Baloubet du Rouet, une légende du saut d’obstacles
Né en 1989 dans la Manche, Baloubet du Rouet est devenu l’un des chevaux les plus célèbres du saut d’obstacles. Avec Rodrigo Pessoa, cet étalon selle français a gagné trois finales consécutives de la Coupe du monde et le titre olympique individuel à Athènes en 2004. Son parcours montre aussi le rôle du caractère, de la formation et du suivi quotidien.

Sommaire7 parties
Fiche d’identité
- Race
- Selle français
- Robe
- Alezan
- Sexe
- Étalon
- Époque
- 1989-2017
- Pays
- France, puis carrière internationale sous couleurs brésiliennes
- Associé à
- Rodrigo Pessoa
Palmarès
- Vainqueur de la finale de la Coupe du monde de saut d’obstacles à Helsinki en 1998, avec Rodrigo Pessoa.
- Vainqueur de la finale de la Coupe du monde de saut d’obstacles à Göteborg en 1999, avec Rodrigo Pessoa.
- Vainqueur de la finale de la Coupe du monde de saut d’obstacles à Las Vegas en 2000, avec Rodrigo Pessoa.
- Médaille de bronze par équipes aux Jeux olympiques de Sydney en 2000, avec l’équipe du Brésil.
- Médaille d’or individuelle aux Jeux olympiques d’Athènes en 2004, avec Rodrigo Pessoa.
Des origines françaises et une formation progressive
Baloubet du Rouet est né en 1989 à l’élevage du Rouet, à Juilley dans la Manche. Il est issu de Galoubet A, étalon important du stud-book selle français, et de la jument Mésange du Rouet. Il mesurait environ 1,70 m au garrot et avait une robe alezane. Sa naissance s’inscrit dans une sélection française déjà très orientée vers la production de chevaux de saut d’obstacles.
Après son achat par Nicole et Diego Pereira Coutinho en 1993, Baloubet est resté auprès de Rémy Bourdais pour son débourrage et ses premières années de formation. Le débourrage correspond à l’apprentissage progressif du matériel, des aides du cavalier et des bases du travail monté. À six ans, il a rejoint Nelson Pessoa, avant d’être confié à son fils Rodrigo en 1998.
Le cheval qui a marqué la Coupe du monde
Avec Rodrigo Pessoa, Baloubet du Rouet a remporté la finale de la Coupe du monde de saut d’obstacles en 1998 à Helsinki, en 1999 à Göteborg, puis en 2000 à Las Vegas. Trois victoires consécutives constituent une performance historique dans cette compétition. Le couple devait enchaîner des parcours techniques, avec des obstacles hauts, des distances précises et une forte pression sportive.
Aux Jeux olympiques de Sydney, en 2000, Baloubet a participé à la médaille de bronze du Brésil par équipes. Quatre ans plus tard, à Athènes, il a remporté la médaille d’or olympique individuelle avec Rodrigo Pessoa. Cette victoire récompensait une équitation fondée sur la régularité, la confiance et la capacité à conserver de la précision lorsque le parcours devient difficile.
Un caractère affirmé dans une équitation de précision
Baloubet du Rouet est souvent décrit comme un cheval au caractère affirmé. Cette expression ne permet pas de deviner le comportement d’un cheval dans toutes les situations : chaque individu réagit selon son éducation, son environnement, sa santé et la manière dont il est monté. Chez un cheval de haut niveau, le cavalier doit donc observer les oreilles, la tension du corps, la respiration et la réponse aux aides.
Son histoire rappelle qu’un grand cheval de saut ne se pilote pas seulement avec les bras. Le cavalier prépare la trajectoire avec son regard, contrôle son équilibre par son assiette et accompagne le mouvement avec les mains. Les foulées entre les obstacles se règlent au galop, en adaptant l’amplitude sans précipiter le cheval. Ces bases concernent aussi une reprise de club, avec des obstacles beaucoup plus modestes.
Une longue carrière, puis la reproduction
Une carrière internationale exige un suivi régulier du poids, des pieds, de la dentition, de la locomotion et de la récupération. Le fourrage, les sorties, le repos et un programme de travail adapté comptent autant que les séances de saut. La durée d’une carrière varie selon les individus et les problèmes de santé rencontrés. Le cas de Baloubet montre qu’un cheval de sport reste un athlète à surveiller chaque jour.
Baloubet du Rouet a quitté la compétition en 2006 pour se consacrer à la reproduction, puis a pris une retraite définitive à la fin de 2010 dans la propriété de sa famille propriétaire, au Portugal. Il est mort le 7 août 2017, à l’âge de 28 ans. Sa carrière illustre aussi l’évolution de l’équitation de sport à la fin du XXe siècle, avec des parcours internationaux très techniques et une préparation de plus en plus suivie. Pour prolonger la découverte des chevaux célèbres, Chevaloo vous invite à retrouver d’autres fiches dans son encyclopédie.
Le saviez-vous ?
- 1.Baloubet du Rouet est né chez Louis Fardin, à l’élevage du Rouet de Juilley, dans la Manche.
- 2.Il a été formé par Rémy Bourdais, puis monté par Nelson Pessoa avant de faire sa grande carrière avec Rodrigo Pessoa.
- 3.Après sa retraite sportive en 2006, il a été consacré à la reproduction avant de rejoindre définitivement sa famille propriétaire au Portugal à la fin de 2010.
Questions fréquentes
Quelle était la race de Baloubet du Rouet ?
Baloubet du Rouet était un étalon selle français, une race créée pour produire des chevaux de sport, notamment dans le saut d’obstacles. Son père était Galoubet A et sa mère Mésange du Rouet. Comme pour tous les chevaux d’une race, son pedigree renseigne ses origines, sans suffire à prédire seul le caractère ou les performances.
Qui montait Baloubet du Rouet en compétition ?
Rodrigo Pessoa montait Baloubet du Rouet lors de ses principaux succès internationaux. Avant cette association, le cheval avait été formé par Rémy Bourdais, puis travaillé avec Nelson Pessoa, le père de Rodrigo. La progression d’un cheval de sport s’effectue souvent sur plusieurs années et avec plusieurs professionnels, selon son âge et ses besoins.
Pourquoi Baloubet du Rouet est-il célèbre ?
Il est célèbre pour avoir gagné trois finales consécutives de la Coupe du monde de saut d’obstacles, en 1998, 1999 et 2000. Il a aussi remporté l’or olympique individuel à Athènes en 2004 avec Rodrigo Pessoa. Il a donc réussi dans une compétition annuelle à étapes comme dans l’épreuve olympique, disputée sur un autre format.
Que peut apprendre un jeune cavalier de son histoire ?
Son parcours montre qu’un cheval performant se construit avec du temps, une formation progressive et un suivi quotidien. Le cavalier doit respecter les réactions de sa monture, conserver un contact souple et préparer chaque trajectoire. Une médaille ne résume pas la vie d’un cheval : le repos, les soins, les sorties et la retraite comptent aussi.
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Sources
- 1.Fédération équestre internationale, site officiel et archives du saut d’obstacles fei.org
- 2.Institut français du cheval et de l’équitation, Équipédia equipedia.ifce.fr
- 3.Fédération française d’équitation, disciplines et compétitions ffe.com
- 4.Wikipédia, article « Baloubet du Rouet » fr.wikipedia.org
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