Devenir driver de trot : mener au sulky et courir à Vincennes
Le driver conduit un trotteur attelé dans une course, assis dans un sulky, une voiture légère à deux roues. Son métier commence par l’écurie et l’apprentissage du cheval, puis se poursuit avec une licence délivrée par LeTROT pour participer aux courses, notamment à l’hippodrome de Vincennes.

Sommaire9 parties
Le métier en bref
- Formation
- La voie la plus directement liée aux courses est le CAP agricole Lad-cavalier d’entraînement, de niveau 3, préparé notamment dans le réseau AFASEC. Le bac professionnel Conduite et gestion de l’entreprise hippique, de niveau 4, permet d’élargir les responsabilités dans une écurie.
- Durée
- Le CAP agricole se prépare généralement en 2 ans après la classe de troisième, souvent en alternance. Le bac professionnel CGEH se prépare en 3 ans après la troisième, ou en une durée adaptée après un diplôme de niveau 3. La préparation à la licence de driver dépend ensuite de l’expérience et des exigences de LeTROT.
- Accès
- Il faut aimer manipuler et travailler les chevaux tous les jours, savoir monter avec un niveau équestre adapté et progresser en attelage de course. Pour courir, le candidat doit demander une licence auprès de LeTROT. L’âge minimal, le certificat médical, les épreuves et la catégorie de licence varient selon le statut et le règlement en vigueur.
- Salaire
- Comme salarié débutant d’une écurie de trot, comptez prudemment autour de 1 800 à 2 100 € brut par mois, selon le contrat, la région et les primes. Un professionnel confirmé peut se situer autour de 2 100 à 3 000 € brut mensuels comme salarié. Les gains liés aux courses, aux contrats ou aux allocations varient fortement et ne garantissent aucun revenu régulier.
- Conditions
- Les journées commencent souvent tôt et comprennent les soins, l’entraînement, le nettoyage du matériel et les déplacements. Les courses peuvent avoir lieu le week-end, les jours fériés ou en soirée, notamment à Vincennes. Le métier sollicite le dos, les épaules, les bras et les jambes, avec un risque de chute et de blessures lors de la manipulation ou de la conduite.
Missions du driver de trot
Le driver prépare le cheval avant la séance ou la course : il vérifie son état général, ses membres, ses pieds, son harnachement et l’ajustement du sulky. Il participe aussi au pansage, à la douche après l’effort, au rangement et à l’entretien des cuirs. Dans une écurie de course, ces tâches sont partagées avec les lads et l’entraîneur, selon l’organisation du travail.
Une fois assis dans le sulky, le driver règle son allure, garde le cheval dans ses limites et respecte les règles de trajectoire. Il agit avec les rênes, la voix, sa position et des demandes mesurées. En course de trot attelé, le cheval doit conserver une allure régulière, sans passer au galop, sous peine de sanction ou de disqualification.
- Observer le cheval avant et après le travail.
- Préparer le harnais, le sulky et les protections adaptées.
- Conduire à l’entraînement sur une piste ou un parcours autorisé.
- Analyser la course avec l’entraîneur et adapter le travail.
Une journée type à l’écurie et à Vincennes
Une journée peut commencer avant 6 heures par la distribution du fourrage et la préparation des chevaux à l’entraînement. Le driver aide à atteler, vérifie les traits, les guides, la sellette et les différents réglages. Il conduit ensuite plusieurs chevaux à des intensités différentes, puis participe au retour au calme, au contrôle des membres et au rangement du matériel.
Les jours de course, l’emploi du temps dépend de l’hippodrome et de l’horaire des épreuves. À Vincennes, le driver arrive avec l’équipe, consulte les informations de course, prépare chaque cheval et rejoint la piste selon les ordres de l’entraîneur. Il doit rester concentré dans les phases de départ, de placement et d’accélération, où quelques mètres changent la tactique de course.
- Préparation et échauffement du trotteur.
- Conduite de l’entraînement ou de la course.
- Retour aux écuries, soins et observation.
- Échanges avec l’entraîneur sur les allures et le comportement.
Qualités et compétences à développer
Le driver doit sentir le rythme du cheval sans le déséquilibrer. Il apprend à reconnaître une foulée régulière, une fatigue inhabituelle ou une gêne qui modifie l’allure. Cette observation commence à pied, lors des soins et de la préparation, puis se précise au sulky. Un jeune en formation progresse en conduisant d’abord dans des situations encadrées et peu chargées.
Le calme compte autant que la condition physique. En course, plusieurs concurrents se déplacent à grande vitesse dans un espace réduit. Le driver doit anticiper, respecter les autres chevaux et appliquer les ordres du règlement. À pied, il doit aussi déplacer des chevaux puissants en restant attentif aux oreilles, aux postérieurs et aux réactions de chaque animal.
- Sens de l’observation et mémoire des chevaux.
- Coordination des mains, de la voix et de la position.
- Résistance à l’effort et capacité à récupérer.
- Respect strict des règles de course et de sécurité.
Formation, apprentissage et diplômes
Le CAP agricole Lad-cavalier d’entraînement est la formation la plus directement orientée vers le travail quotidien dans une écurie de courses. L’apprentissage alterne les enseignements du centre et la pratique chez un employeur. Vous y travaillez les soins, la conduite des chevaux, l’entretien du matériel, la sécurité et l’organisation d’une écurie. Le niveau équestre demandé dépend de l’établissement et de la progression de l’élève.
Le bac professionnel CGEH apporte des compétences en gestion et en conduite d’une entreprise hippique. Il peut convenir à un jeune qui vise ensuite davantage de responsabilités, l’entraînement ou la gestion d’écurie. Le BPJEPS, le DEJEPS et le DESJEPS concernent principalement l’encadrement et l’entraînement dans les activités équestres réglementées, tandis que la licence de driver relève de LeTROT et ne constitue pas un diplôme.
Pour accéder à la course, l’apprenti doit accumuler de l’expérience, apprendre à mener régulièrement et satisfaire aux conditions de la licence correspondant à son statut. Les règles pouvant évoluer, il faut vérifier la procédure directement auprès de LeTROT et de l’établissement de formation. Un moniteur, un entraîneur ou un responsable AFASEC peut préciser le niveau attendu lors des tests et des stages.
- CAP agricole Lad-cavalier d’entraînement : voie professionnelle directement liée aux écuries de courses.
- Bac professionnel CGEH : formation de niveau 4 orientée vers la conduite et la gestion d’une entreprise hippique.
- AFASEC : réseau spécialisé dans les formations et l’emploi des courses hippiques.
- LeTROT : organisme à consulter pour les licences, les catégories et les règles de course.
Salaire et évolution professionnelle
Le salaire dépend du statut, de l’ancienneté, de la taille de l’écurie, de la région et des responsabilités. Un débutant salarié travaille souvent comme lad ou cavalier d’entraînement avant de conduire en compétition. La rémunération peut se rapprocher du salaire minimum conventionnel, avec des écarts liés aux primes et aux heures travaillées. Les montants indiqués sont des repères bruts, à vérifier dans l’offre d’emploi et la convention applicable.
Avec l’expérience, le driver peut obtenir une catégorie de licence adaptée, conduire davantage de chevaux et être recruté par une écurie reconnue. Certains deviennent entraîneurs, responsables d’écurie ou propriétaires-entraîneurs après avoir acquis des compétences en planification, en suivi des chevaux et en gestion. Les allocations ou primes de course peuvent compléter les revenus, sans constituer une rémunération stable pour tous.
- Lad ou cavalier d’entraînement.
- Driver salarié avec licence adaptée.
- Entraîneur ou responsable d’écurie.
- Propriétaire-entraîneur, après expérience et capacités de gestion.
Débouchés et réalité du métier
Les emplois se trouvent dans les écuries de trot, les centres d’entraînement, les haras et les structures liées aux courses. Le nombre de postes varie selon les régions et l’activité des écuries. La mobilité aide souvent à entrer dans le secteur, car il faut parfois déménager près d’un centre d’entraînement ou accepter des déplacements fréquents vers les hippodromes.
Le quotidien demande de la régularité, y compris lorsque la météo est difficile ou que les horaires perturbent la vie scolaire et familiale. Le travail avec les chevaux reste physique et les week-ends sont rarement libres pendant les périodes de courses. Avant de choisir cette orientation, un stage en écurie et une rencontre avec un professionnel permettent de vérifier votre endurance, votre autonomie et votre relation aux contraintes du métier.
- Écuries de trot et centres d’entraînement.
- Hippodromes et équipes de course.
- Haras et structures d’élevage liées au trot.
- Métiers d’entraîneur, de responsable d’écurie ou de lad après expérience.
Questions fréquentes
Quelle différence entre un driver et un jockey ?
Le driver conduit un cheval attelé depuis un sulky dans une course de trot. Le jockey monte directement le cheval dans une course de galop, ou sur le dos du trotteur dans le trot monté. Les deux métiers demandent une licence de course, une excellente condition physique et une connaissance précise des allures et du règlement.
Faut-il avoir le Galop 7 pour devenir driver ?
Le Galop 7 de la FFE n’est pas la licence de driver et ne suffit pas pour courir. Un bon niveau équestre aide toutefois à comprendre l’équilibre, les allures et le comportement du cheval. La conduite en course s’apprend dans le secteur du trot, avec une formation, de la pratique encadrée et les conditions fixées par LeTROT.
Peut-on conduire à Vincennes dès la sortie de l’école ?
La sortie d’une formation ne donne pas automatiquement accès aux courses de Vincennes. Il faut avoir acquis une expérience suffisante, remplir les conditions de la licence correspondant à son statut et être engagé selon les règles de la course. La conduite à Vincennes se prépare progressivement avec un entraîneur et une équipe qui connaissent le niveau du cheval et du driver.
Le driver gagne-t-il de l’argent avec les victoires ?
Les allocations et les primes peuvent compléter les revenus lorsqu’un cheval obtient un bon classement, selon les règles de la course et les accords entre les personnes concernées. Elles varient fortement d’une saison à l’autre et d’un cheval à l’autre. Un driver salarié doit donc considérer son salaire contractuel avant d’évaluer ses revenus, car les gains de course ne sont pas garantis.
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Sources
- 1.LeTROT, site officiel et réglementation des courses au trot letrot.com
- 2.AFASEC, formations et métiers des courses hippiques afasec.fr
- 3.IFCE Équipédia, ressources sur les courses et la filière équine equipedia.ifce.fr
- 4.France Travail, fiches et informations sur les métiers francetravail.fr
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- RaceTrotteur français : caractère, usages et entretienLe trotteur français est un cheval sélectionné en France pour les courses de trot attelé et monté. Son arrière-main puissante, son endurance et son énergie peuvent servir au loisir après une réforme des courses. Il demande toutefois un cavalier patient, car ses allures et ses réflexes initiaux doivent souvent être réorganisés sous la selle.
- MatérielLe sulky, la voiture légère des courses de trotLe sulky est une voiture hippomobile à deux roues et à un seul siège, conçue pour être tirée rapidement par un cheval attelé. Les modèles de course privilégient la légèreté et l’aérodynamisme, tandis que les sulkys d’entraînement recherchent davantage de solidité, de stabilité et de confort.
- MétierLad-jockey et cavalier d’entraînement : un métier au rythme des chevaux de courseLe lad-jockey et le cavalier d’entraînement s’occupent chaque jour des chevaux de course et montent ceux qui travaillent à l’entraînement. Leur journée commence souvent avant le lever du jour, avec des soins, des sorties montées et un suivi précis de chaque cheval. La formation passe notamment par l’AFASEC et le CAP agricole lad-cavalier d’entraînement.
