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Cascadeur et artiste équestre : un métier entre cheval et spectacle

Le cascadeur et artiste équestre prépare des chevaux et réalise des scènes pour le cinéma, la télévision, les spectacles ou les reconstitutions historiques. Le métier associe équitation, jeu, voltige, travail au sol et prévention des risques, avec des périodes d’emploi irrégulières.

Mis à jour le 7 min de lecture

Une artiste en costume tient un cheval gris sellé près d’accessoires médiévaux, sur un plateau avec caméras
Sommaire9 parties

Le métier en bref

Formation
Le BPJEPS spécialité éducateur sportif, mention activités équestres, est le diplôme principal pour construire une base professionnelle en équitation. Le CAP agricole métiers de l’agriculture ou le bac professionnel conduite et gestion de l’entreprise hippique peuvent aider à acquérir les bases de soins et de gestion d’une écurie. La cascade équestre demande ensuite une formation pratique en voltige, spectacle, jeu et sécurité.
Durée
Le CAP agricole se prépare généralement en 2 ans après la classe de troisième, et le bac professionnel en 3 ans. Le BPJEPS se prépare souvent en 1 an à 2 ans selon l’organisme, le parcours et les allègements accordés. Les compétences de cascadeur équestre se construisent ensuite sur plusieurs années de pratique, de stages et de répétitions.
Accès
Les formations équestres demandent un niveau à cheval vérifié par des tests, souvent autour du galop 4 à 7 selon le diplôme et l’organisme. Le BPJEPS comprend des tests d’exigences préalables et des sélections. Pour travailler comme artiste, les compagnies et productions évaluent aussi la condition physique, le jeu, la disponibilité, la maîtrise du cheval et la capacité à suivre un protocole de sécurité.
Salaire
La rémunération varie selon le contrat, le nombre de jours travaillés, la production, la spécialité et la notoriété. Une estimation prudente situe un débutant autour de 1 800 à 2 300 euros bruts par mois sur une période travaillée, et un professionnel confirmé autour de 2 300 à 4 000 euros bruts par mois. Les revenus annuels peuvent être nettement irréguliers avec l’intermittence.
Conditions
Le travail se déroule en carrière, manège, extérieur, plateau de tournage, lieu de spectacle ou site historique. Les journées peuvent commencer tôt et finir tard, avec des week-ends, des déplacements, des répétitions et des périodes sans contrat. Monter, chuter de façon contrôlée, porter du matériel, rester concentré sous la chaleur ou le froid et répéter un mouvement sollicitent fortement le dos, les jambes et les épaules.

Missions du cascadeur et artiste équestre

Le cascadeur équestre prépare des scènes comme une chute, une glissade, une poursuite, un passage à pied près d’un cheval ou une chute de cheval contrôlée. Il étudie le scénario, repère le terrain et répète chaque mouvement avec le réalisateur, le coordinateur de cascades, le dresseur et l’équipe de sécurité. Il peut remplacer un comédien pour une action dangereuse, ou jouer lui-même un personnage à cheval.

L’artiste équestre intervient dans des spectacles historiques, des créations de cirque, des démonstrations de voltige et des animations. Il peut travailler avec plusieurs chevaux, chacun choisi selon son caractère, ses aptitudes et son expérience. Le respect du bien-être passe par des séances courtes, des pauses, une progression graduelle et l’arrêt immédiat si le cheval montre de la peur, de la douleur ou une fatigue inhabituelle.

  • Préparer le cheval, le matériel et la zone de travail.
  • Répéter les déplacements avec les autres cavaliers et les techniciens.
  • Jouer une scène à cheval ou au sol devant un public ou une caméra.
  • Contrôler les protections, les distances et les consignes avant chaque prise.
  • Entretenir son niveau d’équitation, de voltige, de condition physique et de jeu.

Une journée type sur un tournage ou un spectacle

Une journée commence par la prise de connaissance du planning, la vérification du cheval et l’échauffement. Le professionnel observe l’état général de l’animal, contrôle le filet, la selle, la sangle et les protections, puis réalise une détente progressive. Sur un tournage, la scène est découpée en actions courtes et répétée à vitesse réduite avant d’être filmée. Une prise peut être interrompue si le sol, la lumière, le bruit ou la distance ne sont pas sûrs.

Entre deux prises, le cheval marche, boit et récupère dans des conditions adaptées. Le cavalier peut changer de costume, recevoir des indications de mise en scène ou travailler une chute sur tapis avant de la réaliser avec le cheval. En spectacle, les horaires dépendent des représentations, des répétitions et du transport des chevaux. Le rangement, le pansage et le contrôle des membres font partie du travail, même après la dernière scène.

  • Briefing de sécurité et répartition des rôles.
  • Échauffement du cavalier et détente progressive du cheval.
  • Répétition technique à faible vitesse.
  • Prises filmées ou représentation devant le public.
  • Récupération, soins courants et compte rendu des incidents.

Qualités et compétences à développer

Une bonne équitation ne suffit pas pour réaliser une cascade. Il faut garder une position stable, sentir la réaction du cheval, ralentir une action prévue et communiquer clairement avec l’équipe. La voltige demande aussi de la force dans le gainage, de la souplesse et une bonne coordination. Les chutes s’apprennent sur des surfaces et avec des méthodes adaptées, jamais en improvisant dans une carrière.

Le calme est indispensable face au bruit, aux projecteurs, aux fumigènes, aux costumes ou aux mouvements répétés. Le professionnel doit accepter de refaire une séquence identique plusieurs fois et de renoncer à une action si les conditions changent. Des notions de comportement équin, de premiers secours, de préparation physique et de jeu face caméra augmentent ses possibilités d’emploi.

  • Niveau équestre solide et expérience de plusieurs chevaux.
  • Maîtrise progressive de la voltige, du travail à pied et des chutes contrôlées.
  • Bonne condition physique, mobilité et récupération suffisante.
  • Écoute des consignes et communication précise avec l’équipe.
  • Respect strict des règles de sécurité et des signaux du cheval.

Formation et diplômes en France

Il n’existe pas de diplôme d’État français unique intitulé cascadeur équestre. Le BPJEPS spécialité éducateur sportif, mention activités équestres, constitue une voie reconnue pour consolider l’équitation, la pédagogie, la sécurité et la gestion du cheval. Le DEJEPS spécialité perfectionnement sportif, mention équitation, peut correspondre à un cavalier déjà expérimenté qui souhaite progresser vers l’entraînement et l’encadrement technique.

Le CAP agricole métiers de l’agriculture et le bac professionnel conduite et gestion de l’entreprise hippique donnent des bases concrètes en soins, alimentation, entretien et fonctionnement d’une structure. Ils ne forment pas directement aux cascades. La spécialisation se construit avec des stages sérieux en voltige, spectacle, cascade, préparation physique et travail devant caméra. Avant de s’inscrire, vérifiez le programme, les qualifications des intervenants, les assurances et les conditions de travail des chevaux.

  • CAP agricole métiers de l’agriculture, généralement en 2 ans après la troisième.
  • Bac professionnel conduite et gestion de l’entreprise hippique, en 3 ans après la troisième ou en parcours adapté.
  • BPJEPS spécialité éducateur sportif, mention activités équestres, souvent en 1 à 2 ans.
  • DEJEPS spécialité perfectionnement sportif, mention équitation, pour un niveau technique plus avancé.
  • Stages et expérience auprès de compagnies, écuries de spectacle, équipes de tournage ou professionnels de la cascade.

Salaire, contrats et évolution

Le salaire dépend davantage des contrats que d’une grille unique. Une journée de tournage, une répétition, une représentation et une période d’entraînement peuvent être rémunérées différemment. Un débutant peut se situer autour de 1 800 à 2 300 euros bruts mensuels pendant une période travaillée. Un professionnel confirmé peut atteindre environ 2 300 à 4 000 euros bruts mensuels, avec de grands écarts selon les productions et le nombre de jours engagés.

Certains artistes sont salariés par une compagnie ou une production pour une durée déterminée. D’autres alternent contrats, enseignement, travail de chevaux, animation et prestations. Le statut d’intermittent du spectacle n’est pas automatique : il dépend notamment de la nature des emplois, des contrats déclarés et des conditions d’affiliation auprès de France Travail. Les droits et les heures prises en compte doivent être vérifiés directement auprès de cet organisme.

  • Artiste ou cascadeur salarié sur un tournage ou une production.
  • Cavalier de spectacle dans une compagnie ou une structure événementielle.
  • Dresseur, répétiteur ou responsable des chevaux pour une équipe artistique.
  • Enseignant d’équitation ou intervenant en voltige avec un diplôme adapté.
  • Coordinateur de scènes équestres après une longue expérience de terrain.

Débouchés et réalités du métier

Les débouchés se trouvent dans le cinéma, les séries, la publicité, les spectacles équestres, les parcs à thème, les reconstitutions historiques et certains événements. Le nombre de postes permanents reste limité. Les recrutements passent souvent par le réseau professionnel, les auditions, les recommandations, les stages et la capacité à présenter des vidéos de travail fiables, avec l’accord des personnes et des productions concernées.

Les déplacements peuvent être fréquents et les périodes creuses longues. Il faut prévoir un budget pour l’entretien physique, les formations, l’équipement de protection et les trajets. Le casque doit être adapté à la pratique et conforme à une norme reconnue, les chaussures doivent avoir un talon, et le gilet de protection est nécessaire pour les situations de cross ou lorsque le protocole l’impose. Une assurance professionnelle doit être vérifiée avec l’employeur ou la compagnie.

  • Cinéma et séries, en lien avec un coordinateur de cascades.
  • Spectacles équestres et voltige artistique.
  • Reconstitutions historiques et animations culturelles.
  • Publicité, photographie et événements avec chevaux.
  • Transmission de l’équitation, de la voltige ou de la préparation des chevaux, selon les diplômes obtenus.

Questions fréquentes

Faut-il avoir le Galop 7 pour devenir cascadeur équestre ?

Le Galop 7 n’est pas un diplôme obligatoire pour porter le titre de cascadeur équestre, car ce métier ne possède pas de diplôme d’État spécifique. En revanche, un niveau technique équivalent est généralement nécessaire pour contrôler un cheval dans des situations inhabituelles. Les recruteurs regardent aussi la voltige, le travail à pied, la condition physique, le jeu et l’expérience sur différents chevaux.

Peut-on commencer par le cinéma sans diplôme équestre ?

C’est possible juridiquement selon le poste et le contrat, mais l’absence de formation augmente les risques. Un diplôme comme le BPJEPS activités équestres apporte des bases vérifiées en équitation, sécurité et encadrement. Pour le cinéma, vous devrez aussi apprendre les règles de plateau, le travail avec une équipe de cascades et la répétition précise d’une action sans mettre le cheval en difficulté.

Le statut d’intermittent garantit-il un salaire chaque mois ?

Non. L’intermittence correspond à un régime d’emploi lié à des contrats et à des conditions d’affiliation, elle ne garantit ni un nombre de jours travaillés ni un revenu mensuel fixe. Un cascadeur peut alterner tournages, spectacles, entraînement et activités complémentaires. Les règles évoluent, donc vérifiez votre situation et le décompte de vos heures auprès de France Travail avant de choisir ce statut.

Les cascades sont-elles dangereuses pour les chevaux ?

Une cascade comporte des risques si elle est improvisée, mal préparée ou réalisée sur un cheval inadapté. Les productions sérieuses limitent les répétitions, sécurisent le sol, utilisent des protections et font intervenir des professionnels compétents. Le cheval doit pouvoir s’éloigner, récupérer et interrompre l’exercice en cas de peur ou de fatigue. Une douleur, une boiterie ou un comportement inhabituel impose l’arrêt et un avis vétérinaire.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.Quel diplôme constitue une base professionnelle reconnue pour encadrer et travailler avec des chevaux ?

    Bonne réponse.La bonne réponse : Le BPJEPS spécialité éducateur sportif, mention activités équestres. Le BPJEPS activités équestres forme à l’équitation, à la sécurité et à l’encadrement. Il ne remplace pas une spécialisation pratique en cascade et en spectacle.

  2. 2.Quelle affirmation décrit correctement le statut d’intermittent du spectacle ?

    Bonne réponse.La bonne réponse : Il dépend notamment des contrats déclarés et des conditions d’affiliation. L’intermittence dépend de règles d’emploi et d’affiliation. Les revenus restent variables selon les contrats et les périodes travaillées.

  3. 3.Que faut-il faire si le cheval montre une peur inhabituelle pendant une répétition ?

    Bonne réponse.La bonne réponse : Arrêter, sécuriser la zone et rechercher la cause. Un signal de peur demande l’arrêt et une analyse de la situation. Le bruit, le sol, le matériel, la douleur ou la fatigue peuvent expliquer la réaction.

Sources

  1. FFE, Formations professionnelles et métiers de la filière équestre ffe.com
  2. IFCE Équipédia, Encyclopédie du cheval et de la filière équine equipedia.ifce.fr
  3. France Travail, Spectacle et intermittence francetravail.fr
  4. Onisep, Les métiers du spectacle vivant onisep.fr

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