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La position du cavalier : trouver son équilibre à cheval

Une bonne position aide votre cheval à comprendre vos demandes et vous permet de rester stable au pas, au trot comme au galop. Vous allez apprendre à aligner oreille, épaule, hanche et talon, à vous asseoir avec souplesse et à regarder là où vous souhaitez aller.

Mis à jour le 7 min de lecture

Une jeune cavalière se tient droite en selle sur un poney pie alezan au pas dans la carrière, devant une monitrice
Sommaire9 parties

Pas à pas

  1. Préparer votre sécurité

    Mettez un casque conforme aux normes demandées par votre centre, des chaussures à talon et une tenue qui ne gêne pas les mouvements. Montez seulement après avoir vérifié la sangle et l’accord du moniteur.

  2. Régler les étriers

    À l’arrêt, demandez au moniteur de régler les étrivières selon votre taille, la selle et l’exercice prévu. En selle, vérifiez que vos pieds reposent sur la partie la plus large des étriers.

  3. Centrer le bassin

    Asseyez-vous au milieu de la selle, répartissez votre poids sur les deux ischions et laissez vos cuisses descendre sans serrer. Gardez le bas du dos souple et la poitrine ouverte.

  4. Placer les jambes

    Laissez vos jambes tomber depuis la hanche, gardez les genoux détendus et placez les talons sous les hanches. Le mollet reste au contact sans pousser en permanence.

  5. Redresser le haut du corps

    Alignez la tête au-dessus des épaules et les épaules au-dessus des hanches. Évitez de tirer les épaules en arrière ou de vous pencher vers l’encolure.

  6. Fixer votre regard

    Regardez la lettre, le cône ou la sortie du virage que vous visez. Tournez légèrement les yeux et la tête avant le changement de direction, sans pencher le buste.

  7. Vérifier en mouvement

    Au pas puis sur quelques foulées de trot, contrôlez que votre respiration reste régulière, que vos mains accompagnent l’encolure et que vos talons restent bas. Repasser au pas permet de corriger sans se crisper.

Vérifier l’alignement du corps

Vu de profil, votre oreille, votre épaule, votre hanche et votre talon doivent se trouver sur une ligne à peu près verticale lorsque le cheval est immobile. Cette ligne sert de repère, elle ne doit pas vous figer. Au pas et au trot, votre bassin avance avec le mouvement du cheval, tandis que le haut du corps reste redressé sans partir vers l’arrière.

Votre tête reste au-dessus de votre colonne vertébrale, le menton parallèle au sol et les épaules à la même hauteur. Imaginez que votre poids descend depuis votre bassin vers vos talons. Si vos pieds partent trop en avant, vous risquez de vous asseoir sur l’arrière de la selle ; s’ils reculent, votre genou et votre mollet peuvent se crisper.

  • Oreilles au-dessus des épaules, sans avancer le menton.
  • Épaules basses et ouvertes, sans tirer les coudes en arrière.
  • Hanches centrées au-dessus du pommeau et du troussequin.
  • Talon sous la hanche, avec le pied posé dans l’étrier jusqu’à la partie la plus large.

Construire une assiette stable

L’assiette désigne la manière dont votre bassin et vos ischions, les deux reliefs osseux sous les fesses, prennent contact avec la selle. Asseyez-vous au milieu de la selle, avec le poids réparti sur les deux côtés. Le bas du dos conserve ses courbes naturelles ; vous ne devez ni creuser exagérément les reins ni arrondir le dos pour tenir.

Vos cuisses reposent contre les quartiers de la selle sans serrer comme une pince. Au pas, laissez le bassin suivre alternativement le mouvement des postérieurs. Pour vous exercer, demandez à votre moniteur deux minutes au pas avec les rênes longues, puis reprenez vos rênes sans modifier votre assiette. Cet exercice peut être répété une à deux fois dans une séance de 45 à 60 minutes.

Une assiette stable ne signifie pas rester immobile. Elle permet au cheval de bouger son dos sous votre poids et réduit les mouvements parasites dans les rênes. Si vous ressentez une douleur persistante au dos, au genou ou à la hanche, prévenez votre moniteur et demandez un avis médical ; une douleur du dos chez le cheval nécessite d’appeler le vétérinaire dans la journée, surtout si elle apparaît soudainement ou s’accompagne d’une défense au sanglage.

Laisser descendre les talons

Le talon descend grâce au poids de la jambe et à une cheville souple. Gardez le genou détendu, la pointe du pied légèrement tournée vers l’extérieur et l’étrier placé sous la partie la plus large du pied. Une chaussure d’équitation avec un talon d’environ 1 à 2 centimètres limite le risque que le pied traverse l’étrier ; des baskets plates sont déconseillées à cheval.

Ne poussez pas votre talon vers le bas en contractant le mollet. Cette action remonte le genou et bloque le bassin. Imaginez que votre jambe s’allonge depuis la hanche, puis laissez votre poids descendre jusqu’au talon. Au trot enlevé, votre talon reste bas pendant que votre bassin accompagne la montée et la descente, sans tirer sur les rênes.

Pour un enfant ou un adulte débutant, la longueur des étrivières se règle avec le moniteur, cheval arrêté et dans un endroit sécurisé. En règle générale, l’étrier arrive près de la cheville lorsque la jambe est relâchée, puis le réglage est vérifié en selle. La longueur varie selon la discipline, la morphologie et la selle ; en saut, les étriers sont généralement plus courts qu’en dressage.

  • Vérifiez que le pied ne s’enfonce pas au-delà de la partie la plus large dans l’étrier.
  • Gardez le mollet au contact sans serrer continuellement.
  • Demandez un réglage après une croissance rapide ou un changement de selle.
  • Portez un casque conforme aux normes en vigueur et des chaussures à talon.

Diriger avec le regard

Regardez vers l’endroit où vous voulez aller, environ deux à trois secondes avant votre changement de direction. Dans un virage à gauche, tournez légèrement les yeux puis la tête vers la sortie du virage, sans pencher le buste. Vos épaules suivent naturellement ce regard et préparent votre bassin à accompagner la courbe.

Ne fixez pas le sol, l’encolure ou les oreilles du cheval pendant toute la reprise. Ce réflexe arrondit le dos et déplace votre poids vers l’avant. Pour apprendre à relever les yeux, choisissez une lettre du manège, un cône ou un point de la piste, puis gardez votre regard sur ce repère jusqu’à l’avoir dépassé de quelques mètres.

Le regard ne remplace pas les aides. Les aides sont les indications données par le poids du corps, les jambes, les mains et la voix. Lorsque vous regardez tôt, votre corps prépare la direction, puis vos jambes et vos rênes précisent la demande avec des gestes mesurés.

Adapter la position aux allures

Au pas, gardez une position verticale et laissez votre bassin suivre les mouvements du dos du cheval. Au trot enlevé, alternez la montée et la descente en suivant le rythme du diagonal, c’est-à-dire l’action simultanée d’un antérieur et du postérieur opposé. Le haut du corps reste stable, les mains accompagnent l’encolure et les talons restent descendus.

Au trot assis, absorbez les rebonds avec votre bassin et vos articulations, sans vous enfoncer dans la selle à chaque foulée. Commencez sur quelques foulées, par exemple quatre à huit, puis repassez au pas si vous vous crispez. Un cavalier débutant peut consacrer cinq minutes cumulées à cet exercice pendant une séance, avec des pauses au pas.

Au galop, le bassin accompagne un mouvement plus ample et le haut du corps reste légèrement redressé. Les étriers peuvent être raccourcis d’un ou deux trous selon la discipline et les consignes du moniteur. Ne cherchez pas une position identique à celle d’un autre cavalier : la taille, la souplesse, la selle et la conformation du cheval modifient les repères.

Corriger sa position progressivement

Demandez à votre moniteur de vous observer de profil et de face pendant quelques foulées, au pas puis au trot. Une correction à la fois fonctionne mieux qu’une longue liste : replacer les mains, relâcher les épaules ou avancer le regard. Après chaque modification, vérifiez si votre respiration devient plus régulière et si le cheval conserve une allure stable.

Une séance de 45 à 60 minutes peut contenir 10 à 15 minutes de travail ciblé sur la position, réparties entre le pas et le trot. Deux ou trois rappels courts par semaine sont souvent plus faciles à mémoriser qu’un exercice unique très long. Les cavaliers de 6 à 15 ans doivent faire régler les étriers et le casque à chaque croissance ou changement de matériel.

En 2026, comptez environ 40 à 150 euros pour un casque d’équitation, 30 à 120 euros pour des boots et mini-chaps, et 80 à 250 euros pour des bottes selon la matière et la marque. Le centre équestre peut prêter une partie du matériel, mais le casque doit être essayé correctement et ne doit pas être acheté d’occasion si son historique est inconnu.

  • Filmez seulement avec l’accord du moniteur et des personnes visibles dans la carrière.
  • Travaillez au pas si la fatigue vous fait serrer les genoux ou tirer sur les rênes.
  • Arrêtez l’exercice en cas de douleur vive, d’engourdissement ou de perte d’équilibre.
  • Prévenez immédiatement le moniteur si le cheval change brutalement d’allure ou manifeste une douleur.

Questions fréquentes

Pourquoi mes talons remontent-ils quand je trotte ?

Les talons remontent souvent lorsque les genoux serrent, que les étriers sont trop longs ou que la cheville manque de souplesse. Repassez au pas, relâchez les cuisses et laissez le poids descendre dans les talons sans les pousser. Votre moniteur peut vérifier le réglage des étriers et vous faire travailler quelques foulées à la fois.

Dois-je garder le dos complètement droit à cheval ?

Votre dos doit être redressé, mais il reste souple. Une cambrure forcée bloque le bassin et augmente les tensions lombaires ; un dos arrondi vous fait tomber vers l’avant. Imaginez une ligne qui monte du bassin vers le sommet du crâne, avec les épaules ouvertes et la respiration libre.

Comment savoir si je suis assis au bon endroit dans la selle ?

Vous devez être au milieu de la selle, avec un contact comparable à droite et à gauche. Le pommeau ne doit pas toucher votre ventre et vous ne devez pas glisser contre le troussequin. Au pas, le bassin suit le mouvement sans que vous ayez besoin de vous retenir aux rênes.

Que faire si le cheval réagit quand je corrige ma position ?

Revenez au pas et demandez l’aide du moniteur. Un cheval qui accélère, se creuse, menace ou manifeste une douleur peut réagir à un changement d’équilibre, à une selle mal adaptée ou à un problème physique. En cas de réaction brutale ou répétée, faites examiner le cheval par un vétérinaire dans la journée.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.Quel repère décrit l’alignement de base vu de profil ?

    Bonne réponse.La bonne réponse : Oreille, épaule, hanche et talon. Ces quatre repères forment une ligne approximativement verticale lorsque le cheval est immobile. Elle reste souple pendant le mouvement.

  2. 2.Comment obtenir un talon bas ?

    Bonne réponse.La bonne réponse : Laisser la cheville souple et le poids descendre dans la jambe. Une cheville relâchée permet au poids de descendre naturellement. Forcer le talon ou serrer les genoux bloque le bassin.

  3. 3.Où regarder avant un virage ?

    Bonne réponse.La bonne réponse : La sortie du virage ou le repère visé. Regarder la sortie du virage prépare l’orientation de votre tête, de vos épaules et de votre bassin avant l’action des autres aides.

Sources

  1. Fédération française d’équitation, Règles de sécurité et disciplines équestres ffe.com
  2. IFCE Équipédia, Encyclopédie du cheval et de l’équitation equipedia.ifce.fr
  3. IFCE, Institut français du cheval et de l’équitation ifce.fr
  4. Association des vétérinaires équins français, informations vétérinaires équines avef.fr

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