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Les friandises du cheval : lesquelles choisir et combien donner

Une friandise peut récompenser un exercice, faciliter un soin ou créer un rendez-vous agréable avec votre cheval. Servie dans un petit seau plutôt que directement entre les doigts, elle limite les mordillements et permet de mieux contrôler la quantité de sucre, surtout chez les poneys, les chevaux en surpoids et ceux prédisposés à la fourbure.

Mis à jour le 6 min de lecture

Une enfant tend un morceau de carotte à un cheval alezan aux crins clairs devant l’écurie, près de paniers de fruits
Sommaire8 parties

Pas à pas

  1. Préparer la portion

    Pesez ou mesurez la quantité prévue avant la séance, puis coupez les fruits en morceaux courts. Placez-les dans un seau propre et stable.

  2. Installer la distance

    Tenez-vous à l’épaule du cheval, avec une longe si nécessaire, et demandez une immobilité calme avant toute distribution.

  3. Attendre le calme

    Gardez le seau hors de portée quelques secondes si le cheval fouille ou vous pousse. Posez-le seulement lorsque ses pieds restent immobiles.

  4. Poser le seau

    Déposez le seau au sol, sur le côté du cheval, sans mettre vos doigts dans le contenant. Laissez-le prendre la bouchée seul.

  5. Retirer le seau

    Quand le cheval a fini, retirez le seau et attendez qu’il garde sa tête à distance avant de recommencer.

  6. Noter les quantités

    Inscrivez les friandises données dans le carnet de soins ou le cahier de pension lorsque plusieurs personnes s’occupent du cheval.

Choisir une friandise adaptée

La carotte et la pomme conviennent généralement en petites quantités à un cheval adulte en bonne santé. Lavez les végétaux, retirez les parties abîmées et coupez les grosses pommes en quartiers ou en morceaux de quelques centimètres. Évitez les fruits moisis, les noyaux, les pépins en grande quantité et les végétaux inconnus. Le foin et l’herbe restent la base de l’alimentation, une friandise ne remplace donc jamais un repas.

Les friandises du commerce contiennent souvent des céréales, de la mélasse ou du sucre ajouté. Lisez la composition et la quantité de sucres, lorsque le fabricant l’indique, puis choisissez des bouchées suffisamment petites pour être données une par une. En 2026, les prix observés en France se situent généralement autour de 5 à 15 euros le kilogramme pour des friandises courantes, avec des conditionnements plus chers pour les recettes spécifiques. Les prix varient selon la marque et le format.

  • Carotte lavée et coupée en rondelles épaisses ou en bâtonnets courts.
  • Pomme en quartiers, sans partie abîmée ni noyau conservé dans le morceau.
  • Friandise commerciale simple, sèche et de petite taille.
  • Produit sans moisissure, odeur rance ni emballage endommagé.

Limiter la quantité et le sucre

Il n’existe pas de quantité quotidienne universelle valable pour tous les chevaux. Le poids, le travail, l’état corporel, l’âge et les maladies métaboliques changent la marge disponible. Pour un cheval adulte d’environ 500 kilogrammes au travail léger, gardez un repère pratique de 50 à 100 grammes de friandises sur la journée, puis réduisez nettement pour un poney, un cheval en surpoids ou un animal sensible aux sucres. Cette quantité inclut les fruits et les produits du commerce.

Une carotte moyenne pèse souvent autour de 60 à 100 grammes, tandis qu’une pomme peut peser environ 120 à 200 grammes. Ces valeurs varient selon le calibre. Un cheval reçoit donc vite une portion importante avec plusieurs fruits. Pour un poney, une demi-carotte coupée en petits morceaux peut suffire à une séance. En cas de syndrome métabolique, de fourbure ancienne, de maladie de Cushing ou de ration déjà riche, demandez au vétérinaire ou au nutritionniste équin un repère personnalisé avant d’ajouter des friandises.

  • Cheval adulte d’environ 500 kg : repère pratique de 50 à 100 g par jour.
  • Poney ou cheval en surpoids : commencez par une quantité inférieure et peu fréquente.
  • Cheval prédisposé à la fourbure : avis vétérinaire avant les fruits et friandises sucrées.
  • Déduisez les friandises de la ration si elles deviennent quotidiennes.

Récompenser dans un seau

Donner la récompense dans un petit seau propre diminue le risque que le cheval attrape vos doigts avec ses lèvres ou ses incisives. Ce choix ne remplace pas l’éducation : le cheval doit attendre, garder ses pieds immobiles et reculer la tête lorsque vous le demandez. Utilisez un seau léger, sans poignée métallique saillante, posé au sol sur une surface stable. Ne coincez jamais vos doigts dans le seau et ne vous placez pas devant un cheval qui bouscule.

Commencez à pied, dans un espace dégagé, avec le cheval tenu au licol et à la longe si le responsable de l’écurie le prévoit. Demandez un arrêt, attendez deux secondes de calme, posez le seau, puis laissez le cheval manger. Retirez le seau une fois la bouchée terminée. Si le cheval avance brusquement, éloignez-vous sur le côté, remettez une distance et reprenez avec une quantité plus petite. Un enfant doit réaliser cet exercice accompagné d’un adulte expérimenté.

  • Se placer à l’épaule, jamais directement devant les antérieurs.
  • Demander l’immobilité avant de poser le seau.
  • Servir une bouchée à la fois pendant l’apprentissage.
  • Retirer le seau après ingestion et vérifier qu’aucun morceau ne reste au sol.

Organiser les moments de récompense

Une récompense a davantage de sens lorsqu’elle suit immédiatement le comportement recherché : arrêt calme, déplacement correct des hanches, immobilité pendant le pansage ou réponse à une demande simple. Une à trois petites bouchées peuvent suffire pour une séance de travail. Alternez avec la voix, une pause au pas, une caresse sur l’encolure ou le retour au foin. Le cheval apprend ainsi à répondre aux aides, c’est-à-dire aux indications du cavalier, sans attendre systématiquement de la nourriture.

Évitez de distribuer des friandises quand le cheval tape du pied, fouille vos poches, ouvre la bouche sur votre veste ou vous pousse avec le chanfrein, partie de la tête située entre le front et le nez. Attendez quelques secondes de calme avant de reprendre. Au club ou en demi-pension, demandez aux autres cavaliers et au propriétaire quelles récompenses sont autorisées. Un cheval recevant déjà plusieurs poignées dans la journée peut dépasser rapidement la quantité prévue.

  • Récompenser dans les deux secondes qui suivent le bon comportement.
  • Compter les bouchées données par chaque personne.
  • Prévoir une boîte graduée pour la ration de la journée.
  • Éviter la distribution juste avant un exercice demandant calme et précision.

Repérer les situations à risque

Un excès inhabituel de fruits ou de friandises riches en sucres peut perturber la digestion et augmenter le risque de déséquilibre chez les chevaux prédisposés à la fourbure. Surveillez une démarche courte, des pieds chauds, un pouls digité très marqué, c’est-à-dire une pulsation perceptible près du boulet, ou un cheval qui se campe en reportant son poids vers l’arrière. Ces signes imposent d’appeler le vétérinaire tout de suite, en limitant les déplacements du cheval selon ses consignes.

Après une bouchée, une toux répétée, des écoulements par les naseaux, une salivation abondante, des efforts pour avaler ou une difficulté à respirer peuvent correspondre à une obstruction de l’œsophage, souvent appelée bouchon. Appelez le vétérinaire tout de suite et ne faites pas boire, ne forcez pas la tête vers le bas et ne donnez aucun aliment supplémentaire. Pour des signes de colique, comme se coucher et se relever sans cesse, gratter ou regarder son flanc, l’appel vétérinaire est également urgent.

  • Fourbure suspectée : vétérinaire tout de suite.
  • Difficulté à avaler ou à respirer : vétérinaire tout de suite.
  • Signes de colique après ingestion : vétérinaire tout de suite.
  • Diarrhée répétée ou baisse d’appétit : vétérinaire dans la journée.

Questions fréquentes

Puis-je donner une friandise directement à la main à un cheval qui ne mord pas ?

Vous pouvez le faire avec un cheval calme et correctement éduqué, en présentant la main ouverte et les doigts serrés. Le seau reste préférable avec les enfants, les poneys très gourmands, les chevaux excités ou les animaux qui fouillent les poches. Une règle commune dans l’écurie évite qu’une personne autorise un comportement qu’une autre cherche à corriger.

Les friandises sans sucre conviennent-elles à un cheval fourbu ?

L’absence de sucre ajouté ne garantit pas une faible teneur en sucres : des céréales ou certains ingrédients apportent aussi des glucides. Après une fourbure, un syndrome métabolique ou un diagnostic de Cushing, demandez un avis vétérinaire avant tout ajout. Le foin, l’herbe et les aliments concentrés doivent être évalués ensemble.

Combien de carottes puis-je donner à mon poney ?

Le nombre dépend du poids du poney, de son état corporel, de son activité et de sa sensibilité aux sucres. Pour un poney en bonne santé, commencez par une demi-carotte coupée en petits morceaux et comptez-la dans les récompenses de la journée. Pour un poney en surpoids ou ayant déjà fait une fourbure, demandez d’abord l’avis du vétérinaire.

Puis-je récompenser un poulain avec des friandises ?

Un poulain non sevré ou très jeune doit recevoir une alimentation adaptée à son âge, sans friandise ajoutée au hasard. Chez un poulain plus âgé, une récompense exceptionnelle peut accompagner l’apprentissage, sous la surveillance d’un adulte, avec des morceaux très petits et une éducation stricte à l’immobilité. Le lait, l’aliment d’élevage et le fourrage restent prioritaires.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.Quelle méthode limite le mieux les mordillements pendant une récompense ?

    Bonne réponse.La bonne réponse : Poser une petite portion dans un seau stable. Le seau éloigne les doigts de la bouche et permet d’attendre un cheval immobile. Il doit être posé lorsque le cheval reste calme.

  2. 2.Quel signe après une bouchée impose d’appeler le vétérinaire tout de suite ?

    Bonne réponse.La bonne réponse : Le cheval tousse et respire difficilement. Une toux avec difficulté à avaler ou à respirer peut correspondre à une obstruction de l’œsophage. Ne faites pas boire et appelez immédiatement.

  3. 3.Quelle affirmation décrit correctement la quantité de friandises ?

    Bonne réponse.La bonne réponse : La quantité dépend du poids, de la ration et de la santé. Le poids, l’état corporel, le travail et les maladies métaboliques modifient la quantité acceptable. Les fruits et les produits du commerce comptent dans les apports de la journée.

Sources

  1. IFCE, Équipédia, alimentation du cheval equipedia.ifce.fr
  2. AVEF, Association vétérinaire équine française, informations en santé équine avef.fr
  3. VetAgro Sup, santé et bien-être des équidés vetagro-sup.fr

Mis à jour le . Ces repères généraux ne remplacent pas l’avis du vétérinaire qui suit votre cheval. En cas de doute, appelez-le.

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