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Santé et soins vétérinairesGalop 6 · 6 min · 10 questions

Les principales maladies du cheval et leurs symptômes, Galop 6

Au Galop 6, vous devez reconnaître une situation anormale, protéger les autres chevaux et transmettre des observations précises. Cette fiche vous aide à distinguer les signes d’urgence, les maladies contagieuses et les atteintes liées à l’alimentation, aux muscles, aux pieds ou à la peau.

Une enfant touche l’encolure d’un cheval alezan tandis qu’une monitrice prend des notes devant les boxes

À retenir pour le Galop 6

  • Une colique, une fourbure, une détresse respiratoire ou une faiblesse brutale nécessitent un appel vétérinaire sans attendre.
  • Fièvre, toux et écoulement nasal peuvent signaler une maladie contagieuse : isolez le cheval et évitez le matériel partagé.
  • Une boiterie, une chaleur tendineuse ou une douleur musculaire imposent l’arrêt du travail et un avis vétérinaire.
  • Vous observez, sécurisez et transmettez les signes ; vous ne donnez aucun médicament ni traitement de votre propre initiative.

Reconnaître les urgences digestives et du pied

Une colique correspond à une douleur abdominale. Le cheval regarde ses flancs, gratte, se couche, se relève, se roule, transpire ou refuse de manger. Une agitation inhabituelle ou l’absence de crottins renforcent l’inquiétude. Éloignez les autres chevaux, retirez la nourriture, gardez l’animal dans un espace sécurisé et appelez le vétérinaire sans attendre. Ne le faites pas marcher longtemps et ne donnez ni huile, ni eau forcée, ni médicament.

La fourbure touche les pieds, souvent les antérieurs. Le cheval avance avec difficulté, reporte son poids vers l’arrière, reste campé, présente des pieds chauds et un pouls digité marqué. Il faut prévenir immédiatement le vétérinaire, limiter les déplacements et suivre les consignes du professionnel. Une fourbure peut apparaître après une surcharge alimentaire, une maladie générale ou un déséquilibre de la ration.

Astuce de moniteur : pour une colique, retenez « douleur, agitation, transit perturbé ». Pour une fourbure, imaginez un cheval qui cherche à enlever son poids de ses pinces.

Repérer les maladies respiratoires et contagieuses

La grippe équine provoque généralement une forte fièvre, une toux sèche, un abattement et un écoulement nasal. La rhinopneumonie peut donner de la fièvre et des signes respiratoires ; certaines formes atteignent aussi le système nerveux ou la reproduction. La gourme associe souvent fièvre, abattement, écoulement nasal épais et ganglions sous la gorge qui peuvent gonfler ou suppurer.

Dans ces trois situations, cessez les activités, séparez le cheval des autres et utilisez du matériel réservé si le club vous le demande. Lavez-vous les mains et prévenez rapidement le responsable d’écurie et le vétérinaire. La température rectale habituelle d’un cheval adulte au repos se situe environ entre 37 et 38 °C, avec des variations individuelles. Une fièvre, une toux ou un écoulement doivent être signalés.

L’enseignant attend que vous ne remettiez pas un cheval malade au travail et que vous décriviez les signes avec leur durée, leur intensité et l’identité du cheval.

Comprendre les maladies générales et vectorielles

Le tétanos survient après la contamination d’une plaie par une bactérie. Une raideur croissante, des difficultés à se déplacer ou à manger et des contractures sont des signes d’alerte. Le cheval doit être isolé dans un endroit calme pour limiter les stimulations, puis le vétérinaire doit être appelé immédiatement. La prévention repose notamment sur une vaccination suivie par le vétérinaire.

La piroplasmose, transmise principalement par des tiques, peut provoquer fièvre, fatigue, baisse d’appétit, muqueuses pâles ou jaunâtres et urines foncées. Elle demande un avis vétérinaire rapide. La myopathie atypique, liée à l’ingestion de graines ou de plantules d’érable sycomore, entraîne souvent faiblesse, raideur, douleurs musculaires, transpiration, difficultés à se tenir debout et parfois urines foncées. Limitez les déplacements du cheval concerné et appelez le vétérinaire sans délai. Les chevaux exposés au risque doivent être éloignés de la zone contaminée selon les consignes du professionnel.

Retenez l’image « cheval raide ou faible, vétérinaire tout de suite ». Ces maladies ne se trient pas avec un simple repos au pré.

Distinguer asthme, boiterie et tendinite

L’asthme équin peut se manifester par une toux répétée, un écoulement nasal, une respiration plus difficile et une intolérance à l’effort. La ligne de poussée abdominale visible à l’expiration, parfois appelée « ligne de pousse », peut apparaître lorsque la gêne respiratoire dure depuis un certain temps. Arrêtez le travail, éloignez le cheval de la poussière et demandez un avis vétérinaire. Ne masquez pas les signes en poursuivant la séance.

Une boiterie se repère par une irrégularité du mouvement, une tête qui se lève ou s’abaisse, une foulée raccourcie ou un refus de prendre appui. Une tendinite peut présenter une chaleur, une douleur, un gonflement ou un épaississement le long d’un tendon, souvent après un effort. Mettez le cheval au calme, ne testez pas la douleur en le faisant trotter longtemps et prévenez le responsable, qui contactera le vétérinaire.

Au Galop 6, vous devez décrire le membre concerné, la chaleur, le gonflement et le moment d’apparition, sans poser vous-même un diagnostic.

Identifier la dermatite et protéger la peau

La dermatite du paturon, souvent appelée gale de boue, se situe dans la région basse des membres. Elle peut provoquer rougeur, croûtes, suintement, perte de poils, démangeaisons et gonflement. L’humidité, la boue et certaines sensibilités cutanées favorisent son apparition. Prévenez le responsable d’écurie et demandez un avis vétérinaire si les lésions s’étendent, deviennent douloureuses, suintent ou s’accompagnent de fièvre ou de boiterie.

Gardez les membres propres et secs selon les consignes du professionnel, utilisez du matériel propre et évitez de partager les brosses. Ne grattez pas les croûtes, ne les arrachez pas et n’appliquez pas de crème ou de désinfectant choisi au hasard. Une affection cutanée peut ressembler à une autre maladie, et certaines nécessitent des précautions particulières.

Pour mémoriser, associez « peau irritée, croûtes, humidité, surveillance ». L’enseignant vérifie surtout votre sécurité, votre observation et votre capacité à alerter sans improviser un soin.

Pas à pas

  1. 1

    Sécuriser la situation

    Éloignez le cheval d’un danger immédiat, arrêtez le travail et demandez à une personne du club de vous aider.

  2. 2

    Observer sans aggraver

    Regardez le comportement, la respiration, les écoulements, la température si le responsable vous le demande, l’appui des membres et l’état général.

  3. 3

    Isoler si une contagion est possible

    Pour une fièvre, une toux, un écoulement nasal ou des ganglions, placez le cheval à l’écart et ne partagez ni seau, ni brosse, ni licol.

  4. 4

    Prévenir le responsable

    Donnez le nom du cheval, les signes observés, l’heure de début, l’évolution et l’existence éventuelle d’un effort, d’une plaie ou d’un changement alimentaire.

  5. 5

    Appeler le vétérinaire

    Le responsable contacte le vétérinaire sans attendre en cas de colique, fourbure, détresse respiratoire, faiblesse brutale, fièvre ou boiterie franche.

  6. 6

    Suivre uniquement les consignes

    Ne donnez aucun médicament, aliment particulier ou produit de soin sans décision du vétérinaire, et notez l’évolution jusqu’à son arrivée.

Le vocabulaire à connaître

Colique
Douleur abdominale pouvant se traduire par de l’agitation, des roulades, de la transpiration ou un refus de manger.
Fourbure
Atteinte douloureuse des structures internes du pied, souvent repérable par une posture campée et des pieds chauds.
Isolement sanitaire
Séparation d’un cheval suspect de maladie contagieuse afin de limiter les contacts et le partage de matériel.
Piroplasmose
Maladie transmise principalement par des tiques, pouvant provoquer fièvre, fatigue, muqueuses pâles ou jaunâtres et urines foncées.
Tendinite
Atteinte douloureuse d’un tendon, avec chaleur, gonflement ou épaississement possible après un effort.
Gale de boue
Dermatite de la région basse du membre avec rougeurs, croûtes, suintement ou perte de poils.

Les erreurs fréquentes le jour du Galop

  • Faire marcher longtemps un cheval qui présente une colique ou une fourbure, alors qu’il faut le sécuriser et appeler le vétérinaire.
  • Continuer une séance avec un cheval qui tousse, respire difficilement ou boite, au lieu d’arrêter le travail et de prévenir le responsable.
  • Partager les brosses, seaux ou licols d’un cheval fiévreux, alors qu’un isolement et du matériel réservé limitent les transmissions.
  • Appliquer une crème, donner un médicament ou retirer des croûtes sans consigne vétérinaire, au risque d’aggraver la lésion ou de masquer les signes.

Testez-vous : 10 questions

Une question à la fois, corrigée et expliquée.

Quiz complet du Galop 6

Questions fréquentes

Faut-il faire marcher un cheval qui montre des signes de colique ?

Vous sécurisez d’abord le cheval et vous appelez le responsable du club et le vétérinaire. Une marche courte peut parfois être conseillée par le professionnel, mais vous ne faites pas marcher longtemps l’animal et vous ne donnez aucun produit. Surveillez les roulades, la transpiration, les crottins et l’évolution de la douleur.

Comment savoir si une toux peut être contagieuse ?

Vous ne pouvez pas le déterminer seul à partir d’une toux isolée. Si elle s’accompagne de fièvre, d’abattement ou d’écoulement nasal, éloignez le cheval des autres, cessez le travail et prévenez le responsable. La grippe, la rhinopneumonie et d’autres affections respiratoires nécessitent un avis vétérinaire.

Quelle différence retenir entre une boiterie et une tendinite ?

La boiterie décrit une irrégularité de locomotion, quelle qu’en soit la cause. La tendinite concerne un tendon et peut associer chaleur, douleur ou gonflement sur son trajet. Dans les deux cas, vous arrêtez le travail, limitez les déplacements et demandez un examen vétérinaire sans essayer de confirmer le diagnostic vous-même.

À réviser ensuite

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Sources et vérification

Rédaction originale de Chevaloo, relue pour les faits et le style, mise à jour le 9 octobre 2026. Pour la santé de votre cheval, demandez toujours l’avis du vétérinaire.