuriser les itinéraires
- Briefer les cavaliers avant le départ
- Gérer les allures, les pauses et les incidents
- Entretenir la relation avec les propriétaires de chemins et les hébergeurs
Une journée type sur le terrain
Une journée peut commencer par le contrôle de l’état des chevaux, le curage des pieds et la vérification des blessures ou engorgements. L’accompagnateur consulte la météo, ajuste l’itinéraire et vérifie la sellerie. Une selle de randonnée doit être correctement équilibrée, la sangle contrôlée et les sacoches réparties pour éviter de gêner le dos ou les épaules du cheval.
Avant de monter, il présente le parcours, le fonctionnement du groupe et les consignes de sécurité. Il rappelle de prévenir le cheval avant de passer derrière lui, de porter un casque adapté et de garder les distances. En extérieur, le groupe alterne généralement pas, trot et parfois galop selon le terrain, les règles locales et le niveau des participants.
Après la sortie, il desselle, fait boire les chevaux progressivement, vérifie leur état et range le matériel. Il peut nettoyer les mors, contrôler les cuirs, noter un incident, renseigner les clients et préparer la randonnée du lendemain. Sur un séjour de plusieurs jours, il organise aussi les repas, les étapes, le transport des bagages et la coordination avec les hébergements.
- Contrôler la météo et l’état des chemins
- Préparer les chevaux et la sellerie
- Présenter les consignes avant le départ
- Surveiller le groupe et les chevaux pendant la sortie
- Faire le bilan, les soins courants et le rangement
Qualités et compétences à développer
Le métier demande une équitation sûre en extérieur, avec une assiette stable et des aides discrètes. Vous devez pouvoir conduire votre cheval sur un chemin étroit, franchir un passage irrégulier, vous arrêter rapidement et rester lucide lorsqu’un cheval sursaute. Une bonne connaissance des allures, des pieds et des signes de fatigue aide à prendre une décision avant l’apparition d’un problème.
L’orientation repose sur la lecture d’une carte, l’utilisation d’un balisage et la capacité à se repérer sans dépendre d’un téléphone. L’accompagnateur prépare plusieurs options, connaît les routes dangereuses et garde une marge de temps. Le GPS peut aider, mais il ne remplace ni la reconnaissance du terrain ni la vérification de la batterie et du réseau.
Le contact humain compte autant que la technique. Certains participants débutent à cheval, d’autres craignent la vitesse ou se fatiguent rapidement. Il faut expliquer sans humilier, recadrer avec calme et savoir dire non à une allure ou à un passage inadapté. La patience, l’observation et la fiabilité sont particulièrement recherchées dans les séjours de groupe.
- Monter avec stabilité en extérieur
- Lire une carte et construire un itinéraire de secours
- Observer la fatigue et le comportement des chevaux
- Donner des consignes compréhensibles à des cavaliers débutants
- Garder son calme lors d’un incident
Formation et diplômes pour accéder au métier
L’ATE est la formation la plus directement liée à l’accompagnement de tourisme équestre. Les centres organisent des tests d’entrée et vérifient le niveau équestre, la maîtrise du cheval à pied, les connaissances de base et l’aptitude à évoluer en extérieur. Le programme comprend généralement l’accueil du public, la préparation d’une randonnée, l’orientation, la sécurité, la gestion des chevaux et les soins courants.
La durée dépend du centre, du statut du candidat et de l’alternance. Une personne déjà expérimentée peut bénéficier de dispenses ou d’allègements, sans que cela supprime les exigences de certification. Avant l’inscription, demandez le calendrier, les prérequis, le volume de pratique, les frais, les possibilités de financement et les structures d’alternance.
Après la 3e, un CAP agricole palefrenier-soigneur ou un bac professionnel conduite et gestion de l’entreprise hippique peut donner une première expérience des chevaux et des écuries. Le BPJEPS activités équestres convient si vous souhaitez aussi enseigner. Le CQP, le BTS ou les diplômes supérieurs peuvent compléter un projet de gestion, de commerce ou de développement d’une structure, sans remplacer automatiquement l’ATE.
- ATE, certification spécialisée dans l’accompagnement équestre
- CAP agricole palefrenier-soigneur pour les bases des soins et de l’écurie
- Bac professionnel conduite et gestion de l’entreprise hippique
- BPJEPS activités équestres pour l’enseignement et l’animation
- DEJEPS ou DESJEPS pour des fonctions d’encadrement plus avancées
Salaire, statut et évolution
Le salaire dépend du contrat, du nombre de sorties et de la saison. Un emploi salarié débutant se situe souvent autour de 1 800 à 2 100 euros bruts mensuels, tandis qu’un profil confirmé peut atteindre environ 2 100 à 2 800 euros bruts. Dans une petite structure, l’accompagnateur peut cumuler l’accueil, les soins et l’entretien, ce qui modifie le contenu du poste sans garantir une rémunération plus élevée.
Certains accompagnateurs travaillent en indépendant ou avec plusieurs structures. Ils facturent alors leurs prestations, mais doivent payer leurs charges, leur assurance professionnelle, leurs déplacements et parfois la location des chevaux ou du matériel. Le chiffre d’affaires ne correspond donc pas au revenu disponible. Les périodes creuses, les annulations météo et les réparations doivent être prévues dans le budget.
Avec l’expérience, vous pouvez devenir responsable des randonnées, coordinateur de séjours, salarié d’un centre de tourisme équestre ou gérant d’une structure. Le BPJEPS permet d’ajouter une activité d’enseignement lorsque les conditions sont réunies. Une spécialisation en endurance, en tourisme international, en attelage ou en gestion peut aussi élargir les missions, selon les besoins locaux.
- Débutant salarié : environ 1 800 à 2 100 euros bruts par mois
- Confirmé : environ 2 100 à 2 800 euros bruts par mois
- Indépendant : revenus variables après charges et frais professionnels
- Évolutions : responsable de randonnée, coordinateur, gérant ou formateur
Débouchés et réalité du quotidien
Les débouchés se trouvent dans les centres de tourisme équestre, les fermes équestres, les centres équestres proposant des balades, les organisateurs de séjours et certaines structures de vacances. Les emplois sont plus nombreux dans les régions touristiques, littorales, rurales ou montagneuses. La demande augmente souvent au printemps et en été, avec des contrats saisonniers et des horaires concentrés.
Le travail est physique. Vous pouvez rester plusieurs heures en selle, marcher sur des terrains irréguliers, porter des selles et des bagages, nettoyer des boxes et intervenir dans le froid, la pluie ou la chaleur. Les jours de repos correspondent parfois aux jours où les clients travaillent. La vigilance reste nécessaire même lorsque la balade paraît calme, car un groupe évolue sur des chemins partagés.
Avant de choisir cette voie, faites une immersion dans une structure et accompagnez une sortie complète, de la préparation au rangement. Observez la part réelle consacrée aux soins, au ménage, à l’accueil et à l’administratif. Le métier convient aux personnes qui aiment transmettre, organiser et travailler dehors, avec des chevaux dont la sécurité passe avant le programme prévu.
- Centres de tourisme équestre et fermes équestres
- Centres équestres proposant des promenades
- Séjours et randonnées itinérantes
- Emplois saisonniers en zones touristiques
- Création ou reprise d’une structure après expérience
Questions fréquentes
Quel niveau faut-il pour préparer l’ATE ?
Le niveau demandé dépend du centre et des tests d’entrée, mais il faut déjà monter avec autonomie en extérieur, contrôler son cheval aux trois allures et gérer les soins courants. La formation ne sert pas à apprendre les bases de l’équitation. Demandez le règlement de sélection du centre, car les prérequis et les dispenses peuvent varier.
L’ATE permet-il de donner des cours d’équitation ?
L’ATE prépare principalement à l’accompagnement de promenades et de randonnées équestres. Il ne donne pas automatiquement les mêmes prérogatives qu’un BPJEPS activités équestres pour enseigner régulièrement. Si votre projet comprend des cours, des séances d’initiation ou l’encadrement sportif, comparez les compétences et les conditions d’exercice du BPJEPS avec celles de l’ATE.
Faut-il savoir s’orienter sans GPS ?
Oui, une bonne pratique de la carte, du balisage et de la reconnaissance des chemins reste nécessaire. Le GPS peut tomber en panne, perdre le réseau ou manquer de batterie. Un accompagnateur prépare aussi un itinéraire de repli et connaît les points délicats. Il doit pouvoir expliquer sa position aux secours avec des repères précis.
Peut-on exercer avec l’ATE en étant indépendant ?
Oui, certains accompagnateurs créent leur activité ou interviennent pour plusieurs structures. Ils doivent alors prévoir une assurance professionnelle adaptée, un statut déclaré, des conditions de transport et de location des chevaux, ainsi que les charges liées aux déplacements et au matériel. Le chiffre d’affaires varie fortement selon la saison et ne correspond pas au revenu réellement disponible.
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Sources
- 1.FFE, Formations professionnelles et métiers du cheval ffe.com
- 2.IFCE Équipédia, Encyclopédie du cheval et des métiers equipedia.ifce.fr
- 3.ONISEP, Fiches métiers et formations onisep.fr
- 4.France Travail, Fiches métiers et informations sur l’emploi francetravail.fr
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