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Auxois : caractère, usages et entretien

L’auxois est un cheval de trait français sélectionné en Bourgogne pour la traction agricole. Grand, dense et calme, il convient surtout à l’attelage, aux travaux ruraux et à la randonnée menée avec un cavalier déjà autonome. Sa force se sent dans les montées et les démarrages, tandis que ses allures demandent d’accepter un cheval moins rapide et moins maniable qu’un cheval de selle.

Mis à jour le 5 min de lecture

Auxois, illustration à l'aquarelle
Sommaire9 parties

Carte d’identité

Type
Cheval de trait
Origine
France, Bourgogne historique, principalement l’Auxois et les secteurs voisins de Côte-d’Or, de l’Yonne, de la Saône-et-Loire et de la Nièvre
Taille
1,60 à 1,70 m au garrot
Poids
700 à 1 100 kg selon le sexe, le modèle et l’état corporel
Robes

La robe est surtout baie, baie brune ou rouanne, avec des marques blanches en tête ou des balzanes possibles, sans constituer le signe principal de la race.

Caractère
  • Calme au travail
  • Puissant dans l’effort
  • Coopératif avec un meneur régulier
  • Posé dans les manipulations
  • Parfois lent à mettre en mouvement
Niveau conseillé
Intermédiaire

Un cavalier de niveau intermédiaire, à partir d’environ 12 ans selon son encadrement et sa taille, peut le monter si la structure possède du matériel adapté à son modèle. Le galop 3 ou 4 donne généralement les bases pour gérer ses grandes foulées, ses transitions lentes et son inertie.

Entretien
Entretien modéré

L’auxois supporte bien une vie au pré avec abri, mais son grand format demande une surface de déplacement suffisante et une ration surveillée lorsque l’herbe est riche ou que le travail diminue. Ses pieds et ses fanons se contrôlent régulièrement, surtout sur sol humide, car la boue s’y accumule facilement.

L’auxois reste une race française à faible effectif, suivie dans les dispositifs de conservation des races de trait.

Auxois en 3D

Une race de traction née en Bourgogne

Le nom de l’auxois vient de l’Auxois, région de Bourgogne située autour de l’actuelle Côte-d’Or. Sa formation repose sur des juments locales croisées avec des étalons ardennais et trait du Nord. Les éleveurs recherchaient un cheval suffisamment grand et puissant pour les labours, les transports agricoles et les travaux réalisés sur des terres lourdes.

La mécanisation agricole a réduit son emploi au cours du XXe siècle, tandis que la sélection a parfois favorisé des modèles très lourds destinés à la production de viande. L’auxois a ensuite retrouvé des débouchés dans l’attelage de loisir, le débardage, la viticulture et certaines actions d’entretien des espaces, où sa force limite le recours aux engins motorisés.

Reconnaître un auxois

L’auxois présente un modèle de trait lourd, avec une poitrine profonde, un dos large et une arrière-main musclée. Sa tête est souvent expressive, son encolure épaisse et son garrot peu saillant par rapport à celui d’un cheval de selle. Les membres sont solides, les articulations larges et les crins abondants, avec des fanons généralement présents sans être aussi fournis que chez certains chevaux de trait plus poilus.

Au pas, il avance avec une amplitude régulière et une poussée marquée des postérieurs. Son trot peut couvrir du terrain, mais le poids du modèle limite la vivacité des changements d’allure. Une robe baie, baie brune ou rouanne et une silhouette très charpentée orientent vers l’auxois, sans permettre à elles seules une identification officielle.

  • Une taille souvent comprise entre 1,60 et 1,70 m au garrot.
  • Une poitrine profonde et un dos large, adaptés à la traction.
  • Une encolure épaisse reliée à une épaule puissante.
  • Des membres forts avec des articulations larges et des fanons présents.
  • Une robe principalement baie, baie brune ou rouanne.

Un tempérament posé, avec une vraie puissance

Au pré, l’auxois se montre généralement calme et peu démonstratif. Son gabarit lui donne une présence imposante, mais un individu correctement manipulé peut rester facile à mener, panser et atteler. Comme chez toutes les races, l’éducation et les expériences précoces comptent davantage que l’étiquette de tempérament donnée à la race.

Au travail, il répond mieux à des demandes claires et régulières qu’à des actions rapides répétées. Il peut paraître lent au démarrage, puis développer une traction importante une fois lancé. Un meneur ou un cavalier qui anticipe les arrêts, les virages et les transitions obtient généralement des réponses plus souples.

Monter un auxois

Monté, l’auxois donne une sensation de stabilité et de puissance. Son pas est confortable pour une randonnée, mais ses foulées sont longues et son déplacement pèse davantage qu’avec un cheval de selle. Le trot demande de trouver une cadence régulière, car un cheval de ce format peut secouer un cavalier qui reste raide ou qui cherche à accélérer constamment.

Il convient à un cavalier intermédiaire capable de gérer un grand cheval dans les transitions et les chemins étroits. En club, il peut participer à des promenades, à du travail à pied et à des séances de dressage simples, si la selle, la carrière et les installations acceptent son gabarit. Chez un particulier, il prend tout son sens en randonnée attelée ou montée, avec des étapes adaptées à sa condition.

Les disciplines et usages de l’auxois

L’attelage est l’usage le plus cohérent avec son histoire et son modèle. Il peut tirer une voiture de loisir, un matériel agricole léger ou une charge liée à un événement, à condition d’être formé progressivement à la voix, aux arrêts et aux bruits derrière lui. Le débardage et le travail dans les vignes utilisent aussi sa capacité à avancer avec précision dans des espaces où un engin serait encombrant.

La randonnée montée convient aux individus suffisamment dressés, surtout sur des itinéraires où l’on recherche le calme et la régularité plutôt que la vitesse. Le dressage de base, l’équitation de travail et le spectacle peuvent compléter son emploi, tandis que le saut d’obstacles, les courses et les disciplines demandant des changements de direction très rapides correspondent rarement à ses aptitudes physiques.

Entretenir un grand cheval de trait

Une vie au pré avec des congénères, un abri et du fourrage en quantité contrôlée convient généralement à l’auxois. Son grand gabarit augmente les besoins d’entretien des clôtures, des abreuvoirs et des passages, qui doivent rester accessibles à un cheval large et lourd. Lorsque l’herbe est riche ou que le travail cesse, la ration doit être ajustée pour éviter une prise d’état excessive.

Les pieds se curent et se surveillent fréquemment, car leur taille et les conditions humides compliquent le contrôle visuel. Les fanons se vérifient après les sorties dans la boue et les membres se sèchent si nécessaire. La race ne possède pas, dans les références généralistes consultées, une sensibilité héréditaire unique à retenir ici ; l’état corporel et la qualité du suivi restent toutefois particulièrement importants chez un cheval aussi massif.

Le saviez-vous ?

  • 1.L’auxois porte le nom de l’Auxois, une région bourguignonne qui a donné son cadre historique à sa sélection.
  • 2.Ses usages actuels comprennent le débardage et certains travaux viticoles, où sa traction peut remplacer ponctuellement un engin.
  • 3.La race a failli disparaître lorsque la mécanisation agricole et la sélection bouchère ont réduit les débouchés du cheval de travail.

Questions fréquentes

L’auxois est-il adapté à un cavalier débutant ?

Son calme peut rassurer, mais son poids, sa force et son inertie demandent des bases solides. Un débutant peut le découvrir avec un moniteur sur un cheval d’école bien éduqué, surtout au pas et en extérieur. Pour l’achat ou la gestion quotidienne, un niveau intermédiaire est plus prudent, car les déplacements, les transitions et les soins mobilisent un grand gabarit.

Peut-on faire de la randonnée montée avec un auxois ?

Oui, si le cheval est dressé, correctement conditionné et équipé pour son modèle. Il convient aux sorties régulières au pas, aux chemins vallonnés et aux randonnées où la stabilité compte davantage que la vitesse. Les longues étapes doivent augmenter progressivement, car porter un cavalier ajoute une charge à un cheval déjà très lourd.

Pourquoi voit-on surtout l’auxois en attelage ?

Son histoire et sa conformation l’ont destiné à tirer : poitrine profonde, membres solides, arrière-main musclée et grande capacité de traction. L’attelage utilise directement ces qualités, alors que l’équitation sportive demande davantage de légèreté, de vitesse et de changements de direction. Il peut toutefois être monté pour la randonnée et le travail élémentaire.

Comment distinguer un auxois d’un ardennais ?

La distinction visuelle reste délicate, car l’auxois est proche de l’ardennais par ses origines et son type de cheval de trait. L’auxois est souvent grand, très charpenté et fréquemment bai ou rouan. Pour une identification fiable, il faut consulter les papiers d’identification et le stud-book, car la robe et la silhouette ne suffisent pas.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.Dans quelle région française l’auxois a-t-il été sélectionné ?

    Bonne réponse.La bonne réponse : En Bourgogne, autour de l’Auxois. L’auxois tire son nom de l’Auxois, région bourguignonne qui a constitué son berceau d’élevage et de sélection.

  2. 2.Quel usage correspond le mieux au modèle traditionnel de l’auxois ?

    Bonne réponse.La bonne réponse : L’attelage et la traction. Sa puissance, son poids et ses membres solides ont été sélectionnés pour tirer des charges et du matériel agricole.

  3. 3.Quelle robe est courante chez l’auxois ?

    Bonne réponse.La bonne réponse : Le bai ou le rouan. Les robes baie, baie brune et rouanne sont courantes chez l’auxois, avec des marques blanches possibles.

Sources

  1. Institut français du cheval et de l’équitation, Équipédia equipedia.ifce.fr
  2. Institut français du cheval et de l’équitation, SIRE ifce.fr
  3. France Trait, races de chevaux de trait france-trait.fr
  4. Wikipédia, article « Auxois (cheval) » fr.wikipedia.org

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