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Alimentation et logementGalop 5 · 5 min · 9 questions

Les particularités de la digestion du cheval, fiche Galop 5

Le cheval est un herbivore qui mange de petites quantités pendant une grande partie de la journée. Au Galop 5, vous devez relier son petit estomac, la fermentation des fibres et les règles de distribution à des gestes précis dans l’écurie.

Un cheval bai broute près d’une enfant accroupie, avec un schéma du tube digestif et des scènes de pâturage jour et nuit

À retenir pour le Galop 5

  • L’estomac du cheval contient environ 10 à 15 litres et le cheval ne peut pas vomir.
  • Le foin stimule la mastication et la salivation, apporte des fibres et constitue la base de la ration.
  • Les fibres fermentent dans le caecum et le côlon, qui appartiennent au gros intestin.
  • Fractionnez les concentrés, laissez de l’eau propre à disposition et effectuez toute transition alimentaire progressivement.

Un appareil digestif adapté au grignotage

Le cheval est un herbivore. Dans la nature, il consacre environ 16 heures par jour à rechercher et à mâcher de petites quantités d’aliments. Son estomac est petit pour sa taille, avec une capacité d’environ 10 à 15 litres. Il ne peut pas vomir, ce qui rend certaines urgences digestives particulièrement préoccupantes.

Après l’estomac et l’intestin grêle, les fibres arrivent dans le gros intestin, composé notamment du caecum et du côlon. Des micro-organismes y fermentent les fibres et produisent une partie de l’énergie utilisée par le cheval.

Retenez l’image d’un petit réservoir suivi d’une grande cuve de fermentation : le cheval digère mieux une alimentation distribuée régulièrement, avec une grande place donnée au fourrage.

Pourquoi le foin occupe une place importante

La mastication du foin stimule une salivation importante. Cette salive humidifie l’aliment et participe à la digestion. Le fourrage, comme le foin ou l’herbe, apporte aussi les fibres nécessaires au fonctionnement du gros intestin.

Dans une écurie, le fourrage et les concentrés, comme certains granulés ou certaines céréales, sont distribués selon une organisation prévue pour chaque cheval. Lorsque le protocole prévoit le fourrage avant les concentrés, le cheval commence par mâcher et saliver. Les concentrés sont répartis en plusieurs repas lorsque la ration en contient, car l’estomac reste de petite capacité.

Au moment de préparer un cheval pour une séance, respectez l’organisation prévue par le club. Ne modifiez ni la quantité ni l’ordre des aliments de votre propre initiative. Une ration adaptée dépend du poids, du travail, de l’état corporel et des consignes de l’équipe qui soigne le cheval.

Les règles alimentaires à appliquer au quotidien

Fractionner signifie répartir les aliments en plusieurs repas au lieu de tout donner en une seule fois. Le fourrage reste la base de la ration, avec une quantité quotidienne souvent située autour de 1,5 à 2 % du poids vif, selon le cheval et les recommandations de l’écurie. L’eau propre doit rester disponible à volonté.

Une transition alimentaire se fait progressivement. Si vous changez de foin, d’aliment ou de quantité, l’introduction s’étale sur plusieurs jours selon le protocole du club. Le gros intestin a besoin de temps pour adapter sa flore microbienne.

Une astuce de monitrice aide à retenir l’ordre des besoins : mâcher, saliver, digérer, travailler. L’organisation des repas autour de l’effort doit être validée par l’enseignant ou le responsable des soins.

Coliques et signes qui doivent alerter

Une colique désigne un signe de douleur abdominale, dont les causes peuvent être variées. Un cheval qui se regarde les flancs, gratte, se couche à répétition, se roule, transpire ou refuse de manger doit être signalé immédiatement à l’adulte responsable. Une absence de crottins ou un comportement inhabituel mérite aussi une alerte.

Au club, ne donnez ni aliment ni médicament et ne décidez pas seul de faire marcher le cheval. Prévenez l’enseignant ou le responsable, qui appelle le vétérinaire sans attendre si une colique est suspectée. Le vétérinaire décide des soins.

Pour réduire les risques, gardez des horaires réguliers, évitez les changements brusques, surveillez l’abreuvement et respectez les quantités prévues. Vous devez savoir relier le fourrage, les concentrés, l’eau et les signes d’alerte aux particularités digestives du cheval.

Le lien avec le travail du Galop 5

Le Galop 5 demande notamment d’embarquer un cheval en van ou en camion, de travailler aux trois allures avec une posture assise, de réaliser une incurvation régulière, un départ au galop précis et une cession à la jambe au pas. Les reprises de dressage Club 3, les parcours de CSO ou de Hunter Club 3 et le travail en terrain varié demandent une organisation cohérente de l’effort et de l’alimentation.

Un cheval embarqué, déplacé ou travaillé conserve ses besoins de fourrage, d’eau et de repos, selon les consignes du club. La gestion du transport et de la ration adaptée à l’effort relève de l’organisation de l’écurie et des indications de l’enseignant.

À l’examen, répondez avec des faits : petit estomac, absence de vomissement, fibres fermentées dans le gros intestin, repas fractionnés et transitions progressives.

Pas à pas

  1. 1

    Vérifier les consignes du club

    Lisez la fiche de ration ou demandez à l’enseignant quelle quantité de fourrage et de concentrés est prévue pour ce cheval, ainsi que l’organisation de l’abreuvement.

  2. 2

    Distribuer le fourrage

    Donnez le fourrage selon l’organisation de l’écurie. Il permet au cheval de mâcher et de saliver et apporte les fibres nécessaires à sa digestion.

  3. 3

    Répartir les concentrés

    Si le cheval en reçoit, répartissez les concentrés en plusieurs repas et respectez les quantités préparées par le responsable.

  4. 4

    Maintenir l’accès à l’eau

    Vérifiez que l’eau est propre et disponible, en signalant immédiatement un abreuvoir vide, sale ou qui fonctionne mal.

  5. 5

    Changer progressivement

    Pour toute modification de foin, d’aliment ou de quantité, appliquez le protocole du club sur plusieurs jours, sans improviser.

  6. 6

    Observer après le repas

    Surveillez l’appétit, les crottins et le comportement, puis alertez l’adulte responsable si le cheval montre des signes de douleur ou d’anomalie.

Le vocabulaire à connaître

Fourrage
Aliment riche en fibres, comme l’herbe ou le foin, qui constitue la base de la ration du cheval.
Concentré
Aliment plus riche en énergie, comme certains granulés ou certaines céréales, distribué en quantité mesurée.
Caecum
Poche du gros intestin où des micro-organismes participent à la fermentation des fibres.
Fermentation
Transformation des fibres par des micro-organismes dans le caecum et le côlon.
Colique
Signe de douleur abdominale chez le cheval, qui demande une alerte rapide au responsable et parfois au vétérinaire.

Les erreurs fréquentes le jour du Galop

  • Donner les concentrés en grande quantité dans un seul repas : répartissez-les en plusieurs repas selon la ration prévue.
  • Changer brutalement de foin ou d’aliment : introduisez toute nouveauté progressivement, car la flore du gros intestin doit s’adapter.
  • Oublier le rôle de la mastication : le foin fait saliver et fournit des fibres, il ne sert pas seulement à occuper le cheval.
  • Attendre devant un cheval qui se roule ou refuse de manger : prévenez immédiatement l’enseignant ou le responsable, qui décide de la conduite à tenir.

Testez-vous : 9 questions

Une question à la fois, corrigée et expliquée.

Quiz complet du Galop 5

Questions fréquentes

Pourquoi les concentrés ne doivent-ils pas être distribués en grande quantité en une seule fois ?

L’estomac du cheval est petit, avec une capacité d’environ 10 à 15 litres. Les concentrés sont donc répartis en plusieurs repas, selon la ration calculée pour le cheval et les consignes de l’écurie.

Pourquoi le fourrage occupe-t-il une place importante dans la ration du cheval ?

La mastication du foin stimule la salivation et le fourrage apporte les fibres nécessaires au fonctionnement du gros intestin. Il est distribué selon l’organisation de l’écurie, qui peut prévoir sa distribution avant les concentrés.

Que faire si un cheval présente des signes de colique ?

Prévenez immédiatement l’enseignant ou le responsable d’écurie si le cheval gratte, se regarde les flancs, transpire, se couche souvent, se roule ou refuse de manger. Ne donnez ni aliment ni médicament et ne décidez pas seul de le faire marcher. Le vétérinaire est appelé sans attendre lorsque la situation le justifie, et lui seul décide des soins.

À réviser ensuite

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Sources et vérification

Rédaction originale de Chevaloo, relue pour les faits et le style, mise à jour le 9 octobre 2026. Pour la santé de votre cheval, demandez toujours l’avis du vétérinaire.