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Moniteur d’équitation : un métier de terrain avec les chevaux

Le moniteur d’équitation enseigne les bases de l’équitation, accompagne la progression des cavaliers et veille à la sécurité du groupe. En France, le BPJEPS spécialité éducateur sportif, mention activités équestres, constitue la voie principale pour encadrer contre rémunération.

Mis à jour le 7 min de lecture

Une monitrice accompagne à pied une enfant sur un poney alezan, suivie d’autres jeunes cavaliers dans la carrière
Sommaire9 parties

Le métier en bref

Formation
BPJEPS spécialité éducateur sportif, mention activités équestres, généralement préparé en alternance dans un centre de formation et une structure équestre.
Durée
Environ 10 à 18 mois selon le centre, le rythme d’alternance, les dispenses et le parcours du candidat.
Accès
L’accès dépend de l’organisme et de l’option choisie. Il faut généralement avoir au moins 16 ans, présenter un certificat médical, posséder le PSC1 ou une équivalence et réussir les tests d’exigences préalables. Le niveau demandé se situe souvent au Galop 6 ou au Galop 7.
Salaire
Environ 1 800 à 2 100 € brut par mois pour un débutant salarié, puis autour de 2 200 à 3 000 € brut par mois avec expérience et responsabilités. Les montants varient selon la convention collective, la région, le temps de travail et les primes.
Conditions
Le métier se pratique surtout en centre équestre, poney-club, écurie de propriétaires, association ou structure de tourisme équestre. Il faut travailler dehors par tous les temps, porter du matériel, monter régulièrement et accepter des horaires décalés.

Missions du moniteur d’équitation

Le moniteur prépare et encadre des séances pour des enfants, des adolescents ou des adultes. Il choisit les exercices selon le niveau du groupe, explique les aides du cavalier, corrige la position et adapte la séance au comportement des chevaux. Une reprise peut travailler le trot enlevé, les transitions, le contrôle de la trajectoire ou le franchissement de petits obstacles.

La sécurité concerne les personnes, les chevaux et le matériel. Avant la séance, le moniteur vérifie l’état général des équidés, le réglage de la sangle, la fermeture du filet et le port du casque. Il organise la circulation en carrière, repère les comportements à risque et sait interrompre un exercice lorsqu’un cheval montre de la peur, de la douleur ou une fatigue inhabituelle.

Dans beaucoup de structures, ses missions dépassent l’enseignement monté. Il participe au pansage, à la distribution du fourrage, à la préparation des chevaux, au rangement du matériel, à l’accueil des familles et à l’organisation des stages ou des concours. Il peut aussi suivre les carnets de soins et transmettre rapidement une anomalie au responsable ou au vétérinaire.

  • Préparer une séance adaptée au niveau des cavaliers et à l’état des chevaux.
  • Enseigner à pied et à cheval, du débutant au cavalier confirmé selon ses compétences.
  • Surveiller la sécurité en carrière, en manège, au pré et pendant les sorties.
  • Participer à la vie quotidienne de la structure et à la relation avec les familles.

Une journée type en centre équestre

La journée commence souvent par une vérification des chevaux et des installations. Le moniteur contrôle les clôtures visibles, les abreuvoirs, les accès et l’état des chevaux avant les premiers cours. Il prépare ensuite les équidés avec l’équipe, répartit les montures selon le niveau des cavaliers et ajuste le programme si un cheval est boiteux, très fatigué ou indisponible.

Le mercredi et le samedi, plusieurs cours peuvent s’enchaîner avec peu de temps entre deux groupes. Le moniteur aide les cavaliers à attraper leur poney, à mettre le licol, à panser et à seller. Il doit rester disponible pour un enfant inquiet, un parent qui pose une question et un cavalier qui ne comprend pas encore comment demander le départ au galop.

En période de stages, de concours ou de colonies, les journées peuvent commencer tôt et finir tard. Les pauses dépendent de l’organisation de l’écurie. Une séance annulée pour intempéries ne supprime pas forcément le travail : il reste le rangement, l’entretien, les soins courants, la préparation pédagogique et les échanges avec les propriétaires.

Qualités et compétences à développer

La maîtrise technique à cheval compte, mais elle ne suffit pas pour enseigner. Le moniteur doit observer plusieurs cavaliers en même temps, repérer une mauvaise direction du regard, une jambe qui recule ou une main trop fixe, puis donner une consigne courte et compréhensible. Il apprend aussi à expliquer le même exercice avec des mots différents selon l’âge et l’expérience de l’élève.

La patience s’accompagne d’une vraie capacité à poser un cadre. Un groupe d’enfants doit connaître les règles de circulation, les distances entre chevaux et les gestes à adopter en cas de chute. Avec un adulte débutant, le moniteur doit respecter le rythme d’apprentissage sans minimiser la peur. Avec un cheval inquiet, il doit privilégier une situation contrôlable plutôt qu’une difficulté trop élevée.

Le métier demande une condition physique correcte, de l’organisation et de la vigilance. Il faut marcher dans les écuries, porter des seaux ou du matériel, monter plusieurs chevaux et rester attentif au froid, à la chaleur et à la fatigue. Une connaissance des besoins sociaux, de l’alimentation, des pieds et des signes de maladie aide à protéger le bien-être des chevaux.

Formation et diplômes pour devenir moniteur

Le BPJEPS spécialité éducateur sportif, mention activités équestres, est la qualification la plus courante pour encadrer l’équitation contre rémunération. Les options et les contenus peuvent différer, notamment entre l’enseignement de l’équitation, l’approfondissement technique et l’équitation d’extérieur. Le candidat suit des cours en centre et acquiert de l’expérience dans une structure professionnelle, souvent avec un contrat d’apprentissage.

L’entrée comporte généralement des tests d’exigences préalables, appelés TEP, puis des épreuves propres à l’organisme de formation. Le niveau équestre demandé est souvent le Galop 6 ou le Galop 7 selon l’option, les textes applicables et le centre. Il faut aussi vérifier les exigences administratives, notamment l’âge minimal prévu, le certificat médical et le PSC1 ou son équivalent.

Le CAP agricole métiers de l’agriculture, spécialité palefrenier-soigneur, et le bac professionnel conduite et gestion de l’entreprise hippique, appelé bac pro CGEH, permettent de découvrir les soins, l’entretien et le fonctionnement d’une écurie. Le CQP animateur soigneur assistant peut constituer une première qualification dans la branche. Le DEJEPS et le DESJEPS correspondent ensuite à des responsabilités techniques ou d’entraînement plus élevées. Un BTS agricole productions animales concerne davantage l’élevage et la gestion des animaux que l’enseignement de l’équitation.

  • CAP agricole métiers de l’agriculture, spécialité palefrenier-soigneur.
  • Bac pro conduite et gestion de l’entreprise hippique, bac pro CGEH.
  • CQP animateur soigneur assistant, selon les sessions et les organismes habilités.
  • BPJEPS activités équestres pour encadrer contre rémunération.
  • DEJEPS ou DESJEPS pour progresser vers l’entraînement, la coordination ou la direction technique.

Salaire et évolution professionnelle

Un moniteur débutant salarié gagne souvent autour de 1 800 à 2 100 € brut par mois à temps plein. Cette fourchette reste indicative : le salaire dépend de la convention collective applicable, du coefficient, du nombre d’heures, de la région et des primes. Certains postes sont proposés à temps partiel, ce qui réduit le revenu mensuel même si le taux horaire respecte le cadre prévu.

Avec l’expérience, la gestion de stages, l’encadrement de concours, la responsabilité d’une cavalerie ou la coordination d’une équipe peuvent conduire vers environ 2 200 à 3 000 € brut mensuels. Les revenus d’un indépendant ou d’un responsable de structure sont plus difficiles à comparer, car ils dépendent des tarifs, des charges, du nombre de cavaliers et de la santé économique de l’entreprise.

Le moniteur peut se spécialiser en dressage, saut d’obstacles, concours complet, équitation d’extérieur, travail à pied, tourisme équestre ou para-équitation. Le DEJEPS permet d’approfondir l’entraînement et la coordination de projets sportifs. Le DESJEPS vise des fonctions de direction technique plus larges. Une expérience en gestion peut aussi mener à la responsabilité ou à la création d’un centre équestre.

Débouchés et conditions de travail

Les emplois se trouvent dans les centres équestres, les poney-clubs, les écuries de propriétaires, les associations, les structures de tourisme équestre et certains établissements spécialisés. Les contrats peuvent être saisonniers, à temps partiel ou à temps plein. Les recrutements augmentent souvent avant les périodes de stages, de vacances et de rentrée des activités, mais la stabilité dépend de la taille et du fonctionnement de la structure.

Le métier comporte des contraintes concrètes : travail le week-end, cours en soirée, activité pendant les vacances scolaires, exposition à la pluie ou à la chaleur et fatigue physique. Le moniteur doit parfois monter un cheval qui a besoin de travail, manipuler des poneys avec des enfants et gérer une chute ou une évacuation sans perdre son calme. Le casque reste nécessaire à cheval, et les chaussures doivent comporter un talon adapté.

Avant de choisir cette orientation, une immersion dans plusieurs structures permet de comparer l’enseignement, les soins et la gestion quotidienne. Demandez à observer une journée complète, y compris le rangement et les écuries, car ces tâches représentent une part réelle du poste. Pour approfondir vos connaissances entre deux séances, Chevaloo vous invite aussi à prolonger votre découverte du monde équestre avec son jeu.

Questions fréquentes

Faut-il avoir le Galop 7 pour devenir moniteur d’équitation ?

Le Galop 7 est souvent demandé pour l’option centrée sur l’enseignement de l’équitation, tandis que certaines voies peuvent retenir un niveau proche du Galop 6. Les exigences changent selon l’option, le centre et les TEP. Consultez la fiche de la session visée et préparez un test technique comprenant généralement du travail sur le plat et à l’obstacle.

Peut-on préparer le BPJEPS après le lycée ?

Oui. Après un bac général, technologique ou professionnel, vous pouvez candidater si vous remplissez les conditions d’entrée et réussissez les tests demandés. Le bac pro CGEH prépare particulièrement à la vie d’une entreprise hippique. L’apprentissage permet d’alterner les cours et le travail dans une structure, avec un statut et une rémunération encadrés par le contrat.

Le moniteur monte-t-il tous les jours ?

Il peut monter plusieurs fois dans la semaine, pour enseigner, travailler un cheval de club ou vérifier une difficulté rencontrée par un cavalier. La fréquence varie selon le poste. Une grande partie du temps se passe aussi à pied : préparation des chevaux, soins courants, entretien, accueil, réunions, rangement et organisation des séances.

Le métier convient-il à une personne en reconversion ?

Oui, une reconversion est possible si votre niveau équestre, votre condition physique et votre projet correspondent aux exigences du BPJEPS. Une immersion ou un emploi préalable en écurie permet de vérifier votre intérêt pour les horaires décalés et les tâches d’entretien. Les centres de formation peuvent proposer des parcours adaptés, avec financement et alternance à étudier au cas par cas.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.Quel diplôme permet principalement d’enseigner l’équitation contre rémunération ?

    Bonne réponse.La bonne réponse : Le BPJEPS activités équestres. Le BPJEPS spécialité éducateur sportif, mention activités équestres, est la qualification de référence pour encadrer l’équitation contre rémunération, sous réserve des conditions réglementaires.

  2. 2.Quel élément est généralement vérifié lors de l’entrée en BPJEPS activités équestres ?

    Bonne réponse.La bonne réponse : La réussite de tests d’exigences préalables. Les TEP évaluent notamment le niveau technique et la capacité du candidat à entrer en formation. Posséder son propre cheval ou avoir un palmarès n’est pas une condition générale.

  3. 3.Quelle contrainte fait partie du quotidien de nombreux moniteurs ?

    Bonne réponse.La bonne réponse : Le travail fréquent le soir, le week-end et pendant les vacances. Les cours sont souvent programmés le mercredi, le soir, le samedi et pendant les vacances. Le moniteur participe aussi aux soins, à la préparation des chevaux et à l’entretien de la structure.

Sources

  1. FFE, Formation et métiers de la filière équestre ffe.com
  2. IFCE Équipédia, emploi et formation dans la filière équine equipedia.ifce.fr
  3. ONISEP, fiches métiers et formations onisep.fr
  4. France Travail, fiches métiers et informations sur l’emploi francetravail.fr

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