Aller au contenu

Combien de repas par jour pour un cheval ?

Un cheval mange naturellement de nombreuses petites bouchées réparties sur la journée. Pour respecter sa digestion, gardez du fourrage disponible le plus longtemps possible, servez les concentrés en au moins 2 à 3 repas et conservez des horaires réguliers, avec une ration adaptée à son poids, son âge et son travail.

Mis à jour le 5 min de lecture

Des enfants s’occupent d’un cheval alezan au pré et à l’écurie, le tenant en longe, lui donnant du foin ou remplissant un seau
Sommaire9 parties

Pas à pas

  1. Peser le cheval

    Utilisez un ruban de poids ou une mesure connue pour obtenir un repère, puis faites confirmer la ration par un professionnel si l’état corporel change.

  2. Évaluer le fourrage

    Observez la qualité du foin, pesez la quantité quotidienne et vérifiez que le cheval dispose encore de fourrage entre deux distributions.

  3. Fractionner le concentré

    Répartissez la ration en 2 ou 3 repas, avec davantage de distributions si la quantité totale devient importante.

  4. Servir le fourrage

    Donnez le foin avant ou avec le concentré, dans un endroit propre et sécurisé, sans laisser de ficelle ou de filet accessible aux sabots.

  5. Garder les horaires

    Conservez des heures proches d’un jour à l’autre, par exemple matin, milieu de journée et soir, pour limiter les longues attentes.

  6. Surveiller chaque jour

    Contrôlez l’appétit, les crottins, l’eau bue, l’état corporel et les restes de ration, puis notez toute modification inhabituelle.

Le cheval mange en petites prises

Le cheval possède un petit estomac par rapport à son poids et une digestion conçue pour recevoir des fibres souvent. Au pré, il alterne les déplacements et les bouchées pendant une grande partie des 24 heures, avec des pauses de repos. Le foin, l’herbe et les autres fourrages apportent les fibres qui occupent la mastication et soutiennent le fonctionnement du tube digestif.

En écurie, l’objectif est de réduire les longues périodes sans fourrage. Un cheval adulte reçoit souvent entre 1,5 et 2,5 % de son poids en matière sèche chaque jour, selon son état corporel, son travail et la qualité de l’herbe. Pour un cheval de 500 kg, cela correspond approximativement à 9 à 15 kg de matière sèche, soit souvent 10 à 18 kg de foin distribué, car le foin contient encore de l’eau. Ces chiffres restent des repères à ajuster avec un professionnel.

Combien de distributions de concentrés

Les aliments concentrés regroupent les céréales, les granulés et certains mélanges destinés à compléter le fourrage. Une petite ration se distribue en 2 repas, par exemple le matin et le soir. Dès que la quantité augmente, trois distributions réduisent la taille de chaque repas. Dans une écurie, les horaires peuvent être 7 heures, 13 heures et 19 heures, avec un intervalle aussi régulier que possible.

Un repère couramment utilisé limite chaque repas de concentrés à environ 0,5 % du poids vif. Pour un cheval de 500 kg, cela représente 2,5 kg maximum par repas, en poids distribué, et cette limite ne constitue pas un objectif à atteindre. Un poney de 250 kg ne devrait donc pas recevoir automatiquement la même mesure qu’un cheval adulte. La ration exacte dépend de l’énergie apportée par le fourrage, de l’activité et de l’état corporel.

Garder du fourrage disponible

Le fourrage est le foin, l’herbe, l’enrubannage ou la paille adaptée à la ration. En pratique, le foin doit rester accessible le plus longtemps possible, idéalement sans longue période vide. Si votre cheval engloutit sa ration, un filet à petites mailles ou un râtelier conçu pour ralentir la prise peut allonger la durée de consommation, à condition qu’il puisse manger sans se coincer les lèvres ou les pieds.

Pesez le foin pendant quelques jours pour connaître la quantité réellement consommée. Un cheval de 500 kg recevant 10 kg de foin par jour ne mange pas nécessairement 10 kg de matière sèche, car l’humidité varie selon le stockage. Retirez le foin moisi, poussiéreux ou échauffé. Une baisse nette de consommation, un cheval qui trie soudainement ou qui laisse son fourrage habituel doivent être signalés au responsable de l’écurie et surveillés.

Adapter les repas au profil du cheval

Un poney rustique, un cheval au repos et un cheval de sport n’ont pas les mêmes besoins. Un poney qui grossit facilement peut avoir besoin d’un fourrage contrôlé, d’un accès ralenti et d’un complément minéral adapté, tandis qu’un cheval travaillant plusieurs fois par semaine peut nécessiter un aliment concentré plus énergétique. L’état corporel se vérifie en palpant les côtes, l’encolure, le garrot et la base de la queue, plutôt qu’en regardant seulement le ventre.

Le poulain, la jument en fin de gestation, la jument qui allaite et le cheval âgé nécessitent une ration suivie avec davantage de précision. Les dents usées peuvent empêcher un vieux cheval de mâcher correctement le foin. Après 18 à 20 ans, l’examen dentaire régulier et l’évaluation de l’état corporel prennent une place particulière, sans appliquer automatiquement une ration dite senior à tous les chevaux âgés.

Distribuer sans perturber la digestion

Servez le fourrage avant ou en même temps que les concentrés afin que le cheval ne mange pas un aliment riche sur un estomac vide. Utilisez une mesure pesée, car un même volume de granulés, de floconné ou d’orge ne correspond pas au même poids. Ne changez pas brutalement de marque, de céréale, de quantité de foin ou de pâture. Faites évoluer un aliment sur environ 7 à 10 jours, parfois davantage pour un cheval sensible.

L’eau propre doit rester accessible en permanence, sauf consigne vétérinaire particulière. Un cheval adulte boit souvent autour de 20 à 40 litres par jour, avec des besoins plus élevés par forte chaleur, après le travail ou avec une alimentation sèche. Nettoyez l’abreuvoir et contrôlez son fonctionnement chaque jour. Toute colique, c’est-à-dire une douleur abdominale avec agitation, grattage, roulade ou regard vers le flanc, impose d’appeler le vétérinaire tout de suite.

Prévoir le budget alimentaire en 2026

En France, en octobre 2026, le foin se trouve souvent autour de 0,20 à 0,45 euro par kilogramme lorsqu’il est acheté en quantité, avec des écarts liés à la région, à la récolte, au conditionnement et au transport. Un cheval consommant 10 à 12 kg par jour représente donc environ 2 à 5,40 euros de foin quotidien, avant la livraison et les pertes. Le prix réel doit être vérifié auprès du fournisseur ou de la pension.

Les aliments concentrés se situent fréquemment autour de 0,40 à 1,20 euro par kilogramme selon la formule et le conditionnement. Une ration de 1 kg par jour coûte alors environ 0,40 à 1,20 euro, hors minéraux, compléments et distribution. Ces fourchettes sont indicatives pour 2026 et varient fortement. Demandez à la pension le poids servi, le nombre de repas et la composition exacte avant de comparer deux tarifs.

Questions fréquentes

Deux repas de concentrés suffisent-ils pour un cheval de club ?

Souvent, oui si la quantité de concentrés est faible et si le cheval reçoit suffisamment de fourrage. Une ration plus importante gagne à être répartie en trois repas. Demandez au moniteur ou au responsable d’écurie ce qui est réellement distribué, car un cheval de club peut aussi recevoir de l’herbe, du foin à volonté ou une ration différente les jours de travail.

Combien de temps un cheval peut-il rester sans foin ?

Évitez les longues périodes sans fourrage. La durée dépend de la quantité donnée, de la vitesse d’ingestion et de l’usage d’un filet à foin. Si le râtelier est vide plusieurs heures chaque jour, parlez-en au responsable de l’écurie. Un cheval qui ne mange plus depuis plusieurs heures, surtout avec des signes de douleur, nécessite un appel vétérinaire immédiat.

Faut-il donner des granulés à un poney qui travaille une fois par semaine ?

Pas automatiquement. Un poney au repos ou peu travaillé couvre parfois ses besoins avec un fourrage adapté et un complément minéral, selon sa qualité et son état corporel. Un aliment concentré ajouté sans besoin peut favoriser la prise de poids. Faites évaluer les côtes, l’encolure et la croupe, puis demandez l’avis du vétérinaire ou d’un nutritionniste équin.

Que faire si mon cheval refuse soudainement son repas ?

Retirez la ration sans le forcer et vérifiez l’eau, les crottins, la température si vous savez la prendre et son comportement. Une perte d’appétit brutale, surtout avec transpiration, agitation, abattement, grattage ou regard vers le flanc, peut accompagner une colique. Appelez le vétérinaire tout de suite. S’il mange moins sans autre signe, contactez-le dans la journée.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.Quelle organisation convient généralement à une ration importante de concentrés ?

    Bonne réponse.La bonne réponse : Deux à trois repas répartis dans la journée. Fractionner les concentrés réduit la taille de chaque repas et respecte mieux la capacité digestive du cheval.

  2. 2.Quel aliment doit constituer la base de la ration du cheval ?

    Bonne réponse.La bonne réponse : Le fourrage, comme le foin ou l’herbe. Le fourrage apporte les fibres nécessaires à la mastication et au fonctionnement normal du tube digestif.

  3. 3.Quel signe impose d’appeler le vétérinaire tout de suite ?

    Bonne réponse.La bonne réponse : Un cheval qui se roule, gratte et regarde son flanc. Agitation, roulades, grattage et regard vers le flanc sont des signes possibles de colique et nécessitent une prise en charge urgente.

Sources

  1. IFCE Équipédia, alimentation et besoins du cheval equipedia.ifce.fr
  2. IFCE, SIRE et réglementation de l’identification équine ifce.fr
  3. Association des vétérinaires équins français, informations vétérinaires avef.fr
  4. Légifrance, Code rural et de la pêche maritime, protection des animaux legifrance.gouv.fr

Mis à jour le . Ces repères généraux ne remplacent pas l’avis du vétérinaire qui suit votre cheval. En cas de doute, appelez-le.

À lire aussi