AQPS (autre que pur-sang) : caractère, usages et entretien
L’AQPS est un cheval de course français issu d’origines pur-sang associées à des chevaux de sport, notamment selle français ou anglo-arabe. Plus charpenté et généralement plus endurant qu’un pur-sang, il attire les cavaliers qui aiment les chevaux énergiques, capables de sauter et de tenir un effort prolongé, à condition d’accompagner leur reconversion.

Sommaire9 parties
Carte d’identité
- Type
- Cheval de selle
- Origine
- France, principalement Centre-Est et Grand Ouest
- Taille
- 1,60 à 1,70 m environ au garrot
- Poids
- environ 450 à 600 kg, selon le modèle, la taille et les origines
- Robes
Les robes sont généralement unies, avec des balzanes et une liste possibles ; l’AQPS gris existe aussi, selon ses ascendants.
- Caractère
- Vif dans ses réactions
- Endurant à l’effort
- Franc lorsqu’il est correctement préparé
- Sensible aux aides et à l’ambiance
- Volontaire dans les exercices de saut
- Niveau conseillé
- Confirmé
Un AQPS convient surtout à un cavalier confirmé, généralement à partir d’un Galop 5 ou 6, capable de canaliser de l’énergie et de construire le travail progressivement. Un cheval réformé des courses, calme et bien reconverti, peut toutefois convenir à un cavalier intermédiaire encadré.
- Entretien
- Entretien modéré
L’AQPS a souvent besoin d’une ration ajustée à son activité, surtout lorsqu’il conserve un métabolisme de cheval de course, et il profite d’une vie avec sorties régulières. Ses pieds et son état corporel demandent un suivi attentif après une carrière de galop, sans qu’une maladie héréditaire particulière soit retenue comme caractéristique de la population.
- Stud-book
- Le stud-book AQPS est géré en France dans le cadre de l’organisme de sélection de la race, avec l’enregistrement et la traçabilité assurés par l’IFCE et le SIRE.
- Prix indicatif
- 5 000 à 15 000 euros pour un cheval de loisir adulte débourré en France, selon l’âge, le dressage et les origines
AQPS (autre que pur-sang) en 3D
Une sélection française tournée vers l’obstacle
L’AQPS vient de croisements entre des pur-sang et des chevaux de sport français, principalement des chevaux aujourd’hui rattachés au selle français, ainsi que des anglo-arabes. Les éleveurs recherchaient un galopeur capable de conserver de la vitesse tout en supportant les longues courses d’obstacles, les haies et le steeple-chase. Cette orientation explique un modèle souvent plus fort et plus osseux que celui d’un pur-sang de plat.
Le sigle a d’abord désigné une catégorie de chevaux de course qui ne remplissaient pas les conditions du stud-book pur-sang. Un registre généalogique AQPS propre a été créé en France en 2005, puis les premiers poulains enregistrés selon ce règlement sont nés en 2006. Les origines reconnues doivent notamment comporter au moins 87,5 % d’ascendance pur-sang, selon les règles du registre.
Reconnaître un AQPS
Il n’existe pas un modèle unique aussi strict que pour certaines races de selle, car l’AQPS est défini par ses origines et son enregistrement plutôt que par une robe ou une silhouette unique. On rencontre souvent un cheval de taille moyenne à grande, avec une poitrine profonde, une épaule inclinée et une arrière-main faite pour pousser au galop et à l’abord d’un obstacle.
La tête rappelle souvent le pur-sang, avec un profil fin et des ganaches peu lourdes, tandis que l’encolure et les membres peuvent paraître plus charpentés. Les allures couvrent le sol, avec un galop ample et énergique ; les individus issus de lignées d’obstacle montrent fréquemment une bonne capacité à plier les articulations et à se rééquilibrer devant la barre.
- Une silhouette souvent plus profonde et plus musclée que celle d’un pur-sang de plat.
- Une épaule inclinée qui favorise l’amplitude du galop.
- Des membres secs, avec des tendons généralement bien visibles.
- Une tête fine, parfois très proche du type pur-sang.
- Une robe le plus souvent baie, alezane, noire ou grise.
Un tempérament de galopeur à canaliser
Au travail, l’AQPS réagit vite à la jambe, à la main et aux variations de rythme. Il peut se tendre lorsqu’une consigne manque de clarté, surtout après une reconversion récente, puis devenir très coopératif quand les séances suivent une progression régulière. Les transitions rapprochées, les lignes de barres au sol et les exercices de direction l’aident à utiliser son énergie sans courir.
Au pré ou au box, son comportement varie fortement selon son histoire. Un AQPS ayant couru peut rester attentif aux mouvements autour de lui et avoir besoin de temps pour comprendre une vie plus calme. Un cheval né pour le loisir et manipulé jeune peut se montrer plus posé, mais la mention AQPS ne permet pas de prédire seule son caractère.
Monter un AQPS
En selle, vous sentez souvent un galop qui avance avec une foulée ample et une vraie poussée des postérieurs. Le confort dépend du modèle : certains ont un dos souple et agréable, d’autres transmettent davantage le mouvement au cavalier. Leur équilibre peut être plus facile à obtenir en variant les transitions et en travaillant les incurvations qu’en cherchant à les ralentir par une main fixe.
En club, un AQPS convient surtout à un cavalier confirmé suivi par un moniteur, notamment pour le saut et le cross. Chez un propriétaire, il peut devenir un bon partenaire de sorties et de concours après une reconversion de plusieurs mois, avec des séances courtes au départ et une attention particulière aux réactions liées à son ancienne carrière.
Les disciplines qui lui correspondent
Les courses de galop restent l’usage historique de l’AQPS, en particulier les courses d’obstacles. Après sa carrière, son endurance, son galop et son aptitude à franchir des profils variés peuvent servir en concours complet, où le cross demande de l’engagement, de la franchise et la capacité à maintenir un effort soutenu. Les sujets plus équilibrés peuvent aussi progresser en saut d’obstacles.
Le dressage de base apporte à beaucoup d’AQPS le contrôle du rythme et de la rectitude nécessaires à leur reconversion. Les plus calmes peuvent pratiquer la randonnée et le tourisme équestre, à condition d’être progressivement habitués aux départs seuls, aux chemins irréguliers et aux environnements qu’ils ne rencontraient pas sur un hippodrome.
Un entretien lié à son passé de coureur
Un AQPS en activité a souvent besoin d’une alimentation plus concentrée qu’un cheval de loisir peu travaillé, mais la ration doit suivre son état corporel, son âge et son volume d’exercice. Une transition vers une vie au pré se conduit progressivement, car un cheval habitué à plusieurs repas et à un travail quotidien ne s’adapte pas en quelques jours. Le fourrage et les sorties régulières restent la base de son équilibre.
Après les courses, les pieds, le dos et la locomotion méritent une observation suivie pendant la reconversion, car le changement d’activité modifie les contraintes exercées sur le cheval. Aucun problème de santé spécifique n’est retenu comme caractéristique de l’AQPS dans les sources généralistes de référence ; les besoins dépendent surtout des origines, de l’histoire individuelle et du niveau de travail.
Le saviez-vous ?
- 1.AQPS signifie « autre que pur-sang », une appellation liée à l’enregistrement des chevaux de course en France.
- 2.Le règlement du registre AQPS demande au moins 87,5 % d’origines pur-sang.
- 3.En Grande-Bretagne et en Irlande, l’AQPS est souvent appelé French chaser en raison de son association aux courses d’obstacles.
Questions fréquentes
Un AQPS peut-il convenir pour une première acquisition ?
Il vaut mieux choisir un individu déjà reconverti, calme et évalué par un professionnel, plutôt qu’un cheval sortant directement des courses. Pour un premier cheval, l’accompagnement d’un moniteur et plusieurs essais dans des situations variées sont particulièrement utiles, car l’énergie et les réactions d’un AQPS peuvent dépasser l’expérience d’un cavalier débutant.
Quelle différence existe entre un AQPS et un pur-sang ?
Le pur-sang appartient à un stud-book défini par une ascendance pur-sang reconnue. L’AQPS possède une forte proportion d’origines pur-sang, au moins 87,5 % selon le règlement cité, associée à d’autres origines de chevaux de selle. Il est souvent plus charpenté et plus endurant, tandis que le pur-sang peut être plus léger et plus orienté vers la vitesse.
Un AQPS est-il forcément difficile à monter ?
Non. Son sigle décrit d’abord ses origines et son inscription, pas un tempérament obligatoire. Un AQPS élevé pour le loisir ou bien reconverti peut être disponible et régulier. En revanche, un ancien cheval de course peut rester très réactif au galop, aux départs groupés ou à l’ambiance d’une carrière, ce qui demande un travail progressif.
L’AQPS peut-il pratiquer le concours complet ?
Oui, c’est une orientation fréquente après les courses. Son galop, son endurance et son aptitude au saut correspondent aux exigences du cross, mais la reconversion doit aussi développer le dressage, le contrôle de l’allure et l’écoute entre les obstacles. Tous les AQPS ne conviennent pas au même niveau de compétition : le modèle, les membres, le mental et l’expérience comptent.
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Sources
- 1.IFCE, SIRE et gestion des stud-books ifce.fr
- 2.IFCE, Encyclopédie Équipédia equipedia.ifce.fr
- 3.France Galop, informations sur les courses et les races france-galop.com
- 4.FFE, disciplines équestres et compétitions ffe.com
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