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Monter à cheval : réussir le montoir en douceur

Pour monter à cheval, vous vérifiez la sangle, ajustez les rênes et passez la jambe droite sans toucher la croupe, avant de vous asseoir doucement. Un marchepied stable facilite ce geste et limite la traction sur la selle, surtout lorsque vous débutez ou reprenez l’équitation.

Mis à jour le 6 min de lecture

Une enfant casquée passe la jambe au-dessus d’un poney alezan depuis un montoir en bois, une monitrice tenant le poney
Sommaire8 parties

Pas à pas

  1. Préparez votre emplacement

    Choisissez un sol plat et dégagé, attachez votre casque et demandez au moniteur de vous accompagner. Placez un marchepied stable à gauche si vous en utilisez un.

  2. Contrôlez la selle

    Vérifiez le positionnement du tapis, les boucles et la sangle. Faites corriger tout glissement avant de mettre votre poids dans l’étrier.

  3. Ajustez les deux rênes

    Tenez-les dans la main gauche, près du garrot, sans tirer sur la bouche. Attendez que le cheval reste immobile.

  4. Engagez le pied gauche

    Placez l’avant du pied dans l’étrier gauche sans l’enfoncer jusqu’au talon. Orientez votre pointe pour ne pas toucher le ventre du cheval.

  5. Élevez-vous près du cheval

    Depuis le sol, poussez avec la jambe droite ; depuis le marchepied, transférez progressivement votre appui. Gardez vos mains stables sans vous suspendre aux rênes.

  6. Passez la jambe droite

    Amenez votre jambe au-dessus de la selle et de la croupe sans les toucher. Contrôlez votre équilibre avant de descendre vers le siège.

  7. Asseyez-vous en douceur

    Fléchissez vos articulations pour vous poser progressivement, puis chaussez l’étrier droit. Attendez que le support soit retiré et que le moniteur vous autorise à avancer.

Préparer un emplacement calme et votre équipement

Le montoir désigne le moment où vous vous mettez en selle ; le mot peut aussi désigner le support utilisé pour monter. Choisissez un sol plat, non glissant et dégagé, à distance d’une porte, d’un obstacle ou d’un autre cheval. Gardez assez de place à droite pour passer votre jambe. Pour vos premières séances, demandez au moniteur de tenir le cheval et de guider votre geste.

Avant de vous approcher, attachez votre casque d’équitation conforme à une norme adaptée, comme EN 1384 ou VG1, et portez des chaussures fermées avec un petit talon. Celui-ci limite le risque que le pied traverse l’étrier, le support où repose votre pied. Vérifiez que vos lacets ne pendent pas. Un parent peut accompagner un enfant, mais laisse le moniteur organiser l’aide au montoir plutôt que de le pousser soudainement vers la selle.

  • Prévenez le cheval par la voix et approchez-vous de son épaule, sans arriver brusquement derrière lui.
  • Retirez du passage les seaux, sacs et autres objets susceptibles de gêner votre pied d’appui.
  • Attendez l’arrêt complet avant de poser le pied dans l’étrier.
  • Ne montez pas sur un cheval encore attaché à un point fixe.

Vérifier la sangle avant chaque montée

La sangle passe sous le ventre et maintient la selle en place. Avant chaque montoir, vérifiez qu’elle n’est pas vrillée, que ses boucles sont correctement engagées et que les sanglons, les courroies fixées à la selle, ne sont pas abîmés. Le tapis doit rester lisse sous la selle, sans pli au contact de la peau. Si la selle paraît décentrée ou glisse, faites corriger son installation avant de monter.

Le serrage se fait progressivement, sous le contrôle du moniteur lorsque vous débutez. Une règle comme « toujours deux trous de plus » ne convient pas à tous les chevaux ni à toutes les sangles. Le nombre de doigts que vous pouvez glisser dessous ne suffit pas non plus à garantir un bon réglage. Après quelques minutes de marche au pas, faites vérifier de nouveau la sangle, avant de commencer le trot.

  • Contrôlez la sangle juste avant de monter, même si vous l’avez vérifiée dans l’écurie.
  • Regardez les coutures, les boucles et les trous des sanglons accessibles.
  • Demandez au moniteur de vérifier une selle qui se décale sous une légère sollicitation.
  • Ne resanglez pas brutalement un cheval qui menace de mordre ou manifeste une douleur.

Se placer à gauche avec les rênes ajustées

Dans la plupart des centres équestres, vous apprenez à monter du côté gauche : cette convention permet au moniteur et au cavalier de coordonner leurs gestes. Placez-vous près de l’épaule gauche, à hauteur de l’étrier, sans vous glisser sous l’encolure. Monter à droite reste possible avec un cheval préparé et un encadrement adapté ; aucun texte français n’impose le côté gauche pour une séance ordinaire d’équitation.

Les rênes relient vos mains au filet, l’équipement posé sur la tête, généralement muni d’un mors dans la bouche. Prenez les deux rênes dans la main gauche et ajustez-les pour supprimer les grandes boucles, sans ramener la tête du cheval vers vous. Votre main reste près du garrot, le relief situé à la base de l’encolure. Si vous avez besoin de vous suspendre aux rênes pour monter, demandez une aide ou un marchepied.

  • Gardez les rênes dans la main gauche pendant le passage de la jambe droite.
  • Laissez au cheval une position naturelle de la tête et de l’encolure.
  • Ne tirez pas fortement une seule rêne pour immobiliser le cheval.
  • Si le cheval avance, retirez votre pied et recommencez après un nouvel arrêt.

Utiliser un marchepied ou monter depuis le sol

Le marchepied réduit la hauteur à franchir et la traction latérale exercée sur la selle. Choisissez un modèle large, antidérapant et adapté au poids de l’utilisateur ; placez-le près de l’étrier gauche, hors du passage des pieds du cheval. Un support de deux ou trois marches peut convenir selon la taille du poney, du cheval et du cavalier. Écartez les seaux retournés, les chaises pliantes et les empilements de caisses.

Depuis le sol, engagez seulement l’avant du pied gauche dans l’étrier, sans l’enfoncer jusqu’au talon, puis orientez votre pointe pour ne pas heurter le ventre. Prenez appui près du garrot avec la main gauche ; le moniteur vous montre où poser la main droite sur la selle. Poussez avec la jambe droite et redressez-vous au-dessus de l’étrier gauche. Si vous devez sauter plusieurs fois ou tirer fortement sur la selle, utilisez un marchepied.

  • Au marchepied, attendez que le cheval soit correctement placé avant de monter sur les marches.
  • Gardez le support assez proche pour éviter de vous élancer vers la selle.
  • Depuis le sol, évitez de tirer sur l’arrière de la selle, ce qui favorise sa rotation.
  • Faites retirer le marchepied lorsque vous êtes assis, avant de mettre le cheval en mouvement.

Se poser doucement et savoir interrompre le geste

Une fois votre corps au-dessus de l’étrier gauche, passez la jambe droite assez haut pour ne toucher ni la selle ni la croupe, la partie supérieure de l’arrière-main. Gardez votre buste légèrement incliné vers l’avant pendant ce passage, puis fléchissez les articulations pour vous asseoir progressivement. Évitez de vous laisser tomber sur le siège. Chaussez l’étrier droit, répartissez les rênes dans vos deux mains et attendez la consigne du moniteur pour partir.

Un cheval qui recule, plaque les oreilles, mord au sanglage ou se creuse au montoir peut manifester de l’inquiétude, une gêne ou une douleur. Retirez votre pied, restez au sol et prévenez le moniteur : insister empêche d’en rechercher la cause. Une réaction nouvelle ou répétée justifie un contrôle du matériel et un avis vétérinaire, dans la journée si une douleur est suspectée. Une boiterie brutale impose d’appeler le vétérinaire tout de suite.

  • Vérifiez que chaque pied repose sur l’avant du pied, sans être coincé profondément dans l’étrier.
  • Signalez immédiatement un étrier trop court ou trop long au lieu de partir déséquilibré.
  • Si la selle tourne pendant la montée, redescendez avec l’aide du moniteur et faites vérifier le sanglage.
  • Après la lecture, vous pouvez retrouver les chevaux dans le jeu Chevaloo.

Questions fréquentes

À 6 ans, mon enfant doit-il monter seul sur son poney ?

L’âge ne suffit pas à déterminer l’autonomie au montoir. À 6 ans, un enfant peut encore avoir besoin d’un marchepied et d’une aide rapprochée pour tenir ses rênes et passer sa jambe. Le moniteur tient compte de sa taille, de son équilibre et du comportement du poney. Le parent suit ses consignes et évite de soulever l’enfant sans prévenir.

Utiliser un marchepied, est-ce réservé aux débutants ?

Les cavaliers expérimentés peuvent aussi utiliser un marchepied pour limiter la traction sur la selle et faciliter une montée douce. Il est particulièrement utile avec un grand cheval ou lorsque vos articulations sont raides. Vous pouvez apprendre le montoir depuis le sol avec votre moniteur, tout en conservant le marchepied pour les séances habituelles.

Combien coûte un marchepied pour monter à cheval en 2026 ?

Pour un achat envisagé en octobre 2026, prévoyez à titre de budget indicatif environ 40 à 150 € pour un marchepied simple destiné au montoir. Cette fourchette n’est pas un relevé de tarifs : vérifiez le prix, la livraison et la charge maximale auprès du vendeur. Au club, demandez d’abord si un support collectif est disponible ; un achat personnel est rarement nécessaire pour débuter.

Que faire si mon cheval bouge dès que je mets le pied dans l’étrier ?

Retirez votre pied avant de perdre l’équilibre et demandez au moniteur de reprendre le placement. Ne poursuivez pas la montée en sautillant derrière le cheval. Une difficulté répétée demande de vérifier l’apprentissage de l’immobilité, la selle, la sangle et une éventuelle douleur. Si le comportement apparaît soudainement avec une sensibilité du dos, demandez un avis vétérinaire dans la journée.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.Quel est le principal intérêt d’un marchepied stable au montoir ?

    Bonne réponse.La bonne réponse : Réduire la hauteur à franchir et la traction latérale sur la selle. Le marchepied facilite le transfert de votre poids vers la selle. La vérification du sanglage et l’arrêt du cheval restent nécessaires.

  2. 2.Comment tenir les rênes pendant la montée ?

    Bonne réponse.La bonne réponse : Ajustées dans la main gauche, sans tirer sur la bouche. Des rênes ajustées permettent de conserver une communication sans vous suspendre à la bouche. Ne les enroulez jamais autour de votre main ou de votre poignet.

  3. 3.Le cheval avance alors que votre pied gauche est dans l’étrier. Que faites-vous ?

    Bonne réponse.La bonne réponse : Vous retirez votre pied et demandez un nouvel arrêt. Revenir au sol permet de retrouver un placement stable. Le moniteur peut ensuite vérifier pourquoi le cheval bouge et vous aider à recommencer.

Sources

  1. FFE, Les Galops® : apprentissage et progression du cavalier ffe.com
  2. IFCE Équipédia, ressources sur la selle, le matériel et leur adaptation au cheval equipedia.ifce.fr

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