Aller au contenu

Curer un box : méthode, fréquence et sécurité

Curer un box consiste à retirer les crottins, les plaques de litière mouillée et les zones souillées, puis à remettre une couche propre et sèche. Ce geste d’écurie limite l’ammoniac, protège les sabots et permet de repérer rapidement une diarrhée, une blessure ou une baisse de consommation d’eau.

Mis à jour le 6 min de lecture

Une jeune fille ramasse le crottin à la fourche dans un box paillé, près d’un poney palomino et d’une brouette
Sommaire9 parties

Pas à pas

  1. Sortir le cheval

    Placez le cheval dans une aire sûre ou attachez-le avec le dispositif prévu par l’écurie. Gardez la longe dégagée et ne commencez pas tant que la brouette et les outils peuvent être atteints.

  2. Préparer la brouette

    Installez la brouette sur un sol stable, près de l’entrée mais hors de portée du cheval. Prenez la fourche à crottins et une pelle si la litière est compacte.

  3. Ramasser les crottins

    Passez la fourche sur toute la surface et retirez les crottins visibles. Soulevez la paille propre au lieu de la jeter avec les déjections.

  4. Retirer les plaques humides

    Repérez les zones foncées, lourdes ou collantes, souvent sous l’abreuvoir et dans la zone d’urine. Retirez-les jusqu’à retrouver une base sèche.

  5. Inspecter le sol

    Vérifiez les angles, le seuil, la mangeoire et l’abreuvoir. Signalez une odeur d’ammoniac marquée, une fuite d’eau, un objet coupant ou des déjections inhabituelles.

  6. Répartir la litière

    Ajoutez la quantité prévue par l’écurie, puis répartissez-la avec la fourche. Gardez environ 15 à 25 cm de paille sèche dans un box classique, selon le protocole local.

  7. Balayer et contrôler

    Sortez la brouette, balayez l’entrée et replacez le matériel. Avant de rentrer le cheval, contrôlez que le box est dégagé, sec et sans outil oublié.

Préparer le box et le matériel

Avant d’ouvrir le box, mettez le cheval au paddock, au pré, dans une aire d’attente ou à l’attache prévue par l’écurie. Dans un club, demandez au moniteur ou au palefrenier où placer l’animal. Un cheval laissé en liberté pendant le curage peut se déplacer dans une zone encombrée, renverser la brouette ou se coincer près de la porte.

Portez des chaussures à talon ou des bottes qui tiennent le pied, des gants et des vêtements qui supportent la poussière. Préparez une fourche à crottins, une pelle si la litière est lourde, une brouette, un balai et la litière propre. Une fourche à crottins à dents serrées convient à la paille et ramasse mieux les crottins qu’une fourche à fumier à dents espacées.

  • Fourche à crottins et pelle
  • Brouette stable, sans roue dégonflée
  • Gants et chaussures fermées
  • Litière propre stockée au sec
  • Balai pour l’entrée du box

Sortir ou attacher le cheval

Le choix le plus sûr consiste à sortir le cheval du box avant le curage. Prévenez-le en lui parlant, placez-vous à son épaule et conduisez-le en longe, sans enrouler la longe autour de votre main. Pour un cheval attaché, utilisez le point d’attache prévu par l’écurie, une longe assez longue pour baisser la tête sans atteindre la brouette et un système de rupture rapide si le responsable vous l’a indiqué.

Ne passez jamais derrière un cheval sans l’avertir et évitez de laisser un enfant seul dans cette situation. Un poulain, un cheval âgé, un animal douloureux ou un cheval qui rue doit être confié à un adulte expérimenté. Gardez les portes, les fourches et la brouette hors de sa portée, puis refermez le box ou sécurisez l’aire d’attache avant de commencer.

  • Parler au cheval avant de le toucher
  • Mener la longe sans l’enrouler autour de la main
  • Garder une issue dégagée
  • Ne jamais laisser la fourche posée dents vers le haut
  • Demander de l’aide si le cheval est inquiet

Retirer crottins et litière mouillée

Commencez par ramasser les crottins visibles avec la fourche. Cherchez ensuite les plaques humides, généralement sous l’abreuvoir, devant la mangeoire et dans la zone où le cheval urine. Avec la paille, écartez la couche propre avec la fourche, retirez la partie foncée ou collante jusqu’au sol, puis déposez-la dans la brouette. Ne secouez pas la paille au-dessus du box si la poussière retombe dans les naseaux.

Dans un box de 3 × 3 m, un curage quotidien peut remplir environ une à deux brouettes selon la litière, le cheval et la fréquence des sorties. Cette quantité varie fortement avec la paille, les copeaux ou les granulés de bois. Un crottin très liquide, une odeur inhabituelle, du sang ou une grande quantité d’urine doivent être signalés au responsable avant de jeter la litière.

  • Ramasser les crottins avant de déplacer toute la litière
  • Retirer les plaques humides jusqu’à la base
  • Inspecter les angles et le dessous de la mangeoire
  • Observer la couleur et la consistance des crottins
  • Signaler sang, diarrhée ou urine anormalement abondante

Remettre une couche propre

Après avoir retiré le sale, répartissez la litière propre du fond vers les côtés, puis égalisez-la avec la fourche. En paille, une épaisseur sèche d’environ 15 à 25 cm est souvent utilisée dans un box classique, avec davantage de matière dans la zone de couchage. Pour les copeaux ou les granulés, suivez la quantité prévue par l’écurie, car leur pouvoir absorbant varie selon le produit et leur humidification.

À titre indicatif en France en 2026, une botte de paille peut coûter environ 3 à 8 euros, un sac de copeaux de 15 à 20 kg environ 10 à 20 euros et un sac de granulés de bois de 15 kg environ 8 à 15 euros. Les tarifs changent selon la région, le conditionnement, le transport et les achats en gros. Ne mélangez pas les litières sans accord du responsable.

  • Répartir la litière propre sur toute la surface
  • Renforcer la zone de couchage si elle est dégarnie
  • Maintenir l’abreuvoir et la mangeoire accessibles
  • Ne pas utiliser de paille moisie ou poussiéreuse
  • Respecter le protocole de l’écurie

Adapter la fréquence au cheval

Retirez les crottins et les parties mouillées au moins une fois par jour. Un cheval qui reste au box, urine beaucoup, renverse son eau ou se couche souvent peut nécessiter un passage supplémentaire. Dans de nombreuses écuries, le palefrenier effectue un curage complet quotidien et un entretien rapide après les repas ou après une nuit très souillée.

Le box doit rester sec, suffisamment ventilé et compatible avec le repos du cheval. Le Code rural impose de prendre les mesures nécessaires pour assurer les besoins biologiques de l’animal, et les règles françaises de protection des animaux détenus à des fins agricoles encadrent notamment les conditions d’hébergement. Le protocole de l’établissement peut être plus précis sur la fréquence, le stockage du fumier et la gestion des déchets.

  • Entretien rapide : plusieurs fois par jour si nécessaire
  • Curage complet : généralement chaque jour
  • Contrôle visuel : à chaque passage
  • Litière sèche : en permanence dans la zone de couchage
  • Ventilation : sans courant d’air directement sur le cheval

Finir le curage et contrôler le cheval

Balayez l’entrée du box et replacez le seau, la mangeoire ou le filet à foin selon les consignes de l’écurie. Vérifiez que rien de métallique, de cassé ou de coupant ne se trouve dans la litière. Ramenez ensuite le cheval seulement quand le sol est dégagé, la brouette est sortie et la porte peut être fermée sans risque.

Profitez du passage pour observer l’état général sans remplacer un examen vétérinaire : cheval qui mange, crottins habituels, respiration calme, absence de plaie visible et déplacement normal. Une température élevée, une douleur, une diarrhée ou un cheval qui reste couché doivent être signalés rapidement. Une litière propre facilite cette surveillance quotidienne.

  • Retirer la brouette avant de rentrer le cheval
  • Balayer le seuil et vérifier le sol
  • Contrôler eau, mangeoire et filet à foin
  • Observer appétit, crottins et attitude
  • Transmettre toute anomalie au responsable

Quand appeler le vétérinaire ?

  • Tout de suiteLe cheval se couche et ne se relève pas, se roule, transpire ou regarde fréquemment son flanc.
  • Tout de suiteUne boiterie brutale, une plaie profonde ou une plaie située près d’une articulation est découverte pendant le curage.
  • Dans la journéeLe cheval présente des crottins très liquides répétés, du sang dans les crottins ou une absence de crottins inhabituelle.
  • Dans la journéeLe cheval ne mange plus, boit très peu ou paraît nettement abattu.

La nuit et le week-end, le répondeur de votre vétérinaire indique le service de garde. Notez la température, le pouls et l’heure des premiers signes : ces repères l’aident à juger l’urgence.

Questions fréquentes

Faut-il curer le box quand le cheval est encore dedans ?

Dans la mesure du possible, sortez le cheval avant de commencer. Un cheval libre peut marcher sur la fourche, pousser la brouette ou réagir à la poussière. S’il doit rester attaché, utilisez une installation prévue par l’écurie, gardez une surveillance constante et demandez l’aide d’un adulte pour un cheval inquiet ou imprévisible.

Combien de litière faut-il remettre après le curage ?

La quantité dépend du format du box, du type de litière, de l’absorption et du temps passé au box. Pour un box de 3 × 3 m en paille, une couche sèche d’environ 15 à 25 cm constitue un repère courant. Le protocole de l’écurie prime, car certaines structures pratiquent un curage intégral et d’autres conservent une base propre.

Peut-on laisser une partie de la litière humide pour gagner du temps ?

Non, une plaque humide laissée sous la paille entretient l’odeur d’ammoniac et garde le sol mouillé. Retirez au minimum toute zone franchement humide ou collante, en particulier près de l’abreuvoir et dans la zone d’urine. Une litière poussiéreuse, moisie ou très odorante doit aussi être signalée au responsable.

Que faire si je trouve des crottins anormaux pendant le curage ?

Observez leur fréquence, leur consistance, leur couleur et la présence éventuelle de sang, puis prévenez le palefrenier, le propriétaire ou le responsable de l’écurie. Ne donnez aucun médicament de votre propre initiative. En cas de coliques, d’abattement marqué ou de sang, le vétérinaire doit être appelé rapidement.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.Quelle est la première mesure de sécurité avant de curer un box ?

    Bonne réponse.La bonne réponse : Sortir le cheval ou l’installer dans une attache sûre. Le cheval doit être placé hors de la zone de travail ou attaché dans une installation adaptée et surveillée. Les outils et la brouette présentent un risque de blessure.

  2. 2.Quelle partie de la litière faut-il retirer en priorité ?

    Bonne réponse.La bonne réponse : Les plaques humides et les crottins. Les crottins et les zones humides concentrent les odeurs, l’ammoniac et l’humidité. La litière propre peut être écartée puis remise en place.

  3. 3.À quelle fréquence faut-il retirer au minimum les crottins et les zones mouillées ?

    Bonne réponse.La bonne réponse : Au moins une fois par jour. Un entretien quotidien limite l’humidité et permet de surveiller les déjections. Certains chevaux ou boxes nécessitent plusieurs passages par jour.

Sources

  1. IFCE Équipédia, Bien-être du cheval et conditions de détention equipedia.ifce.fr
  2. Legifrance, Code rural et de la pêche maritime, protection des animaux legifrance.gouv.fr
  3. FFE, règles de sécurité et pratique de l’équitation ffe.com
  4. AVEF, informations de santé équine avef.fr

Mis à jour le . Ces repères généraux ne remplacent pas l’avis du vétérinaire qui suit votre cheval. En cas de doute, appelez-le.

À lire aussi