Mon cheval tousse : que faire ?
Une toux isolée au début du travail peut venir de poussières ou de sécrétions mobilisées par l’effort. Une toux grasse, de la fièvre, un écoulement nasal ou une respiration difficile demandent de suspendre le travail et d’évaluer rapidement l’état du cheval avec le responsable de l’écurie et le vétérinaire.

Sommaire9 parties
Ces repères aident à observer et à agir vite. Le diagnostic et les traitements relèvent du vétérinaire : au moindre doute, appelez-le.
Pas à pas
- 1Arrêtez le travail
Descendez si vous êtes monté et arrêtez le trot ou le galop. Gardez le cheval au calme, sans le faire courir pour tester sa respiration.
- 2Observez les signes
Notez la fréquence de la toux, l’aspect des écoulements, l’appétit, l’énergie et la qualité de la respiration.
- 3Prenez la température
Après 20 à 30 minutes de repos, mesurez la température par voie rectale avec un thermomètre dédié et consignez la valeur.
- 4Réduisez les poussières
Placez le cheval dans un espace ventilé, éloigné du balayage et du foin poussiéreux. Ne modifiez pas seul son alimentation de façon importante.
- 5Prévenez l’encadrement
Informez le moniteur, le propriétaire ou le responsable de l’écurie. En cas de plusieurs chevaux atteints, limitez les contacts et le partage de matériel.
- 6Contactez le vétérinaire
Appelez selon les signes observés, surtout en cas de fièvre, d’abattement, de toux grasse répétée ou de respiration difficile.
Observer la toux avant de travailler
Comptez les épisodes au repos, pendant la marche, au trot et après l’effort. Notez l’heure, la durée, le type de toux et la présence d’un écoulement par les naseaux. Une toux unique au passage du licol ou dans les premières minutes de marche peut accompagner l’évacuation de poussières ou de mucus. Une toux répétée, qui revient à chaque séance ou persiste au-delà de quelques jours, mérite un examen vétérinaire.
Une toux sèche ressemble à un son bref, sans liquide visible. Une toux grasse s’accompagne parfois de mucus, de déglutitions fréquentes ou d’un écoulement nasal. La couleur des sécrétions ne permet pas, à elle seule, de distinguer une infection bactérienne d’une autre cause. Filmez quelques secondes à distance, sans mettre votre visage devant les naseaux, afin de montrer le bruit au vétérinaire.
- Toux au repos ou pendant le pansage
- Toux dans les premières minutes du pas
- Toux après le trot ou le galop
- Mucus aux naseaux, baisse d’énergie ou perte d’appétit
- Respiration plus rapide, bruyante ou difficile
Prendre la température correctement
Chez un cheval adulte calme, la température rectale se situe généralement autour de 37,2 à 38,3 °C, avec des variations selon l’individu, l’heure et l’activité. Mesurez-la après au moins 20 à 30 minutes de repos, avec un thermomètre dédié, une petite quantité de lubrifiant et une personne qui tient le cheval au licol. Restez sur le côté de l’arrière-main et retirez doucement le thermomètre après le signal sonore.
Une température supérieure à environ 38,5 °C est anormale au repos et doit être contrôlée à nouveau après quelques minutes, sans faire travailler le cheval. Une température élevée associée à une toux, un écoulement nasal, des ganglions gonflés ou un abattement peut correspondre à une maladie contagieuse. Dans une écurie de club, prévenez immédiatement le moniteur ou le responsable afin d’éviter la mise au travail et les contacts inutiles.
- Mesurez au repos, jamais juste après le galop.
- Nettoyez le thermomètre avant et après chaque utilisation.
- Notez l’heure, la température et les signes associés.
- Ne partagez pas le thermomètre entre chevaux sans nettoyage.
Comprendre les causes possibles
La poussière du foin, de la paille, du sol ou du manège peut irriter les voies respiratoires. Un cheval peut tousser au début du travail lorsque le mouvement déplace des sécrétions présentes dans les bronches. Un foin poussiéreux, un box mal ventilé, un curage à proximité ou une litière très sèche entretiennent parfois le problème. L’asthme équin regroupe des atteintes respiratoires liées à l’inflammation et à l’environnement, avec une intensité variable selon les chevaux.
La toux peut aussi accompagner une infection respiratoire comme la grippe équine, la rhinopneumonie ou la gourme. La fièvre, l’écoulement nasal, l’abattement, la baisse d’appétit et l’apparition de plusieurs chevaux malades orientent vers un problème contagieux. Une irritation après inhalation de poussière, un corps étranger, une atteinte des poches gutturales ou une maladie cardiaque font partie des causes moins courantes. Seul l’examen vétérinaire, parfois complété par des analyses ou une endoscopie, permet de trancher.
- Poussières de foin, paille ou carrière
- Asthme équin et inflammation des bronches
- Infection respiratoire contagieuse
- Irritation liée à l’environnement ou au travail
- Cause plus rare nécessitant un examen approfondi
Réagir dès la première toux
Arrêtez la séance si la toux se répète, si le cheval semble gêné ou si sa respiration devient anormale. Marchez-le calmement quelques minutes seulement s’il respire sans difficulté, puis installez-le dans un endroit propre, calme et bien ventilé. Retirez le foin poussiéreux et évitez de balayer, curer ou secouer la litière près de lui. Ne le remettez ni au travail ni en concours avant d’avoir compris l’origine des signes.
En centre équestre, prévenez le moniteur, le propriétaire ou le responsable de l’écurie, même si vous êtes demi-pensionnaire. Ne partagez pas seaux, embouchures, longes ou matériel souillé entre chevaux. Si plusieurs chevaux toussent, limitez les déplacements et demandez au responsable quelle mesure d’isolement appliquer. Les règles sanitaires de l’écurie et l’avis du vétérinaire priment sur les habitudes de travail.
- Arrêter le trot et le galop
- Installer le cheval dans un air peu poussiéreux
- Éloigner le cheval des chevaux malades
- Laver le matériel ayant touché les naseaux
- Prévenir l’encadrement et le propriétaire
Réduire les poussières de l’écurie
Le fourrage constitue souvent la première source de poussières à examiner. Distribuez un foin propre, stocké au sec, et évitez de secouer une botte au-dessus du cheval. Selon les installations, l’humidification ou la distribution d’un foin traité à la vapeur peuvent réduire les particules, avec des modalités à valider avec le vétérinaire et le responsable de l’alimentation. Le cheval doit garder un accès régulier au fourrage, car de longues périodes sans manger nuisent à son confort digestif.
Aérez l’écurie sans créer de courant d’air directement dirigé vers le cheval et réalisez le curage lorsque les chevaux sont sortis. Dans le manège, arrosez ou entretenez le sol selon les consignes de l’établissement pour limiter la poussière. Ces mesures ne remplacent pas un diagnostic. En 2026, une consultation vétérinaire se situe souvent autour de 80 à 150 euros, hors déplacement, tandis que des examens respiratoires ou analyses peuvent ajouter environ 50 à 250 euros selon la technique et la région.
- Aérer les boxes et les zones de pansage
- Cur er la litière hors présence des chevaux
- Limiter les balayages à sec
- Évaluer la qualité et la distribution du foin
- Entretenir un sol de carrière peu poussiéreux
Savoir quand reprendre le travail
La reprise dépend de la cause, de l’examen et de l’évolution, jamais du seul fait que la toux semble diminuée. Un cheval qui tousse encore au repos, pendant le pas ou au pansage ne doit pas être monté. Après une infection respiratoire, le vétérinaire peut demander une période de repos et une reprise progressive, car l’effort augmente les besoins en oxygène et peut prolonger l’irritation des voies respiratoires.
Avant toute reprise, vérifiez que le cheval mange, boit, reste vif, respire normalement et ne présente plus de fièvre. Commencez par une marche calme dans un environnement peu poussiéreux, puis observez sa respiration pendant les minutes qui suivent. Une réapparition de la toux, une fatigue inhabituelle ou un écoulement nasal doit interrompre la progression et conduire à un nouvel appel. Les chevaux d’un club reprennent selon la décision du responsable et les consignes vétérinaires.
- Attendre une respiration normale au repos
- Reprendre par une marche calme
- Éviter le manège poussiéreux au début
- Observer pendant et après l’effort
- Arrêter à la réapparition de la toux
Quand appeler le vétérinaire ?
- Tout de suiteRespiration difficile, flancs qui se creusent, naseaux très dilatés, cheval très abattu ou couché qui ne se relève pas
- Dans la journéeToux associée à une température supérieure à environ 38,5 °C au repos, à un écoulement nasal abondant ou à une baisse d’appétit
- Dans la journéePlusieurs chevaux de l’écurie toussent ou présentent de la fièvre
- Sous quelques joursToux répétée depuis plus de deux à trois jours, toux qui revient à chaque séance ou baisse de performance
- Au prochain passageToux isolée, cheval vif, température normale et absence de récidive
La nuit et le week-end, le répondeur de votre vétérinaire indique le service de garde. Notez la température, le pouls et l’heure des premiers signes : ces repères l’aident à juger l’urgence.
Questions fréquentes
Pourquoi mon cheval tousse-t-il seulement au début du travail ?
Le mouvement peut mobiliser du mucus présent dans les voies respiratoires, tandis que l’air poussiéreux du manège ou du foin irrite les bronches. Une toux unique qui ne revient pas mérite une surveillance. Si elle apparaît à chaque séance, augmente ou s’accompagne d’un écoulement nasal, suspendez le travail et demandez un avis vétérinaire.
Une toux grasse signifie-t-elle forcément une infection ?
Non. Des sécrétions peuvent accompagner une irritation par les poussières ou un asthme équin. Une infection respiratoire reste possible, surtout avec de la fièvre, de l’abattement, des ganglions augmentés ou plusieurs chevaux atteints. L’aspect du mucus ne suffit pas à choisir un traitement, qui doit être décidé par le vétérinaire.
Puis-je monter un cheval qui tousse une seule fois ?
Arrêtez la séance si la toux se répète ou si le cheval paraît gêné. Pour une toux unique chez un cheval vif, sans fièvre ni écoulement, observez-le au repos et prévenez le responsable de l’écurie. Une récidive au pas, au trot ou le lendemain doit conduire à suspendre le travail et à demander conseil.
Que puis-je donner à mon cheval pour calmer sa toux ?
Ne donnez pas de sirop humain, d’huile essentielle, de complément ou de médicament sans avis vétérinaire. Le produit peut être inadapté, masquer une aggravation ou poser un problème en compétition. Le vétérinaire choisira les examens et les mesures adaptées, tandis que vous pouvez déjà réduire les poussières et noter précisément les signes.
Testez-vous
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Sources
- 1.IFCE, Équipédia, encyclopédie du cheval equipedia.ifce.fr
- 2.RESPE, Réseau d’épidémiosurveillance en pathologie équine respe.net
- 3.AVEF, Association vétérinaire équine française avef.fr
- 4.VetAgro Sup, école nationale vétérinaire vetagro-sup.fr
Mis à jour le . Ces repères généraux ne remplacent pas l’avis du vétérinaire qui suit votre cheval. En cas de doute, appelez-le.
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