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Une de Mai, la grande jument du trot français

Une de Mai a marqué les courses de trot entre 1966 et 1974. Cette jument alezane a remporté 74 épreuves et accumulé près de 9 millions de francs de gains, tout en restant sans victoire dans le Prix d’Amérique. Son parcours montre comment une championne peut dominer une époque grâce à sa régularité, son entourage et son aptitude à l’effort.

Mis à jour le 4 min de lecture

Une de Mai, jument baie attelée à un sulky conduit par un driver en bleu, se tient sur la piste devant les tribunes
Sommaire7 parties

Fiche d’identité

Race
Trotteur français
Robe
Alezane avec une liste blanche en tête
Sexe
Jument
Époque
Années 1960 et 1970
Pays
France
Associé à
Jean-René Gougeon, driver et entraîneur
Œuvre ou exploit
Grand Circuit européen

Palmarès

  • 74 victoires au cours de sa carrière, selon les décomptes historiques consacrés à Une de Mai.
  • Victoire dans le Prix de Vincennes.
  • Victoire dans le Critérium des 3 ans.
  • Victoire dans le Prix d’Europe à Milan.
  • Victoire dans trois éditions consécutives du Grand Circuit européen, de 1969 à 1971.
  • Six participations au Prix d’Amérique entre 1969 et 1974, sans victoire dans cette épreuve.

Une jument vendéenne devenue championne

Une de Mai est née en 1964 à Bournezeau, en Vendée, chez Hippolyte Bernereau. Son père était Kerjacques et sa mère Luciole III, deux noms importants de la sélection du trotteur français. Elle portait une robe alezane, avec une liste blanche en tête. Les descriptions anciennes évoquent aussi une jument de grande taille, avec de grandes oreilles et une conformation qui ne la faisait pas passer pour une future vedette.

L’entraîneur Pierre-Désiré Allaire l’a repérée puis achetée à son propriétaire Michel Lemelletier. Le comte Pierre de Montesson a ensuite acquis une moitié de la jument afin qu’elle coure sous ses couleurs. Jean-René Gougeon a assuré son entraînement et l’a menée en course, tandis que Jean-Lou Peupion travaillait comme lad, c’est-à-dire comme la personne chargée des soins quotidiens et de la préparation du cheval à l’écurie.

Une domination sur les hippodromes européens

Une de Mai a gagné 74 courses pendant une carrière commencée au milieu des années 1960 et terminée en 1974. Elle s’est illustrée dans des épreuves françaises et internationales, notamment dans le Prix de Vincennes, le Critérium des 3 ans et le Prix d’Europe disputé à Milan. Ses gains ont atteint près de 9 millions de francs français, une somme considérable pour les courses de son époque.

La jument a remporté trois éditions consécutives du Grand Circuit européen, de 1969 à 1971. Elle s’est aussi mesurée à Nevele Pride, un trotteur américain alors considéré comme très difficile à battre. Ces confrontations ont donné à Une de Mai une renommée qui dépassait les tribunes françaises. Pour un cheval de trot attelé, cette notoriété reposait sur la répétition des performances, les déplacements internationaux et la capacité à rester compétitive sur plusieurs saisons.

Une championne sans victoire dans le Prix d’Amérique

Une de Mai a pris part six fois au Prix d’Amérique, de 1969 à 1974, sans remporter cette épreuve. Cette absence de victoire n’efface pas son palmarès, car le Prix d’Amérique réunit chaque année les meilleurs trotteurs et dépend aussi du parcours, du rythme de la course, du numéro derrière l’autostart lorsqu’il est utilisé et des choix tactiques du driver. Une carrière peut donc être exceptionnelle sans avoir gagné une seule course précise.

En 1970, Une de Mai a terminé sixième. Jean-René Gougeon avait alors utilisé sa jument pour imprimer le rythme au profit de son compagnon d’écurie Toscan, qui a remporté l’épreuve. Cet épisode apprend aux jeunes cavaliers une notion familière dans les sports d’équipe : la performance d’un cheval peut servir une stratégie collective, même lorsque son nom n’apparaît pas en tête du classement.

Ce que son histoire apprend sur les chevaux

L’histoire d’Une de Mai rappelle qu’un cheval de course est jugé sur ses aptitudes réelles, son évolution et sa régularité, pas seulement sur son apparence de jeune cheval. Le trotteur français est sélectionné pour ses aptitudes au trot, sa locomotion et sa capacité à soutenir un effort. Une grande carrière dépend ensuite de l’entraînement, de la récupération, de la ferrure, de l’alimentation, du suivi vétérinaire et de la gestion des déplacements.

Une de Mai a arrêté la compétition en 1974. Elle a donné naissance à une pouliche, May Flower, puis elle est morte en 1978 à la suite d’une déchirure à l’estomac. Ce terme décrit un événement médical grave, dont la cause et l’évolution ne permettent pas de juger les soins reçus à l’époque. Aujourd’hui, une douleur abdominale intense, un cheval qui se couche et se relève sans cesse ou un cheval abattu imposent d’appeler le vétérinaire tout de suite.

Le saviez-vous ?

  • 1.Une de Mai a couru sous les couleurs du comte Pierre de Montesson, qui détenait une moitié de la jument.
  • 2.Jean-René Gougeon était à la fois son entraîneur et son driver, le professionnel qui la conduisait en course attelée.
  • 3.Elle a donné naissance à May Flower environ un mois avant sa mort en 1978.

Questions fréquentes

Quelle était la race d’Une de Mai ?

Une de Mai était une jument de race trotteur français. Cette race est destinée aux courses de trot attelé et, pour certains chevaux, aux courses de trot monté. Elle était issue de Kerjacques et de Luciole III, deux reproducteurs présents dans son pedigree.

Pourquoi Une de Mai est-elle célèbre sans avoir gagné le Prix d’Amérique ?

Elle a remporté 74 courses, gagné des épreuves majeures en France et à l’étranger, puis dominé trois années de suite le Grand Circuit européen. Le Prix d’Amérique est une course particulière, disputée dans des conditions très compétitives. Une de Mai y a participé six fois sans s’imposer, ce qui n’enlève rien à son exceptionnelle régularité.

Qui était Jean-René Gougeon pour Une de Mai ?

Jean-René Gougeon était son entraîneur et son driver. En trot attelé, le driver conduit le sulky, une petite voiture légère reliée au cheval par des brancards. Il devait adapter le rythme, préserver les allures et choisir le moment où la jument pouvait accélérer.

Que sait-on de la fin de sa vie ?

Une de Mai a quitté les courses en 1974. Elle a ensuite eu une seule pouliche connue sous le nom de May Flower. La jument est morte en 1978 à la suite d’une déchirure à l’estomac. Cette affection grave nécessitait alors, comme aujourd’hui, une prise en charge vétérinaire urgente.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.Combien de victoires sont généralement attribuées à Une de Mai ?

    Bonne réponse.La bonne réponse : 74. Les sources historiques consacrées à Une de Mai lui attribuent 74 victoires au cours de sa carrière.

  2. 2.Dans quelle discipline Une de Mai s’est-elle illustrée ?

    Bonne réponse.La bonne réponse : Le trot. Une de Mai était une jument de trotteur français. Elle courait principalement au trot attelé, avec un driver installé dans un sulky.

  3. 3.Combien de fois Une de Mai a-t-elle participé au Prix d’Amérique ?

    Bonne réponse.La bonne réponse : Six fois. Elle a participé six fois au Prix d’Amérique, de 1969 à 1974, sans remporter cette course.

Sources

  1. LeTrot, site officiel des courses au trot letrot.com
  2. IFCE Équipédia, encyclopédie du cheval equipedia.ifce.fr
  3. Bibliothèque nationale de France, Gallica gallica.bnf.fr
  4. Wikipédia, article « Une de Mai » fr.wikipedia.org

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