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Jockey : monter en course, se former et construire sa carrière

Le jockey monte des chevaux au galop en compétition, sur le plat ou sur les obstacles. En France, la voie la plus directement liée au métier passe par l’AFASEC et ses écoles de courses hippiques, avec une formation en apprentissage, un suivi sportif et des contraintes de poids à comprendre avant de s’engager.

Mis à jour le 7 min de lecture

Un jockey en casaque bleue et blanche, penché sur l’encolure d’un cheval bai, galope sur une piste devant les tribunes
Sommaire9 parties

Le métier en bref

Formation
La voie la plus directe est le CAP agricole métiers de l’agriculture, support équin, préparé dans une école de courses de l’AFASEC. Le bac professionnel conduite et gestion de l’entreprise hippique, ou bac pro CGEH, permet ensuite d’élargir ses responsabilités. Aucun diplôme unique ne donne à lui seul le titre de jockey. Le BPJEPS, le DEJEPS et le DESJEPS concernent surtout l’encadrement sportif et ne constituent pas la voie normale pour monter en course.
Durée
Le CAP agricole se prépare généralement en deux ans après la classe de troisième, souvent en apprentissage. Le bac professionnel CGEH se prépare en trois ans après la troisième, ou en durée adaptée après un CAP selon le dossier et l’établissement. La progression comme jockey continue ensuite dans l’écurie, avec l’entraînement quotidien, les courses et l’expérience du terrain.
Accès
Les écoles de l’AFASEC recrutent sur dossier, entretien et tests, avec une aptitude médicale compatible avec la pratique des courses. Il faut monter à cheval avec équilibre, accepter de travailler tôt et supporter un encadrement sportif strict. L’entrée en apprentissage dépend de l’âge légal, du contrat trouvé et des règles de l’établissement. Le niveau Galop 4 ou 5 peut constituer un repère pratique, sans remplacer les tests de sélection.
Salaire
À titre indicatif, un jockey débutant salarié peut se situer autour de 1 500 à 2 000 euros bruts par mois, puis autour de 2 000 à 4 000 euros bruts pour un jockey confirmé. Ces montants varient selon l’employeur, le contrat, les primes, les indemnités et les gains liés aux courses. Les revenus peuvent être irréguliers et les montants annoncés ne garantissent pas le niveau réellement perçu.
Conditions
Le travail commence souvent avant 6 heures pour les lots d’entraînement, avec des soins, des montes répétées et des déplacements à l’hippodrome. Le jockey travaille dehors par tous les temps, porte une tenue réglementaire et doit maîtriser son poids sans mettre sa santé en danger. Les courses ont lieu les week-ends et les jours fériés. Le casque aux normes et le gilet de protection sont indispensables selon les situations et les règlements.

Les missions du jockey

Le jockey monte les chevaux pendant les séances d’entraînement, d’abord pour les habituer au rythme, aux autres chevaux et aux consignes de l’entraîneur. Il observe la locomotion, l’impulsion, la respiration et le comportement de chaque cheval, puis transmet ses remarques. Il participe aussi aux soins courants, au pansage, à la préparation du filet et de la selle de course, ainsi qu’au retour au calme après l’effort.

En course de plat, le jockey cherche à économiser les forces du cheval, à choisir une place dans le peloton et à accélérer au moment demandé. En obstacle, il doit accompagner les sauts, garder son équilibre sur les variations de terrain et anticiper la réception. Le jockey ne décide pas seul de la stratégie, car l’entraîneur, le propriétaire et les caractéristiques du cheval entrent aussi dans la préparation.

  • Monter les chevaux à l’entraînement et en course
  • Respecter les consignes de l’entraîneur et les règles de la société de course
  • Surveiller l’état physique et le comportement des chevaux
  • Préparer sa tenue, son matériel et son poids de course

Une journée type en écurie de courses

La journée peut commencer avant l’aube par la préparation des chevaux, le nettoyage rapide des membres et la mise en place du matériel. Le jockey monte plusieurs lots, avec des temps de récupération entre les chevaux. Après chaque séance, il dessangle, marche le cheval, vérifie l’absence de chaleur ou de blessure visible et transmet ses observations à l’entraîneur ou au personnel d’écurie.

Les jours de course, il faut rejoindre l’hippodrome, vérifier la selle et le poids déclaré, écouter les consignes du professionnel responsable, puis se rendre au rond de présentation. Après la course, le jockey remet pied à terre dans une zone prévue, restitue le matériel et peut être pesé. Les déplacements, l’attente entre deux courses et le retour tardif s’ajoutent au temps passé à cheval.

  • Début de journée souvent très matinal
  • Plusieurs chevaux montés lors d’une même matinée
  • Courses possibles le samedi, le dimanche et les jours fériés
  • Déplacements fréquents entre écurie, centre d’entraînement et hippodrome

Les qualités nécessaires

Un jockey doit avoir un équilibre indépendant, c’est-à-dire rester stable sans tirer sur les rênes ni s’accrocher à la bouche du cheval. Il doit sentir une variation d’allure, une perte d’impulsion ou une gêne avant qu’elle ne devienne évidente. La coordination entre les jambes, les mains et le haut du corps doit rester précise lorsque le cheval accélère ou change de trajectoire.

Le métier demande aussi du sang-froid, de la ponctualité et une bonne capacité à recevoir des consignes. Le jockey travaille dans une équipe où chaque personne connaît les chevaux et les horaires. La condition physique doit être entretenue par du renforcement musculaire, du travail cardio-respiratoire et une alimentation suivie par des professionnels, sans régime dangereux pour atteindre un poids de course.

  • Équilibre et coordination
  • Réactivité sans gestes brusques
  • Goût du travail en équipe
  • Résistance physique et récupération
  • Capacité à accepter les contraintes de poids avec un suivi adapté

Formation et diplômes

L’AFASEC, association liée à la formation et à l’accompagnement des professionnels des courses, possède des écoles et des centres de formation dédiés aux métiers hippiques. Le CAP agricole métiers de l’agriculture, support équin, permet d’apprendre les bases de l’entretien des chevaux, de l’écurie et du travail monté. L’apprentissage associe des cours, des périodes en établissement et une présence régulière chez un entraîneur.

Le bac pro CGEH développe davantage la gestion d’une entreprise hippique, l’organisation du travail, l’entretien des chevaux et la conduite d’une écurie. Il peut convenir à un jeune qui envisage ensuite une évolution vers l’assistanat d’entraîneur ou la gestion. Le BTS, le BPJEPS, le DEJEPS et le DESJEPS répondent à d’autres projets du secteur équestre et ne sont pas exigés pour devenir jockey.

Pour entrer, le candidat doit vérifier les conditions de l’école et de l’apprentissage, car l’âge, le niveau scolaire, l’aptitude médicale, les tests d’équitation et l’existence d’un contrat peuvent compter. Une expérience en centre équestre aide à confirmer son projet, mais monter en club ne reproduit pas les accélérations, les pelotons et les horaires d’une écurie de courses.

  • CAP agricole métiers de l’agriculture, support équin
  • Bac professionnel conduite et gestion de l’entreprise hippique
  • Formations AFASEC en apprentissage
  • BPJEPS, DEJEPS et DESJEPS pour l’encadrement sportif, selon le projet

Salaire et évolution

La rémunération dépend du contrat de travail, de l’ancienneté, de l’écurie et des primes. Un débutant salarié peut se situer autour de 1 500 à 2 000 euros bruts mensuels, tandis qu’un jockey confirmé peut atteindre environ 2 000 à 4 000 euros bruts mensuels dans une situation régulière. Les montants varient fortement, notamment lorsque les indemnités de monte et les gains liés aux résultats s’ajoutent au salaire.

L’apprenti jockey bénéficie d’un statut d’apprenti et d’une rémunération calculée selon les règles de l’apprentissage, l’âge et l’année du contrat. En course, une allocation de poids peut s’appliquer aux apprentis selon leur nombre de victoires et les règlements en vigueur. Le poids autorisé n’est donc pas une valeur fixe. Il dépend notamment de la course, du cheval, du matériel et de la discipline.

Après quelques années, certains jockeys deviennent jockeys titulaires dans une écurie, cavaliers d’entraînement, assistants d’entraîneur ou entraîneurs après les formations et l’expérience nécessaires. D’autres se réorientent vers le métier de lad-jockey, le suivi des chevaux, l’élevage ou la reconversion professionnelle. Une carrière de jockey peut être courte à cause des blessures, de la difficulté à maintenir le poids ou de la baisse des performances.

  • Débutant salarié : environ 1 500 à 2 000 euros bruts par mois
  • Confirmé : environ 2 000 à 4 000 euros bruts par mois, avec de fortes variations
  • Primes et indemnités liées aux courses variables
  • Évolution possible vers l’entraînement, l’écurie, l’élevage ou une reconversion

Débouchés et réalité du métier

Les débouchés se trouvent dans les écuries de courses de galop, les centres d’entraînement, les hippodromes et certaines structures d’élevage. Le nombre de montes dépend du réseau professionnel, de la confiance des entraîneurs et des résultats obtenus. Un bon niveau équestre ne suffit pas à garantir des engagements, car les places sont liées aux chevaux disponibles et aux décisions des professionnels.

Le plat demande une position aérodynamique, une grande vitesse de réaction et une capacité à rester groupé dans un peloton. L’obstacle ajoute les sauts, les réceptions, les changements de rythme et un risque de chute accru. Dans les deux disciplines, le casque aux normes, le gilet de protection lorsque le règlement l’impose et le respect des consignes de sécurité réduisent les risques sans les supprimer.

Avant de choisir cette voie, un stage d’observation dans une écurie ou une rencontre avec un centre AFASEC permet de comparer le rêve de course au quotidien réel. Il faut accepter les réveils matinaux, le travail physique, la météo, les week-ends et la surveillance du poids. La santé du jockey passe avant la recherche d’un poids irréaliste, avec un accompagnement médical et sportif si nécessaire.

  • Écuries de galop et centres d’entraînement
  • Hippodromes et structures de courses
  • Élevages et maisons de ventes, selon l’expérience
  • Reconversion vers le lad-jockey, l’entraînement ou les métiers de l’écurie

Questions fréquentes

Quelle différence entre un jockey et un lad-jockey ?

Le jockey monte principalement en course et peut aussi monter à l’entraînement. Le lad-jockey travaille quotidiennement à l’écurie, soigne et entraîne les chevaux, et peut participer à des courses selon son statut et son expérience. Dans une petite écurie, les fonctions peuvent se recouper, mais la responsabilité de la monte en compétition distingue généralement le jockey.

Quel poids faut-il faire pour devenir jockey ?

Il n’existe pas un poids unique valable pour tous les jockeys. Le poids porté est fixé par le programme de la course et inclut le jockey, la selle et certains éléments du matériel. Le plat impose souvent des poids plus bas que l’obstacle, mais les valeurs varient selon les épreuves et les chevaux. Un suivi médical est préférable avant toute démarche de contrôle du poids.

Peut-on devenir jockey après avoir commencé l’équitation au collège ?

Oui, un début en club peut conduire à une orientation vers les courses, à condition de développer rapidement l’équilibre, la position et la capacité à monter plusieurs chevaux. Les écoles et centres de l’AFASEC évaluent le niveau équestre, l’aptitude physique, la motivation et le projet. Une immersion en écurie de courses permet de vérifier que les horaires et le travail quotidien vous conviennent.

Les jockeys travaillent-ils seulement le jour des courses ?

Non. La plus grande partie du travail se déroule à l’entraînement et à l’écurie. Le jockey peut monter plusieurs chevaux tôt le matin, participer à leur récupération et transmettre ses observations à l’entraîneur. Les jours de course comprennent aussi les déplacements, la préparation du matériel, le pesage, le rond de présentation et les soins après la course. Les week-ends et jours fériés sont souvent travaillés.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.Quelle formation est directement liée aux métiers des courses hippiques ?

    Bonne réponse.La bonne réponse : Le CAP agricole métiers de l’agriculture, support équin. Le CAP agricole métiers de l’agriculture, support équin, fait partie des voies de formation proposées dans le secteur des courses, notamment avec l’apprentissage.

  2. 2.Quelle différence caractérise surtout le plat et l’obstacle ?

    Bonne réponse.La bonne réponse : L’obstacle ajoute des sauts et des réceptions à gérer. En obstacle, le jockey doit accompagner les sauts, anticiper les réceptions et gérer les changements de rythme, en plus de piloter sa course.

  3. 3.Pourquoi le poids du jockey ne peut-il pas être donné par une seule valeur ?

    Bonne réponse.La bonne réponse : Parce qu’il dépend notamment de la course et du matériel porté. Le poids déclaré varie selon les conditions de la course et comprend le jockey ainsi qu’une partie du matériel. Les apprentis peuvent aussi bénéficier d’une allocation prévue par le règlement.

Sources

  1. AFASEC, Formations aux métiers des courses hippiques afasec.fr
  2. ONISEP, Fiches métiers et formations de la filière hippique onisep.fr
  3. France Travail, Métiers et offres d’emploi de la filière équine francetravail.fr
  4. IFCE Équipédia, Ressources sur les courses hippiques et les métiers du cheval equipedia.ifce.fr

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