Aller au contenu

Giara : caractère, usages et entretien

Le Giara est un petit cheval sarde vivant encore en groupes semi-sauvages sur le plateau de la Giara. Rustique, indépendant et reconnaissable à sa robe sombre et à ses crins fournis, il intéresse surtout l’observation, la conservation et quelques usages de loisir. Pour le monter, il faut rencontrer un sujet préparé et un encadrement habitué aux races peu diffusées.

Mis à jour le 5 min de lecture

Giara, illustration à l'aquarelle
Sommaire9 parties

Carte d’identité

Type
Poney
Origine
Italie, Sardaigne, plateau de la Giara de Gesturi
Taille
1,10 à 1,42 m
Robes

Le Giara porte surtout des robes sombres, bai, bai brun ou noir ; les marques blanches sont peu caractéristiques de la race et restent discrètes.

Caractère
  • Vif et observateur
  • Prudent avec les inconnus
  • Indépendant au pré
  • Résistant dans l’effort
  • Plus coopératif après une mise en confiance
Niveau conseillé
Confirmé

Le Giara convient surtout à un cavalier confirmé, autonome à pied et capable de lire un petit cheval vivant dans un fonctionnement semi-sauvage. Sa petite taille ne le destine pas automatiquement aux enfants débutants, car il est rarement utilisé dans les reprises de club et demande un encadrement spécialisé.

Entretien
Rustique

Le Giara est adapté à une vie extérieure avec fourrage, eau et abri, et supporte des périodes sèches mieux qu’un cheval sélectionné pour la production sportive. Sa ration doit rester mesurée lorsque l’herbe est abondante, car ce petit format a été façonné par un milieu pauvre et contraignant.

Stud-book
En Italie, le Giara est suivi dans les dispositifs italiens de conservation des races locales, sous la responsabilité des organismes d’élevage et d’identification italiens ; sa reconnaissance et sa gestion en France par l’IFCE et le SIRE ne sont pas établies ici.

Le Giara reste une race rare et à petit effectif, avec environ 500 sujets signalés dans les sources des années 2010 ; cet ordre de grandeur peut avoir évolué.

Giara en 3D

Un petit cheval façonné par la Sardaigne

Le Giara tire son nom du plateau basaltique de la Giara de Gesturi, au centre de la Sardaigne. Ses origines précises restent discutées, mais la présence de chevaux de ce type sur l’île est associée à l’Antiquité. La sécheresse estivale, les sols pauvres et les écarts de température ont favorisé un petit format capable de se déplacer et de chercher sa nourriture dans un milieu difficile.

Les habitants sardes ont autrefois employé ces chevaux dans les travaux agricoles et pour les déplacements locaux. La motorisation a réduit ces usages et a fait reculer les effectifs. Des mesures de conservation ont été engagées à partir des années 1970, avec la mise en place d’un encadrement généalogique. Aujourd’hui, les groupes de la Giara ont surtout une valeur patrimoniale, scientifique et touristique.

Reconnaître un Giara au premier regard

Le Giara est un petit cheval compact, généralement compris entre 1,10 et 1,42 m au garrot. Sa tête est plutôt fine, son encolure courte à moyenne et ses membres secs supportent un corps adapté aux déplacements sur un relief pierreux. Il garde une silhouette de cheval, malgré une taille proche de celle de nombreux poneys.

Les crins abondants, la robe sombre et l’allure sobre sont les indices les plus utiles. Dans son environnement naturel, il se déplace en groupe sur de longues distances pour exploiter une végétation discontinue. La taille seule ne suffit toutefois pas à l’identifier, car elle peut rappeler d’autres poneys insulaires ou rustiques.

  • Une taille généralement inférieure à 1,42 m au garrot.
  • Une robe souvent baie, baie-brune ou noire.
  • Une crinière et une queue particulièrement fournies.
  • Un modèle compact avec des membres secs et résistants.
  • Une origine liée au plateau de la Giara, en Sardaigne.

Un tempérament prudent et autonome

Au pré, le Giara conserve des comportements de petit cheval vivant en groupe : il observe longtemps, se déplace avec ses congénères et peut se montrer méfiant devant une personne ou une situation nouvelle. Cette réserve n’est pas une preuve de méchanceté. Elle demande une approche régulière, calme et lisible, avec des séances courtes lorsque le cheval connaît encore mal l’humain.

Au travail, un Giara préparé peut devenir attentif et volontaire, mais il répond mal à la précipitation et aux demandes contradictoires. Le cavalier doit installer des repères constants, récompenser les réponses calmes et accepter une progression plus lente qu’avec un cheval de club habitué aux débutants.

Travailler avec un Giara

Monter un Giara ne procure pas les sensations d’un poney de sport sélectionné pour l’impulsion. Son allure est généralement économique, avec une amplitude limitée par son petit format et un équilibre qui dépend beaucoup de sa préparation. Un adulte de grande taille devra vérifier que le sujet peut le porter correctement ; la hauteur au garrot ne suffit jamais à juger l’adéquation cavalier-cheval.

Dans un cadre privé, un Giara peut convenir à des promenades calmes, à du travail à pied et à une découverte progressive de l’attelage lorsqu’il a été formé par une personne compétente. Il est rarement un choix pertinent pour une reprise de club, car la race est peu disponible et ses représentants ne sont habituellement pas sélectionnés pour enchaîner des séances avec des cavaliers débutants.

Des usages liés au territoire et au loisir

La randonnée et le tourisme équestre correspondent à son histoire de déplacement sur des terrains irréguliers, à condition de choisir un sujet réellement formé et suffisamment porteur pour son cavalier. L’attelage peut aussi prolonger ses anciens usages agricoles, mais il s’agit d’un travail de conservation ou de loisir, non d’une filière sportive courante.

L’équitation de travail peut donner un cadre aux exercices de maniabilité, de contrôle des allures et de déplacement en extérieur. En Sardaigne, l’observation des groupes semi-sauvages et la découverte du plateau de la Giara occupent une place plus visible que les compétitions équestres. Pour beaucoup de passionnés, côtoyer la race signifie donc observer, photographier et soutenir sa conservation.

Un poney rustique à gérer avec mesure

Le Giara est adapté à une vie au pré et à une alimentation principalement constituée de fourrage. Son origine dans un milieu sec et pauvre explique sa capacité à valoriser une ressource limitée, mais elle ne justifie pas une privation d’eau ou de nourriture. En France, une pâture riche peut fournir davantage d’énergie que ce dont ce petit cheval a besoin, surtout lorsqu’il travaille peu.

Ses crins abondants demandent un démêlage régulier pour éviter les nœuds et permettre l’observation de la peau. L’entretien quotidien doit rester simple et constant, avec une attention particulière portée aux pieds après les déplacements sur des sols caillouteux. Aucune sensibilité héréditaire propre au Giara n’est suffisamment établie pour être mise en avant dans cette fiche.

Le saviez-vous ?

  • 1.Le nom sarde Cuaddeddu de sa Jara signifie littéralement « petit cheval de la Giara ».
  • 2.Le plateau de la Giara est un relief basaltique où les chevaux vivent traditionnellement en groupes semi-sauvages.
  • 3.La motorisation agricole a fortement réduit les usages utilitaires qui maintenaient autrefois cette population.

Questions fréquentes

Le Giara est-il un poney ou un cheval ?

Les sources le décrivent comme un petit cheval, mais sa taille, généralement comprise entre 1,10 et 1,42 m, le rapproche de la catégorie des poneys utilisée en équitation. Dans cette fiche, il est classé comme poney pour aider les cavaliers à situer son format, sans effacer son histoire et son modèle de cheval sarde.

Un enfant débutant peut-il monter un Giara ?

La petite taille du Giara ne suffit pas à le rendre adapté à un débutant. La race reste rare, peu présente dans les clubs et souvent plus prudente qu’un poney d’école. Un enfant pourrait le monter dans une structure spécialisée, avec un sujet déjà éduqué et un encadrement connaissant son tempérament.

Le Giara vit-il encore à l’état sauvage ?

Il vit surtout en semi-liberté, dans des groupes suivis par les humains, sur le plateau de la Giara. Il ne s’agit donc pas d’une population totalement sauvage sans intervention. Les animaux sont associés à des actions de conservation, d’identification et de gestion des effectifs.

Le Giara convient-il à la randonnée ?

Oui, certains sujets peuvent être employés en randonnée après une formation progressive, notamment sur des terrains irréguliers. Le choix dépend du portage, de l’éducation et du comportement individuel. La race entière ne doit pas être considérée comme automatiquement prête à être montée parce qu’elle est rustique.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.Dans quelle région le Giara est-il originaire ?

    Bonne réponse.La bonne réponse : La Sardaigne, en Italie. Le Giara est lié au plateau de la Giara de Gesturi, en Sardaigne. Son nom vient directement de ce territoire.

  2. 2.Quel usage correspond le mieux à la situation actuelle du Giara ?

    Bonne réponse.La bonne réponse : La conservation, l’observation et certains loisirs préparés. La race est rare et peu diffusée. Elle est surtout conservée et observée, avec quelques utilisations possibles en randonnée ou en attelage.

  3. 3.Quel aspect aide à reconnaître un Giara ?

    Bonne réponse.La bonne réponse : Une robe souvent sombre et des crins fournis. Le Giara présente généralement une robe baie, baie-brune ou noire, ainsi qu’une crinière et une queue abondantes.

Sources

  1. Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, Domestic Animal Diversity Information System (DAD-IS) fao.org
  2. IFCE, Équipédia, encyclopédie du cheval equipedia.ifce.fr
  3. Associazione Italiana Allevatori, races animales italiennes aia.it
  4. Wikipédia, article « Giara (cheval) » fr.wikipedia.org

Mis à jour le .