Cheval navarrin : caractère, usages et entretien
Le cheval navarrin était un petit cheval de selle du Sud-Ouest de la France, élevé surtout autour de Tarbes et en Bigorre. Fin, vif et résistant, il a servi de monture de cavalerie légère et de cheval de manège avant de disparaître dans les croisements du XIXe siècle. Pour le cavalier actuel, il appartient à l’histoire équestre plutôt qu’à un choix de monture.

Sommaire9 parties
Carte d’identité
- Type
- Cheval de selle
- Origine
- France, principalement autour de Tarbes, en Bigorre et dans le Sud-Ouest
- Taille
- environ 1,40 à 1,50 m au garrot, selon les descriptions historiques
- Robes
Les descriptions historiques citent surtout des chevaux bais, alezans ou gris, sans standard de robe conservé pour la race.
- Caractère
- Vif dans ses réactions
- Sensible aux aides
- Endurant en campagne
- Appliqué sous la selle
- Fin et énergique
- Niveau conseillé
- Confirmé
Le cheval navarrin a disparu vers le milieu du XIXe siècle : aucun cavalier ne peut aujourd’hui choisir un individu de cette race. Les qualités historiques qui lui sont attribuées conviendraient plutôt à un cavalier confirmé, habitué aux chevaux vifs et sensibles.
- Entretien
- Entretien modéré
Les sources décrivent un petit cheval résistant issu des territoires pyrénéens, mais aucun protocole d’entretien propre à une population actuelle n’est documenté. Il est donc impossible d’affirmer une sensibilité particulière de la race pour l’alimentation, les pieds ou la peau.
Le cheval navarrin est une race française disparue, absorbée par des croisements avec l’Arabe et le pur-sang au XIXe siècle, puis remplacée par l’élevage de l’anglo-arabe.
Cheval navarrin en 3D
Une ancienne race de selle autour de Tarbes
Le cheval navarrin était élevé dans les plaines proches de Tarbes, en Bigorre et dans plusieurs régions pyrénéennes du Sud-Ouest. Les appellations navarin, navarrois, tarbais et bigourdin ont varié selon les périodes et les croisements. Les descriptions anciennes le présentent comme un cheval de petite taille, suffisamment résistant pour les déplacements et assez distingué pour être recherché dans les manèges.
Au début du XIXe siècle, les réquisitions militaires ont réduit les effectifs disponibles. Des croisements avec l’Arabe ont d’abord cherché à reconstituer la population, puis le pur-sang a été introduit à partir de 1833 pour augmenter la taille et répondre aux besoins de la cavalerie. Ces transformations ont progressivement absorbé le type navarrin, remplacé au milieu du siècle par des chevaux anglo-arabes.
Comment reconnaître le cheval navarrin
Il n’existe plus de cheval navarrin vivant permettant une comparaison directe avec les descriptions anciennes. Le modèle était celui d’un petit cheval de selle, léger dans son ossature, avec une silhouette faite pour porter un cavalier sur des distances importantes. Les sources historiques insistent sur la finesse, la vivacité et l’élégance davantage que sur la puissance ou la masse.
Les représentations et textes anciens doivent être lus avec prudence, car le type a changé lorsque les apports arabe et pur-sang se sont multipliés. Un cheval actuel ressemblant à ce modèle ne peut donc pas être identifié comme navarrin sans généalogie historique, et aucun stud-book contemporain ne permet de le vérifier.
- Taille modeste pour un cheval de selle
- Modèle fin et léger
- Silhouette adaptée à la selle
- Allures décrites comme vives et élégantes
- Type variable selon les périodes de croisement
Le caractère du cheval navarrin
Les récits hippologiques lui attribuent un tempérament vif, sensible et énergique. Ces qualités étaient recherchées pour la cavalerie légère, où le cheval devait répondre rapidement aux aides et conserver son activité pendant les déplacements. Sa réputation d’élégance sous la selle explique aussi son emploi dans les manèges et le dressage classique.
Il faut toutefois distinguer la réputation historique d’un caractère observé aujourd’hui. Comme la race est disparue et que les croisements ont modifié son modèle, on ne peut pas prédire le comportement d’un cheval moderne en se référant au seul nom navarrin.
Monter un cheval navarrin
Les cavaliers anciens recherchaient chez lui une monture légère, réactive et élégante. Un cheval correspondant à cette description aurait donné des sensations proches de celles d’un petit cheval de selle énergique, avec des réponses rapides aux jambes et à la main. Son format pouvait convenir à un cavalier de taille modérée, mais les textes disponibles ne donnent pas de limite fiable de poids ou de taille du cavalier.
Cette race ne peut plus être proposée en club ou chez un éleveur, et aucun niveau de Galop ne permet d’en acquérir une. Pour étudier son équitation, le cavalier peut se tourner vers les traditions équestres françaises, les archives d’hippologie et les chevaux actuels issus de lignées où l’influence arabe ou anglo-arabe est documentée, sans les confondre avec le navarrin.
Les usages historiques du cheval navarrin
Le cheval navarrin a principalement servi de monture de selle. Sa petite taille, sa résistance et sa vivacité l’ont fait employer comme remonte de la cavalerie légère, c’est-à-dire comme cheval destiné à remplacer une monture militaire. Il était aussi présent dans les manèges, où son élégance et ses réactions fines étaient appréciées pour le dressage classique.
Les disciplines modernes ne peuvent pas lui être attribuées à partir de résultats sportifs, puisqu’il a disparu avant la création des circuits actuels. Le dressage et l’équitation de tradition française correspondent toutefois aux usages historiques les mieux documentés, tandis que son emploi militaire rappelle une équitation de travail fondée sur l’activité et la maniabilité.
L’entretien d’un cheval navarrin
Les descriptions le présentent comme un cheval résistant, adapté aux conditions du Sud-Ouest et aux déplacements de la cavalerie. Cette réputation suggère un animal peu fragile dans son fonctionnement général, mais elle ne suffit pas à définir une ration ou un mode de vie précis. Les pratiques d’élevage de la race ont disparu avec elle et aucune population actuelle ne permet de vérifier ses besoins.
Aucune sensibilité de santé propre au cheval navarrin n’est documentée dans les sources de référence consultables. Les informations sur ses pieds, ses crins et sa capacité à vivre au pré restent donc historiques ou générales, sans pouvoir être transformées en conseil spécifique de race.
Le saviez-vous ?
- 1.Le cheval navarrin a aussi été appelé tarbais, puis bigourdin, lorsque les croisements ont modifié son type autour de Tarbes.
- 2.Le pur-sang a été introduit à partir de 1833 pour augmenter la taille des chevaux destinés aux services de cavalerie.
- 3.La disparition du navarrin s’est faite par absorption progressive dans les croisements, et non par l’arrêt brutal de tout élevage.
Questions fréquentes
Le cheval navarrin existe-t-il encore ?
Non. La race a disparu vers le milieu du XIXe siècle, après plusieurs générations de croisements avec l’Arabe puis le pur-sang. Les chevaux élevés ensuite dans la région de Tarbes ont été rattachés à des types nouveaux, notamment l’anglo-arabe. Un cheval actuel de petite taille et de type arabe ne peut donc pas être appelé navarrin sans preuve généalogique historique.
Le cheval navarrin était-il un poney ?
Non, il était considéré comme un cheval de selle de petite taille. Les descriptions historiques le situent autour de 1,40 à 1,50 m au garrot, avec des variations selon les régions et les périodes. Dans la classification équestre actuelle, cette taille pourrait rapprocher certains individus du poney, mais le terme historique employé pour la race reste cheval navarrin.
Quels chevaux actuels ressemblent le plus au navarrin ?
Aucune race actuelle ne permet une correspondance certaine. Selon le type recherché, un petit cheval arabe ou un anglo-arabe de modèle léger peut rappeler certaines qualités historiques du navarrin, comme la finesse et la vivacité. Cette ressemblance morphologique ne prouve toutefois aucune filiation directe, car le navarrin a été absorbé par les croisements.
Pourquoi le cheval navarrin a-t-il disparu ?
Les besoins militaires ont transformé son élevage. Après les réquisitions napoléoniennes, les éleveurs ont utilisé l’Arabe pour reconstituer les effectifs, puis le pur-sang pour obtenir davantage de taille et de vitesse. Ces croisements ont modifié la morphologie et le caractère du type ancien, qui a progressivement disparu au profit de chevaux anglo-arabes.
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Sources
- 1.IFCE, Encyclopédie Équipédia, Races chevalines equipedia.ifce.fr
- 2.IFCE, SIRE, information sur les races et les stud-books ifce.fr
- 3.Bibliothèque nationale de France, Gallica, ouvrages d’hippologie numérisés gallica.bnf.fr
- 4.Wikipédia, article « Cheval navarrin » fr.wikipedia.org
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