Instructeur d’équitation : entraîner les cavaliers vers la compétition
L’instructeur d’équitation accompagne des cavaliers déjà autonomes dans leur perfectionnement sportif. Titulaire du DEJEPS ou du DESJEPS, il construit des séances, suit la progression des chevaux et prépare des couples à la compétition, avec une responsabilité technique et pédagogique supérieure à celle d’un moniteur débutant.

Sommaire9 parties
Le métier en bref
- Formation
- DEJEPS spécialité perfectionnement sportif, mention sports équestres, ou DESJEPS spécialité performance sportive, mention sports équestres. Le DEJEPS est un diplôme de niveau 5 et le DESJEPS un diplôme de niveau 6 dans la nomenclature française.
- Durée
- Environ 12 à 24 mois selon le centre, le rythme d’alternance, les équivalences et les allègements accordés. La durée exacte figure dans le calendrier de chaque organisme habilité.
- Accès
- L’accès dépend de la session et de la discipline choisie. Il faut généralement être majeur au moment de la certification, justifier une qualification de premiers secours, réussir des tests de sélection et satisfaire aux exigences techniques prévues par le diplôme. Le DEJEPS demande souvent un niveau équestre confirmé et une expérience d’encadrement. Le DESJEPS s’adresse habituellement à des professionnels déjà expérimentés, souvent titulaires du DEJEPS ou d’un titre admis en équivalence.
- Salaire
- Environ 1 900 à 2 300 euros bruts par mois pour un débutant salarié, puis 2 400 à 3 500 euros bruts ou davantage pour un instructeur confirmé avec responsabilités. Ces montants varient selon la convention collective, le statut, la région, le logement, les primes, la clientèle et la taille de la structure.
- Conditions
- Travail en centre équestre, écurie de propriétaires, pôle sportif, association, établissement scolaire ou lors de concours. Les journées commencent parfois avant 7 heures et se terminent après 19 heures. Le métier demande de monter à cheval, porter du matériel, marcher longtemps, travailler dehors par tous les temps et accepter des week-ends régulièrement occupés.
Missions
L’instructeur évalue le niveau du cavalier, le comportement du cheval et la cohérence du couple avant de construire un programme. Il règle les exercices, les temps de récupération et la difficulté des séances en dressage, saut d’obstacles, concours complet ou dans une autre discipline reconnue. Il corrige les aides, c’est-à-dire les actions du cavalier avec l’assiette, les jambes et les rênes, puis mesure les progrès sur plusieurs semaines.
Son travail comprend aussi le suivi du cheval d’entraînement. Il observe l’état corporel, les membres après l’effort, la locomotion et les signes de fatigue, puis échange avec le propriétaire, le palefrenier, le maréchal-ferrant et le vétérinaire. Une boiterie brutale, une plaie près d’une articulation ou un cheval anormalement abattu demandent d’arrêter le travail et d’appeler le vétérinaire dans les délais adaptés, parfois tout de suite.
- Construire des séances individuelles et collectives
- Préparer les cavaliers et les chevaux aux concours
- Analyser une reprise, un parcours ou une séance filmée
- Coordonner le suivi sportif, matériel et sanitaire
- Former ou accompagner des moniteurs dans certains postes
Une journée type
Une journée peut commencer par le contrôle des chevaux, la vérification de leur état général et la préparation des séances. L’instructeur organise ensuite les groupes, ajuste les objectifs et monte plusieurs chevaux. Entre deux cours, il peut marcher un cheval en récupération, analyser une vidéo, préparer un parcours de saut ou rédiger un bilan pour un cavalier et sa famille.
Les jours de concours, le rythme change : transport, reconnaissance du terrain, détente, passage en piste, récupération et retour des chevaux s’enchaînent. L’instructeur doit rester disponible pour modifier une détente si un cheval se crispe ou si la météo rend le sol glissant. Les temps de trajet et de rangement font partie du travail, y compris lorsque la compétition se déroule loin de l’écurie.
- 6 h 30 à 8 h : soins, organisation et premières séances selon l’écurie
- Journée : cours, travail des chevaux et échanges avec les cavaliers
- Soir : soins, comptes rendus, préparation du lendemain
- Week-ends : concours, stages, examens ou réunions sportives
Qualités et compétences
L’instructeur doit savoir décomposer un mouvement en consignes compréhensibles. Pour un changement de pied au galop, par exemple, il peut commencer par vérifier l’équilibre, demander une transition préparatoire et observer la réponse du cheval avant de corriger la position du cavalier. Cette capacité d’analyse s’appuie sur la biomécanique, la pédagogie et une bonne connaissance des réactions du cheval.
La patience ne suffit pas lorsque la sécurité ou la santé sont en jeu. Il faut reconnaître une fatigue inhabituelle, faire baisser l’intensité d’une séance, interrompre un exercice dangereux et expliquer la décision au cavalier. L’instructeur gère aussi des tensions liées aux résultats, aux coûts de concours et aux attentes des parents ou des propriétaires, avec des objectifs réalistes.
- Analyser précisément le mouvement du cheval et du cavalier
- Communiquer avec des adolescents, des adultes et des propriétaires
- Planifier une saison sportive et suivre les objectifs
- Décider quand réduire ou arrêter un travail
- Respecter les règles de sécurité et le bien-être animal
Formation et diplômes
Le parcours commence souvent par une pratique régulière en club, les Galops de la FFE, puis une première qualification comme le CAP agricole palefrenier-soigneur, le bac professionnel conduite et gestion de l’entreprise hippique ou le BPJEPS spécialité éducateur sportif mention activités équestres. Le BPJEPS prépare surtout à l’encadrement courant. Le DEJEPS vise ensuite le perfectionnement sportif, avec un niveau de technicité et de responsabilité plus élevé.
La formation DEJEPS ou DESJEPS alterne généralement cours théoriques, séances pratiques, mise en situation professionnelle et évaluations. Le candidat doit vérifier la mention, la discipline, les tests techniques, les prérequis de premiers secours et les éventuelles équivalences auprès du centre habilité. Un BTS agricole, une expérience de groom ou de cavalier professionnel et des formations fédérales peuvent renforcer un dossier, sans remplacer automatiquement les conditions réglementaires.
- CAP agricole palefrenier-soigneur : soins et entretien des chevaux
- Bac professionnel CGEH : conduite et gestion d’une entreprise hippique
- BPJEPS activités équestres : encadrement sportif professionnel
- DEJEPS sports équestres : perfectionnement sportif
- DESJEPS sports équestres : performance sportive et responsabilités supérieures
Salaire et évolution
Un débutant titulaire d’un DEJEPS peut être recruté comme enseignant confirmé, entraîneur adjoint ou responsable d’une activité sportive. Une rémunération brute mensuelle située autour de 1 900 à 2 300 euros constitue une fourchette prudente pour un poste salarié, avec de fortes différences selon la convention collective, le logement fourni, les heures supplémentaires et les primes liées aux stages ou aux concours.
Avec l’expérience, le DESJEPS, une spécialisation et un réseau de cavaliers, l’instructeur peut prendre la responsabilité d’une équipe sportive, d’un secteur compétition ou d’une structure. Les revenus progressent parfois vers 2 400 à 3 500 euros bruts par mois, davantage dans certains postes de direction ou d’entraînement privé. Le statut indépendant rend les montants plus variables, car le chiffre d’affaires doit couvrir les déplacements, les assurances, le matériel et les périodes creuses.
- Enseignant ou entraîneur dans un centre équestre
- Responsable compétition ou responsable pédagogique
- Intervenant en stages et formation professionnelle
- Gérant d’une écurie ou d’un pôle sportif
- Entraîneur indépendant, avec charges et revenus variables
Débouchés
Les employeurs se trouvent dans les centres équestres, les écuries de propriétaires, les écuries de compétition, les associations, les pôles régionaux et certaines structures de tourisme ou de formation. Le recrutement dépend souvent de la discipline maîtrisée, du niveau des chevaux travaillés, des résultats des cavaliers et de la capacité à fidéliser une clientèle. La mobilité géographique peut faciliter l’accès aux postes les plus spécialisés.
Le métier convient à une personne qui accepte une présence quotidienne auprès des chevaux et une progression professionnelle parfois lente. Il faut continuer à se former, entretenir son niveau à cheval et actualiser ses connaissances sur l’entraînement, la récupération et le bien-être. Pour comparer ce métier avec celui de moniteur, consultez les fiches Chevaloo consacrées aux diplômes et aux disciplines sportives.
- Centres équestres et poneys-clubs orientés compétition
- Écuries de propriétaires et écuries de sport
- Associations et structures fédérales
- Pôles de formation ou d’entraînement
- Installation comme gérant ou entraîneur indépendant
Questions fréquentes
Quelle différence entre un moniteur et un instructeur d’équitation ?
Le moniteur titulaire du BPJEPS encadre principalement l’initiation, la progression courante et les activités équestres prévues par sa qualification. L’instructeur titulaire du DEJEPS ou du DESJEPS travaille davantage sur le perfectionnement, l’entraînement et la préparation à la compétition. Les missions exactes dépendent de la mention, de la structure et des responsabilités confiées.
Faut-il avoir le Galop 7 pour entrer en DEJEPS ?
Le Galop 7 est souvent un repère de niveau pour une formation supérieure, surtout dans les disciplines sportives, mais il ne suffit pas à lui seul et ne remplace pas les tests réglementaires. Les exigences changent selon la mention, l’option, le centre et la session. Consultez toujours la fiche d’inscription de l’organisme habilité avant de déposer votre dossier.
Le DESJEPS est-il obligatoire pour entraîner des compétiteurs ?
Non, le diplôme nécessaire dépend des missions exercées, du niveau d’encadrement et du cadre réglementaire. Le DEJEPS prépare déjà au perfectionnement sportif. Le DESJEPS correspond à un niveau supérieur de performance et de responsabilité, adapté à la coordination d’un projet sportif ou à l’entraînement de cavaliers et de chevaux très expérimentés.
Peut-on devenir instructeur après une reconversion adulte ?
Oui, une reconversion est possible si vous construisez progressivement votre expérience équestre et pédagogique. Un passage par le BPJEPS permet souvent d’acquérir les bases professionnelles avant le DEJEPS. Prévoyez une remise à niveau à cheval, des périodes en structure, un financement de formation et une organisation compatible avec des horaires matinaux et des week-ends fréquents.
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Sources
- 1.FFE, Formation et diplômes de l’encadrement des activités équestres ffe.com
- 2.Ministère des Sports, Diplômes de l’encadrement sportif sports.gouv.fr
- 3.IFCE Équipédia, Emploi et formation dans la filière équine equipedia.ifce.fr
- 4.France Travail, Métiers de l’enseignement et de l’entraînement sportif francetravail.fr
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- DisciplineSaut d’obstacles : parcours, règles et premiers concoursLe saut d’obstacles associe un parcours balisé, des obstacles mobiles et un temps à respecter. Le cavalier guide son cheval ou son poney vers chaque obstacle dans l’ordre, en conservant une vitesse régulière, une trajectoire précise et un équilibre stable. En France, les épreuves vont des premiers parcours Club et Poney aux niveaux Amateur, Pro et internationaux.
- DisciplineLe dressage : comprendre les reprises, les figures et les notesLe dressage juge la qualité du dialogue entre le cavalier et son cheval dans une reprise, c’est-à-dire une suite de mouvements imposés ou librement composée. Sur un carré de 20 x 40 ou de 20 x 60 mètres, le couple réalise des figures repérées par des lettres, sous le regard d’un ou plusieurs juges qui notent chaque partie du travail.
- DisciplineConcours complet : trois épreuves, un même coupleLe concours complet réunit le dressage, le cross et le saut d’obstacles avec le même cheval ou poney. Le couple doit montrer précision, confiance, endurance et maîtrise du rythme, tout en respectant des règles de sécurité strictes. En club, une progression encadrée permet de découvrir le cross avant d’envisager la compétition.
