Cheval du Morvan : caractère, usages et entretien
Le cheval du Morvan, aussi appelé morvandiau ou bidet du Morvan, était un petit cheval rustique des reliefs boisés de Bourgogne. Monté pour la chasse, la cavalerie et les déplacements, il tirait aussi de petites charges. Cette race disparue intéresse surtout les passionnés d’histoire équine, de patrimoine rural et de reconstitution des anciens chevaux régionaux.

Sommaire9 parties
Carte d’identité
- Type
- Cheval de selle
- Origine
- France, massif du Morvan et régions voisines du Nivernais et du Charolais
- Taille
- environ 1,30 à 1,50 m au garrot, selon les descriptions historiques
- Robes
Les sources anciennes décrivent plusieurs robes, sans standard officiel conservé ; les marques en tête et les balzanes pouvaient donc varier d’un individu à l’autre.
- Caractère
- Endurant sur les terrains difficiles
- Tenace dans l’effort
- Rustique en conditions pauvres
- Adapté à une vie extérieure rude
- Pratique sous la selle comme à la traction légère
- Niveau conseillé
- Confirmé
Les descriptions concernent une population disparue et aucun niveau officiel ne peut être attribué à un cheval actuel sous ce nom. Pour un modèle historique reconstitué ou apparenté, un cavalier confirmé serait plus à même d’évaluer les réactions, l’équilibre et le travail demandé.
- Entretien
- Rustique
Son élevage en troupeaux semi-libres dans le Morvan indique une bonne adaptation au plein air, aux reliefs et à une alimentation peu abondante. Aucune sensibilité de santé propre à cette population disparue n’est suffisamment documentée pour être retenue.
- Disciplines
Le cheval du Morvan historique a disparu au cours du XIXe siècle, remplacé notamment par des chevaux de trait et des chevaux de selle plus spécialisés.
Cheval du Morvan en 3D
Un cheval régional façonné par le Morvan
Le cheval du Morvan était élevé dans un territoire de forêts, de reliefs et de sols pauvres, autour de Château-Chinon et dans les régions voisines. Les descriptions anciennes évoquent des chevaux vivant en troupeaux semi-libres, avec peu d’intervention humaine au quotidien. Ce mode d’élevage a probablement favorisé des animaux résistants, capables de chercher leur nourriture et de se déplacer sur des terrains irréguliers.
Au XVIIIe siècle, le morvandiau servait à la selle, à la chasse à courre, à la cavalerie et aux petits travaux agricoles. Au XIXe siècle, les réquisitions et l’industrialisation ont réduit ses effectifs. Les chevaux de trait, notamment le nivernais et le comtois, ont pris sa place pour la traction, tandis que le pur-sang répondait davantage aux besoins de la selle.
Reconnaître le cheval du Morvan
Il n’existe pas de standard moderne suffisamment établi pour décrire chaque détail du modèle avec la précision d’une race actuelle. Les textes le présentent comme un cheval de petite à moyenne taille, solide, peu recherché pour l’élégance de ses lignes, avec une construction adaptée au travail et aux chemins difficiles. Les documents disponibles donnent des tailles et des descriptions variables.
Sa tête, son encolure, ses membres et ses crins ne peuvent donc pas être utilisés seuls pour authentifier un descendant supposé. Une identification historique repose davantage sur l’origine régionale, les archives d’élevage et la comparaison avec les types locaux voisins.
- Taille généralement décrite comme petite à moyenne
- Modèle solide davantage sélectionné pour le travail que pour l’élégance
- Aptitude supposée aux chemins accidentés et aux conditions rudes
- Robes variées dans les descriptions anciennes, sans robe officielle conservée
Un tempérament forgé par la vie dehors
Les sources historiques associent le morvandiau à la ténacité, à la résistance et à la capacité de supporter un travail régulier. Un cheval élevé en semi-liberté devait se déplacer pour trouver sa nourriture, vivre avec ses congénères et composer avec un climat et un relief exigeants. Ces éléments décrivent une sélection de fonctionnement et de rusticité, plutôt qu’un tempérament individuel garanti.
Pour un cavalier, cela suggère un partenaire capable de durer sur des trajets variés, avec une réponse probablement plus pratique que brillante. Le comportement réel aurait toutefois dépendu de l’élevage, du débourrage et des conditions de vie.
Travailler avec un cheval du Morvan
Sous la selle, le cheval du Morvan était recherché pour les déplacements, la chasse et la cavalerie. Le cavalier pouvait attendre un petit cheval maniable et endurant, adapté aux chemins forestiers et aux reliefs du Morvan. Les allures et le confort ne sont pas assez documentés pour attribuer une qualité particulière au pas, au trot ou au galop.
Cette race ne peut plus être choisie aujourd’hui comme un cheval de club ou de loisir disponible sur le marché. Un passionné la côtoie surtout à travers les archives, les musées, les reconstitutions historiques ou l’étude de chevaux régionaux susceptibles d’en rappeler le type.
Des usages ruraux à la randonnée historique
Ses usages documentés correspondent à la selle utilitaire, à la chasse, à la cavalerie et à la traction légère. La randonnée et l’attelage sont les disciplines modernes qui permettent le mieux d’imaginer son rôle, à condition de parler d’une reconstitution d’usage et non d’une pratique actuelle avec une population de race existante.
Le cheval du Morvan ne possède plus de filière sportive ni de stud-book actif identifié. Pour le faire connaître, les projets de patrimoine rural, les présentations de chevaux rustiques et les animations historiques sont plus pertinents qu’une recherche de performances en concours.
Un cheval adapté aux conditions rustiques
Son élevage historique en troupeaux semi-libres laisse penser qu’il supportait une vie extérieure avec des ressources fourragères limitées et un relief difficile. Cette indication ne permet toutefois pas de déduire les besoins précis d’un cheval actuel présenté comme descendant du morvandiau. L’état corporel, la qualité du fourrage, l’accès à l’eau et la possibilité de vivre avec des congénères resteraient à évaluer individuellement.
Aucune maladie héréditaire ou sensibilité propre au cheval du Morvan n’est documentée de manière assez solide pour être citée dans une fiche pratique. Les références disponibles décrivent surtout son histoire, ses usages et sa disparition.
Le saviez-vous ?
- 1.Le nom bidet désignait autrefois un petit cheval de selle ou de service, sans correspondre au sens actuel d’un équipement de salle de bains.
- 2.Le morvandiau pouvait être employé à la fois monté, pour la chasse et la cavalerie, et attelé à de petits travaux.
- 3.Son élevage en semi-liberté dans les forêts du Morvan a contribué à sa réputation de cheval très résistant.
Questions fréquentes
Le cheval du Morvan existe-t-il encore aujourd’hui ?
La population historique est considérée comme disparue au XIXe siècle. Il n’existe pas de stud-book moderne reconnu pour cette race ni de filière d’élevage permettant d’acheter un cheval du Morvan identifié avec certitude. Certains chevaux régionaux rustiques peuvent rappeler son type, sans prouver une filiation directe.
Le cheval du Morvan était-il un poney ?
Les sources le décrivent comme un petit cheval, parfois de taille proche de grands poneys, mais la catégorie poney ne correspond pas à une appellation historique stable. Les estimations de taille varient selon les documents, ce qui empêche de fixer une limite moderne fiable.
À quoi servait-il principalement ?
Il servait à la selle, notamment pour les déplacements, la chasse à courre et la cavalerie, ainsi qu’aux travaux agricoles légers. Sa réputation reposait sur sa résistance et sa ténacité dans les chemins difficiles, davantage que sur la vitesse ou les performances sportives.
Comment peut-on découvrir cette race aujourd’hui ?
Vous pouvez consulter les archives régionales, les travaux sur les anciennes populations équines et les présentations consacrées au patrimoine rural. Les reconstitutions avec des chevaux rustiques permettent d’évoquer ses usages, sans les confondre avec une race du Morvan officiellement conservée. Pour prolonger cette découverte, retrouvez aussi les races et usages équins dans le jeu Chevaloo.
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Sources
- 1.IFCE, Encyclopédie du cheval Équipédia equipedia.ifce.fr
- 2.IFCE, Institut français du cheval et de l’équitation ifce.fr
- 3.Bibliothèque nationale de France, Gallica gallica.bnf.fr
- 4.Wikipédia, article « Cheval du Morvan » fr.wikipedia.org
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