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Highland : caractère, usages et entretien

Le Highland est un grand poney écossais, compact, puissant et reconnaissable à ses crins abondants et à ses robes parfois marquées par le gène Dun. Sous la selle, il donne une impression de solidité et de sécurité sur les chemins. Il convient aux familles qui cherchent un poney de loisir capable de travailler dehors, à l’attelage ou en TREC.

Mis à jour le 5 min de lecture

Highland, illustration à l'aquarelle
Sommaire9 parties

Carte d’identité

Type
Poney
Origine
Écosse, notamment les Highlands et les îles de l’Ouest
Taille
1,32 à 1,48 m au garrot
Poids
450 à 600 kg environ
Robes

Les robes primitives, notamment souris, isabelle et louvet, sont fréquentes et peuvent montrer une raie de mulet ainsi que des zébrures sur les membres ; les balzanes et les listes sont généralement discrètes.

Caractère
  • Calme avec des réactions mesurées
  • Résistant et autonome au pré
  • Attentif quand le travail est varié
  • Parfois têtu si les demandes manquent de clarté
  • Sûr sur les terrains irréguliers
Niveau conseillé
Débutant

Un Highland bien éduqué convient à un cavalier débutant encadré, y compris à un adolescent, car il reste souvent posé et porte facilement. Son gabarit et sa force demandent toutefois un adulte ou un cavalier à partir du Galop 3 pour le travail régulier et la randonnée en terrain varié.

Entretien
Rustique

Le Highland vit généralement bien au pré avec un abri, du fourrage contrôlé et une ration concentrée limitée lorsque l’herbe est riche. Comme d’autres poneys rustiques, il peut prendre du poids rapidement et présenter un risque de fourbure au printemps ; la gestion de l’herbe et le suivi de l’état corporel sont à discuter avec le vétérinaire.

Stud-book
Le stud-book est géré au Royaume-Uni par la Highland Pony Society ; le Highland est également enregistré comme race auprès de l’IFCE et du SIRE en France.
Prix indicatif
6 000 à 12 000 euros selon l’âge, le dressage et les origines

Le Highland reste une race à effectif limité à l’échelle internationale, même si la France fait partie des pays où il est bien représenté en dehors du Royaume-Uni.

Highland en 3D

Un poney de travail des Highlands

Le Highland vient des régions montagneuses et des îles de l’Ouest de l’Écosse, où les poneys devaient se déplacer sur des sols difficiles et supporter un climat rude. Ses origines mélangent plusieurs influences anciennes, notamment des chevaux nordiques, ibériques et arabes, ainsi que des chevaux de trait. Cette histoire explique son dos porteur, son ossature solide et sa capacité à transporter du matériel ou un cavalier sur une longue distance.

Les fermiers écossais l’ont utilisé pour le bât, le transport, les travaux agricoles et la chasse. Le registre généalogique de la race a été créé à la fin du XIXe siècle, puis la Highland Pony Society a été fondée en 1923. Aujourd’hui, le Highland reste associé au tourisme équestre, à l’attelage et à la randonnée, tandis que son effectif demeure limité par rapport aux races de poneys très diffusées.

Reconnaître un Highland

Le Highland est un grand poney au modèle compact et semi-lourd. Sa tête est expressive, avec un profil généralement droit ou légèrement concave, des oreilles bien placées et des yeux attentifs. L’encolure est musclée, le dos solide et la croupe puissante. Ses membres sont courts à moyens, dotés d’une bonne ossature et de sabots adaptés aux terrains pierreux.

Les crins sont abondants, la queue fournie et le poil d’hiver peut devenir très épais. Les allures sont régulières, économes et suffisamment amples pour couvrir du terrain sans précipitation. Le gène Dun explique certaines robes souris, isabelle ou louvet ainsi que la raie de mulet et les zébrures transversales observées sur les membres.

  • Un modèle compact avec une ossature importante
  • Des crins et un poil d’hiver très fournis
  • Une encolure musclée et une croupe puissante
  • Une raie de mulet parfois visible sur le dos
  • Des zébrures de robe possibles sur les membres

Un tempérament posé et indépendant

Au pré, le Highland se montre généralement débrouillard, économe et capable de parcourir de grandes surfaces pour chercher sa nourriture. Il peut vivre en groupe et s’adapte bien à une vie extérieure avec un abri. Cette autonomie ne signifie pas qu’il accepte tout sans apprentissage : un jeune Highland a besoin de manipulations régulières pour rester facile à mener, donner ses pieds et monter dans un van.

Au travail, il réfléchit souvent avant d’agir et garde son calme face à un environnement nouveau. Il répond mieux à des consignes constantes et à des séances variées qu’à la répétition mécanique. Son côté volontaire peut devenir de l’opposition si le cavalier tire, insiste sans relâcher ou change fréquemment de demande.

Monter un Highland

En selle, vous sentez un poney porteur, stable et proche du sol malgré son volume. Son pas est généralement franc, son trot peut être confortable quand il reste délié et son galop demande parfois du temps pour gagner en équilibre, surtout chez les sujets lourds. Il aime avancer sans précipitation et se montre à l’aise sur les chemins, les dénivelés et les sols irréguliers.

Un cavalier débutant peut apprendre sur un Highland calme dans un cadre encadré, à condition que le poney soit réellement dressé et que sa taille convienne à la morphologie du cavalier. En club, il peut participer aux reprises de plat, aux promenades et à certains exercices de saut. Chez un propriétaire, il convient particulièrement à une pratique régulière de plein air, avec un travail qui entretient sa souplesse et son attention.

Les disciplines adaptées au Highland

La randonnée et le TREC correspondent à ses qualités de pied sûr, d’endurance et de capacité à porter sur la durée. Il peut franchir des passages étroits, des chemins vallonnés et de petits obstacles naturels avec un entraînement progressif. En attelage, sa force et son calme sont utiles pour la promenade comme pour le travail régulier, avec une voiture choisie en fonction de son gabarit et de sa condition physique.

Le Highland peut aussi travailler en dressage de loisir, en équitation de travail ou sur de petites épreuves de saut d’obstacles. Son modèle compact facilite les exercices de contrôle et de précision, tandis que son poids et sa poussée demandent de ne pas rechercher des hauteurs importantes. Il est moins adapté à un programme centré sur la vitesse ou sur un dressage très aérien.

Un entretien simple, avec une herbe à surveiller

Un Highland vit souvent bien dehors toute l’année si le terrain comporte un abri, de l’eau propre et un fourrage distribué de façon adaptée. Son métabolisme économe lui permet de conserver son état avec une alimentation modeste, mais cette qualité devient un risque lorsque l’herbe de printemps est abondante. Une prise de poids rapide, une encolure qui s’épaissit ou une graisse persistante à la base de la queue doivent conduire à revoir la gestion de la pâture avec le vétérinaire.

Les fanons et les crins demandent un contrôle régulier après les périodes humides, surtout lorsque la boue reste collée aux membres. Le pansage sert surtout à repérer les irritations et à démêler sans arracher. Les pieds sont robustes chez de nombreux sujets, mais leur parage reste nécessaire selon la pousse, le terrain et le travail ; le maréchal-ferrant ou le professionnel qui suit le poney adapte la fréquence à chaque individu.

Le saviez-vous ?

  • 1.Le nom Highland renvoie aux Hautes Terres d’Écosse, la région où la race s’est développée dans des conditions de climat et de terrain exigeantes.
  • 2.Le Highland peut porter une raie de mulet et des zébrures sur les membres, des marques associées aux robes influencées par le gène Dun.
  • 3.Avant son emploi actuel en loisir, il servait au bât, au transport agricole et au déplacement sur les chemins montagneux écossais.

Questions fréquentes

Le Highland convient-il à un enfant ?

Oui, si le poney est calme, correctement dressé et adapté à la taille de l’enfant. Son gabarit peut dépasser 1,40 m et sa force est importante. Un enfant peut le monter en reprise ou en promenade avec un encadrement, tandis que les soins et le travail à pied restent sous la responsabilité d’un adulte.

Le Highland est-il toujours gris ou souris ?

Non. Les robes souris, isabelle et louvet sont typiques des caractères primitifs de la race, mais des Highland bai, bai brun, noirs, gris ou alezans existent aussi. La raie de mulet et les zébrures sur les membres sont des indices utiles, sans être présents chez tous les individus.

Peut-on garder un Highland uniquement au box ?

Ce mode de vie correspond mal à ses besoins de déplacement et à son tempérament rustique. Le Highland profite d’une vie au pré ou de sorties quotidiennes longues, avec des contacts sociaux et un fourrage géré. Un hébergement en box peut être ponctuel, à condition de préserver suffisamment de mouvement et d’interactions.

Le Highland saute-t-il bien ?

Il peut sauter de petits obstacles et participer à une équitation de club ou de loisir. Son équilibre, sa motivation et sa technique varient selon les individus. Son modèle puissant et son galop parfois peu aérien le destinent davantage au saut récréatif, au hunter ou aux parcours variés qu’à la recherche de grandes hauteurs.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.Dans quelle région le Highland trouve-t-il son origine ?

    Bonne réponse.La bonne réponse : Les Highlands et les îles de l’Ouest de l’Écosse. Le Highland est un poney écossais issu des Hautes Terres et des îles de l’Ouest, où il a été sélectionné pour le travail et le transport sur des terrains difficiles.

  2. 2.Quelle activité correspond particulièrement aux aptitudes historiques du Highland ?

    Bonne réponse.La bonne réponse : La randonnée et le tourisme équestre. Sa force, son endurance et son pied sûr expliquent son aisance en randonnée. Il est également utilisé à l’attelage et dans le TREC.

  3. 3.Quelle caractéristique peut accompagner certaines robes primitives du Highland ?

    Bonne réponse.La bonne réponse : Une raie de mulet et des zébrures sur les membres. Le gène Dun peut produire une raie de mulet et des zébrures sur les membres, notamment chez certains sujets souris, isabelle ou louvet.

Sources

  1. IFCE Équipédia, Encyclopédie du cheval et de l’équitation equipedia.ifce.fr
  2. IFCE, Institut français du cheval et de l’équitation ifce.fr
  3. Highland Pony Society, organisme britannique de la race highlandponysociety.com
  4. Wikipédia, article « Highland (cheval) » fr.wikipedia.org

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