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Charentais : caractère, usages et entretien

Le charentais était un ancien cheval régional français de type demi-sang, élevé dans les Charentes et apparenté aux populations du Poitou et de la Vendée. Issu de chevaux locaux croisés avec des pur-sangs et des anglo-normands, il servait surtout à la cavalerie et à l’attelage. Il n’existe plus comme race distincte pour le cavalier actuel.

Mis à jour le 4 min de lecture

Charentais, illustration à l'aquarelle
Sommaire9 parties

Carte d’identité

Type
Cheval de selle
Origine
France, Charentes, avec des liens historiques avec le Poitou et la Vendée
Taille
Robes

Les sources anciennes décrivent surtout des chevaux bai ou noirs ; les marques en tête et les balzanes ne sont pas documentées comme caractéristiques de la population.

Caractère
  • Sobre dans les conditions d’élevage régionales
  • Parfois difficile à dompter
  • Capable de fournir un cheval de service militaire
  • Inégal selon les origines locales et les croisements
Niveau conseillé
Confirmé

Le charentais a disparu en tant que population reconnue depuis 1958 : aucun niveau de cavalier ne permet donc aujourd’hui de choisir un cheval vivant de cette race. Les descriptions historiques concernent surtout des chevaux militaires et de carrosse, dont le comportement variait selon le dressage.

Entretien
Entretien modéré

Les sources historiques décrivent un cheval sobre, issu de régions comprenant des zones humides et des élevages ruraux. Aucun protocole d’entretien propre au charentais actuel ne peut être établi, car la population a disparu.

Le charentais a disparu comme population distincte en 1958, lors de sa fusion avec le registre généalogique national du selle français.

Charentais en 3D

Une population régionale devenue demi-sang

Le charentais s’est formé dans les Charentes à partir de chevaux locaux liés au poitevin mulassier et au cheval de Rochefort. Au XIXe siècle, des croisements avec le pur-sang et l’anglo-normand ont recherché des chevaux plus adaptés à la remonte militaire, au service et à la traction légère. Les appellations changeaient selon la région et la période, ce qui rend les frontières entre charentais, vendéen et anglo-poitevin peu nettes.

Ces chevaux ont été utilisés par l’armée, avec des résultats variables selon leur préparation. Les sources anciennes signalent un dressage parfois insuffisant et des pertes importantes, tandis que des marchands parisiens appréciaient certains sujets pour leur modèle et leurs aptitudes de service. La population n’a pas conservé un registre séparé : elle a rejoint le registre généalogique national du selle français en 1958.

Reconnaître le type charentais dans les descriptions anciennes

Il n’existe plus de modèle vivant officiellement identifiable comme charentais. Les descriptions des chevaux des Charentes montrent toutefois une population variable selon les terroirs. Dans les marais de Rochefort et de Marennes, les chevaux étaient décrits avec une peau épaisse, des crins forts, des pieds larges et parfois des canons longs et fins. D’autres sujets, issus de croisements de demi-sang, pouvaient présenter davantage de sang et une silhouette plus adaptée à la selle.

La tête, l’encolure et les allures ne forment donc pas un portrait unique. Le type recherché associait généralement la force d’un cheval régional à l’influence plus légère et plus étendue du pur-sang ou de l’anglo-normand.

  • Robe principalement baie ou noire dans les sources historiques
  • Pieds larges et crins forts dans les populations des marais
  • Modèle variable selon le terroir et les croisements
  • Type intermédiaire entre cheval régional, cheval de selle et carrossier
  • Aucun standard moderne séparé depuis la fusion de 1958

Un tempérament marqué par l’origine et le dressage

Les témoignages anciens ne décrivent pas un caractère uniforme. Les chevaux des zones marécageuses sont présentés comme sobres, résistants aux conditions locales et parfois difficiles à dompter. Cette dernière appréciation renseigne autant sur leur débourrage et leur sélection d’époque que sur leur tempérament individuel.

Pour le cavalier actuel, il faut donc éviter d’attribuer au charentais un caractère précis comparable à celui d’une race encore élevée. Les différences entre lignées locales, croisements et usages militaires pouvaient modifier fortement la réactivité, la maniabilité et la facilité de travail.

Travailler avec un charentais

Aucun cavalier ne peut aujourd’hui acheter ou monter un charentais identifié comme tel. Les descriptions historiques le placent entre le cheval de service militaire et le cheval de carrosse, avec un niveau de dressage dépendant largement de la préparation reçue. Les sensations recherchées auraient varié d’un sujet compact et puissant à un demi-sang plus léger issu d’un apport de pur-sang.

Le charentais se rencontre donc dans l’histoire de l’élevage français, les archives et les reconstitutions, plutôt que dans un club ou une écurie de randonnée. Pour retrouver une partie de son héritage génétique et de ses usages, il faut regarder du côté de lignées françaises de selle ou d’attelage, sans les présenter comme des charentais.

Des usages militaires et d’attelage

Son principal intérêt historique réside dans la remonte militaire, c’est-à-dire la fourniture de chevaux destinés aux troupes montées, ainsi que dans les services de carrosse et de traction légère. Les sujets les plus adaptés à la selle devaient combiner endurance de service, force et maniabilité, tandis que les types plus lourds convenaient davantage à l’attelage.

La randonnée, le dressage et l’attelage apparaissent comme des rapprochements d’usage pour comprendre ce cheval, non comme des disciplines pratiquées aujourd’hui avec une race charentaise. Le charentais appartient désormais au patrimoine des anciennes populations régionales françaises.

Un entretien impossible à définir aujourd’hui

Les sources décrivent des chevaux élevés dans des territoires ruraux et parfois marécageux, avec une réputation de sobriété. Cela suggère des animaux capables de tirer parti de ressources locales, sans permettre de fixer une ration, une durée de sortie au pré ou un entretien des pieds valables pour tous les charentais historiques.

Aucune sensibilité de santé propre au charentais n’est documentée de façon assez solide pour être retenue dans une fiche actuelle. La disparition de la population empêche aussi de vérifier les pratiques d’élevage, la longévité et les éventuelles différences entre lignées.

Le saviez-vous ?

  • 1.Des ordonnances datant de 1665 à 1717 témoignent de l’envoi d’étalons poitevins vers Fontenay-le-Comte, dans l’histoire des populations régionales de l’Ouest.
  • 2.Le terme demi-sang a été reconnu en 1914 pour des chevaux issus notamment de juments locales et d’étalons pur-sang.
  • 3.En 1958, le charentais a cessé d’exister comme population généalogique séparée avec son intégration au selle français.

Questions fréquentes

Le charentais existe-t-il encore ?

Il n’existe plus comme race ou population régionale séparée. En 1958, son registre a été fusionné avec le registre généalogique national du selle français. Des chevaux actuels peuvent prolonger certains apports génétiques de ces anciennes populations, sans pouvoir être enregistrés comme charentais.

Le charentais était-il un cheval de trait ?

Non. Il appartenait aux chevaux de selle et de carrosse de type demi-sang. Certains sujets régionaux étaient puissants et adaptés à la traction légère, mais le charentais n’était pas classé parmi les races françaises de trait lourd.

Quelle était la robe du charentais ?

Les descriptions historiques retiennent surtout le bai et le noir. Elles ne donnent pas de règle moderne détaillée sur les marques blanches, et la variation entre populations locales empêchait probablement de fixer un modèle de robe aussi précis que dans un stud-book actuel.

Peut-on acheter un charentais pour monter aujourd’hui ?

Non, car la population a disparu comme race distincte. Une annonce utilisant ce nom désigne probablement un cheval présentant une ascendance régionale ancienne, un type historique ou une confusion avec le vendéen, l’anglo-poitevin ou le selle français.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.Dans quelle catégorie historique le charentais était-il principalement classé ?

    Bonne réponse.La bonne réponse : Cheval régional de selle et de carrosse de type demi-sang. Le charentais était une population régionale de selle et de carrosse. Sa puissance pouvait convenir à la traction légère, sans en faire un cheval de trait lourd.

  2. 2.Quel événement a marqué la disparition du charentais comme population distincte ?

    Bonne réponse.La bonne réponse : Sa fusion avec le registre généalogique national du selle français en 1958. Le charentais a été intégré au registre généalogique national du selle français en 1958. Il n’a donc pas conservé de stud-book séparé.

  3. 3.Quelles robes sont principalement citées pour le charentais ?

    Bonne réponse.La bonne réponse : Bai et noir. Les sources historiques mentionnent surtout des chevaux bai ou noirs. Elles ne décrivent pas le charentais comme une population à robe pie ou appaloosa.

Sources

  1. IFCE, Équipédia, encyclopédie du cheval equipedia.ifce.fr
  2. IFCE, SIRE, identification et gestion des équidés ifce.fr
  3. FFE, Fédération française d’équitation ffe.com
  4. Wikipédia, article « Charentais (cheval) » fr.wikipedia.org

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