Lad-jockey et cavalier d’entraînement : un métier au rythme des chevaux de course
Le lad-jockey et le cavalier d’entraînement s’occupent chaque jour des chevaux de course et montent ceux qui travaillent à l’entraînement. Leur journée commence souvent avant le lever du jour, avec des soins, des sorties montées et un suivi précis de chaque cheval. La formation passe notamment par l’AFASEC et le CAP agricole lad-cavalier d’entraînement.

Sommaire9 parties
Le métier en bref
- Formation
- Le diplôme le plus directement adapté est le CAP agricole lad-cavalier d’entraînement, préparé notamment dans les établissements de l’AFASEC. Un CAP agricole palefrenier-soigneur ou un bac professionnel conduite et gestion de l’entreprise hippique, spécialité activités hippiques, peuvent aussi mener vers les écuries de course. Le BPJEPS, le DEJEPS et le DESJEPS concernent surtout l’encadrement et l’entraînement dans les activités équestres, avec des conditions d’accès spécifiques.
- Durée
- Le CAP agricole se prépare généralement en 2 ans après la classe de troisième, avec une alternance entre enseignements et périodes en entreprise. Une formation en apprentissage peut être organisée sur ce modèle. Le bac professionnel se prépare en 3 ans après la troisième ou en 2 ans après un CAP selon le parcours. La durée réelle dépend de l’établissement, de l’âge et des équivalences accordées.
- Accès
- L’entrée en CAP se fait généralement après la troisième, souvent à partir de 15 ans révolus en apprentissage selon le contrat et la réglementation. Il faut accepter la vie d’écurie, monter aux trois allures et savoir manipuler un cheval en sécurité. Les établissements peuvent organiser un entretien, une évaluation équestre ou une période d’essai. Une bonne condition physique et une mobilité géographique sont souvent nécessaires.
- Salaire
- À titre prudent, un débutant salarié peut se situer autour de 1 800 à 2 000 euros brut par mois, selon le contrat et la convention applicable. Un cavalier confirmé peut atteindre environ 2 200 à 3 000 euros brut par mois, parfois davantage avec des responsabilités, des primes ou un poste dans une grande structure. Les montants varient selon l’écurie, le galop, la région, les astreintes et les avantages en nature.
- Conditions
- Le travail se déroule dans une écurie de galop ou de trot, sur une piste d’entraînement, un hippodrome ou des chemins autorisés. Les horaires sont matinaux, avec des week-ends et des jours fériés travaillés selon les courses et les soins. Le métier demande de porter des seaux, de curer des boxes, de marcher et de monter plusieurs chevaux. Le froid, la pluie, la poussière, le bruit et le risque de chute font partie du quotidien.
Des soins précis et un entraînement régulier
Le lad-jockey commence par observer les chevaux avant de les sortir : appétit, attitude, crottins, respiration au repos, membres engorgés ou chaleur anormale. Il distribue les rations prévues par l’écurie, renouvelle l’eau, cure les pieds et entretient les boxes. Le pansage enlève la poussière et permet de repérer une plaie, une douleur ou une modification inhabituelle du comportement.
Le cavalier d’entraînement monte les chevaux sur la piste, au pas, au trot et au galop, selon les consignes de l’entraîneur. Il respecte l’allure, la distance et l’intensité prévues pour chaque cheval. Après le travail, il fait récupérer l’animal, le douche ou le marche si les habitudes de l’écurie le prévoient, puis transmet ses observations avec précision.
- Préparer les chevaux et le matériel avant la sortie.
- Monter à l’entraînement sur piste ou en extérieur autorisé.
- Surveiller l’état général, les membres, les pieds et la récupération.
- Nettoyer les boxes, les abreuvoirs et le matériel.
- Signaler rapidement une boiterie, une baisse d’appétit ou un comportement inhabituel.
Une journée qui commence avant l’aube
Dans de nombreuses écuries, la première équipe arrive entre 5 h et 6 h, parfois plus tôt les jours de travail intense. Le début de matinée est consacré aux premiers soins, à la préparation des chevaux et aux sorties montées. Les chevaux sont répartis en lots selon leur âge, leur niveau de condition et le programme fixé par l’entraîneur.
Entre deux lots, le cavalier remet les chevaux au calme, range le matériel et participe aux tâches d’écurie. Une seconde partie de journée peut comprendre une nouvelle distribution de fourrage, des soins, le nettoyage des boxes et la préparation des chevaux du lendemain. Les horaires changent avec la saison, la météo, les déplacements et le calendrier des réunions de courses.
- 5 h à 6 h : arrivée, observation et préparation des premiers chevaux.
- Matinée : sorties montées et retour au calme de chaque cheval.
- Fin de matinée : soins, boxes, matériel et transmissions à l’équipe.
- Après-midi : entretien, nouvelles sorties éventuelles et préparation du lendemain.
Les qualités qui comptent dans l’écurie
Il faut être attentif aux détails et capable de comparer l’état habituel d’un cheval avec celui du jour. Un cheval qui mange moins, marche raide ou récupère lentement peut nécessiter un avis de l’entraîneur et du vétérinaire. Le cavalier doit décrire les faits, sans poser lui-même de diagnostic. Une boiterie brutale, une colique ou un cheval couché qui ne se relève pas imposent d’appeler le vétérinaire tout de suite.
La maîtrise technique compte aussi : monter en équilibre, suivre un cheval dans un groupe, conserver une position stable et respecter les consignes de sécurité. Le travail demande ponctualité, endurance, sang-froid et esprit d’équipe. Il faut accepter de répéter les mêmes gestes chaque jour, tout en adaptant son comportement à des chevaux de caractère et de niveau différents.
- Observer avant d’agir.
- Communiquer clairement avec l’entraîneur et l’équipe.
- Rester stable et léger à cheval.
- Respecter les distances entre chevaux et les règles de circulation.
- Porter un casque aux normes et des chaussures adaptées.
Formation et diplômes pour entrer dans la filière
Le CAP agricole lad-cavalier d’entraînement est la formation la plus ciblée pour apprendre le travail des écuries de course et la monte d’entraînement. L’AFASEC accompagne les jeunes et les adultes vers les métiers des courses hippiques, avec des établissements et des parcours en alternance selon les formations ouvertes. Le CAP agricole palefrenier-soigneur apporte une base solide en soins et en entretien, avec une spécialisation course à compléter en entreprise.
Le bac professionnel conduite et gestion de l’entreprise hippique, spécialité activités hippiques, convient à un parcours plus long comprenant la gestion et le fonctionnement d’une entreprise hippique. Le BPJEPS, le DEJEPS et le DESJEPS relèvent surtout de l’encadrement ou du perfectionnement sportif. Ils ne sont donc pas les diplômes d’entrée habituels pour devenir lad-jockey. Une expérience concrète en écurie reste déterminante, quelle que soit la voie scolaire.
- CAP agricole lad-cavalier d’entraînement, voie spécialisée des courses hippiques.
- CAP agricole palefrenier-soigneur, base possible pour entrer en écurie.
- Bac professionnel CGEH, spécialité activités hippiques.
- Apprentissage et stages en entreprise pour développer les gestes professionnels.
- AFASEC, organisme spécialisé dans les formations et l’accompagnement des métiers des courses.
Salaire et évolution professionnelle
Le premier salaire dépend du contrat d’apprentissage ou de travail, de l’âge, de la convention collective et des avantages liés à l’emploi. En CDI ou en CDD, la rémunération doit respecter le minimum légal et les dispositions applicables à la filière. Le logement, les repas ou certaines primes peuvent modifier le revenu réellement disponible. Il faut demander le détail du salaire brut, des horaires et des astreintes avant de signer.
Avec l’expérience, le lad peut devenir cavalier d’entraînement confirmé, responsable d’une équipe ou premier garçon d’écurie, selon l’organisation de la structure. Certains se dirigent vers le métier de jockey ou de driver, avec des exigences physiques et sportives particulières. D’autres poursuivent vers l’entraînement des chevaux de course, la gestion d’écurie ou un métier de soins équins.
- Débutant : environ 1 800 à 2 000 euros brut mensuels, selon le contrat.
- Confirmé : environ 2 200 à 3 000 euros brut mensuels, avec de fortes variations.
- Primes et avantages : variables selon l’écurie, les courses et les responsabilités.
- Évolution : cavalier confirmé, premier garçon, jockey, entraîneur ou responsable d’écurie.
Débouchés et réalité du quotidien
Les débouchés se trouvent dans les écuries de galop, les écuries de trot, les centres d’entraînement, les haras et les structures liées aux hippodromes. La mobilité est souvent un atout, car les emplois sont concentrés dans les principales régions de courses. Le permis de conduire peut devenir utile pour les déplacements, les transports de chevaux et les horaires qui commencent avant les transports en commun.
Le métier convient à une personne qui aime la vie dehors et le contact quotidien avec les chevaux, tout en acceptant une organisation collective et des contraintes physiques. Les congés et les week-ends se planifient avec l’équipe. Avant de choisir cette voie, une immersion en écurie permet de vérifier votre capacité à vous lever tôt, à travailler par tous les temps et à rester vigilant après plusieurs heures d’activité.
- Écuries de galop et de trot.
- Centres d’entraînement et hippodromes.
- Haras et structures d’élevage liées aux chevaux de course.
- Écuries de propriétaires ou de reconversion après une carrière sportive.
- Formations et emplois accessibles par l’AFASEC et les réseaux professionnels de la filière.
Questions fréquentes
Quelle différence entre un lad-jockey et un jockey ?
Le lad-jockey soigne les chevaux et les monte régulièrement à l’entraînement. Le jockey monte principalement en course, selon ses engagements et sa spécialisation. Un lad-jockey peut devenir jockey s’il possède le niveau équestre, les aptitudes physiques, l’expérience et les autorisations nécessaires. Les deux fonctions restent liées, car le suivi quotidien du cheval prépare aussi le travail sportif.
Faut-il déjà monter très bien à cheval pour entrer en formation ?
Il faut généralement être à l’aise aux trois allures et savoir manipuler un cheval en sécurité, même si le niveau exact dépend de l’établissement. Les tests ou entretiens peuvent vérifier l’équilibre, la maîtrise des gestes de base et la motivation. Une expérience en centre équestre, en stage ou dans une écurie aide à confirmer votre projet avant l’inscription.
Les horaires sont-ils compatibles avec une vie de famille ?
Les horaires commencent souvent très tôt, fréquemment entre 5 h et 6 h, et peuvent inclure les samedis, dimanches et jours fériés. Les périodes de courses et les déplacements modifient l’organisation. Les repos existent, mais ils sont planifiés avec l’écurie. Il faut donc discuter précisément du planning, des astreintes, du logement éventuel et des heures supplémentaires avec l’employeur.
Que faire si un cheval semble boiteux après l’entraînement ?
Arrêtez le travail, mettez le cheval en sécurité et prévenez immédiatement l’entraîneur. Une boiterie brutale, une chaleur importante d’un membre ou une douleur marquée justifie d’appeler le vétérinaire en urgence. Le cavalier ne donne aucun médicament de sa propre initiative. Il note l’heure, les circonstances et les signes observés pour transmettre des informations utiles au professionnel.
Testez-vous
3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.
Sources
- 1.AFASEC, formations aux métiers des courses hippiques afasec.fr
- 2.Ministère de l’Agriculture, enseignement agricole et diplômes professionnels agriculture.gouv.fr
- 3.IFCE Équipédia, encyclopédie du cheval et des métiers de la filière équine equipedia.ifce.fr
- 4.France Travail, fiches et informations sur les métiers francetravail.fr
Mis à jour le .
À lire aussi
- MétierJockey : monter en course, se former et construire sa carrièreLe jockey monte des chevaux au galop en compétition, sur le plat ou sur les obstacles. En France, la voie la plus directement liée au métier passe par l’AFASEC et ses écoles de courses hippiques, avec une formation en apprentissage, un suivi sportif et des contraintes de poids à comprendre avant de s’engager.
- MétierEntraîneur de chevaux de course : préparer les chevaux et gérer une écurieL’entraîneur de chevaux de course organise le travail quotidien des galopeurs ou des trotteurs, surveille leur santé et prépare leur engagement en compétition. Il encadre une équipe, échange avec les propriétaires et doit obtenir la licence professionnelle adaptée auprès de France Galop ou de LeTrot pour exercer selon son activité.
- DisciplineCourses de galop : plat et obstaclesLes courses de galop opposent des chevaux montés par des jockeys sur une distance et un parcours définis. Le plat se dispute sur une piste sans obstacle ; les courses d’obstacles comprennent les haies, le steeple-chase et le cross-country. En France, Longchamp, Chantilly et Auteuil sont trois hippodromes majeurs.
- DisciplineLes courses de trot, du sulky au trot montéLes courses de trot opposent des chevaux capables de conserver une allure régulière, attelés à un sulky ou montés par un jockey. En France, le trotteur français domine cette spécialité, avec des rendez-vous suivis comme le Prix d’Amérique à Vincennes. Une rupture d’allure au galop entraîne généralement la disqualification.
